vivre-ensemble

Gilles, le 16 juillet

Gilles, le 16 juillet

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Je suis le père comblé de deux garçons de 15 et 18 ans, cadre dans les hautes technologies (comme on dit), issu de la méritocratie républicaine qui offrait encore à ses boursiers (époque de mon père) de pouvoir grandir dans un pays apaisé et serein.

Quelle est la valeur a laquelle je tiens ?

La solidarité bien placée (on doit tout vérifier, tout de même …)

Quel est mon cadre de vie ?

J’ai vécu longuement en IDF pendant 20 ans avant de migrer pour le boulot en PACA, mais rien ne change quand je parle de mon pays, de mes racines, ce sont les mêmes ici qu’ailleurs avant. On doit pouvoir vivre bien chez nous avec nos familles, rien ne doit pouvoir nous arrêter de penser cela, nous sommes des assoiffés de mieux vivre chez nous, sinon résignés nous coulerons et vite.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Je suis heureux de vivre bien, et ne cesse de penser aux plus démunis et aussi à nos enfants à qui on aura transféré nos dettes et notre trop haut niveau de vie par rapport à notre capacité à payer nos dépenses de fonctionnement, autant on peut accepter des dépenses d’investissement sur une dette, autant une dépense de fonctionnement ne doit jamais être l’objet d’un endettement, simple bon sens oublé? ou perdu !

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Soit nous laissons tomber, ce que ni vous ni moi n’étons prêt à faire, soit nous relevons le gant et partons à la conquête des vraies gens, ce que vous faites. Mais ne perdons jamais de vue qu’il y a des recycleurs d’idées à pas cher qui tiennent un discours aguichant de façade sans jamais être démasqués, et ça suffit, poussons les notables locaux à bout, mettons les en face de leurs responsabilités d’élus.
Nous avons bien trop d’élus prêts à beaucoup pour retrouver leur siège, et nous manquons d’un plan Marshall d’investissements lourds dimensionnants [de 1000 à 2000 Mds d’€] pour enfin pouvoir peser sur l’industrie et les services pour la médecine, les nanotechnologies, la robotique, la microélectronique, etc… Au lieu de ça on nous promet 12 Mds d’€s, bref une misère, pas mieux que lors de la loi TEPA en 2008.

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Vincent, le 17 juillet

Vincent, le 17 juillet

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

je m’appelle Vincent et j’ai 51 ans, marié et 2 enfants
j’ai travaillé dans le prêt-à-porter (chef de rayon) dans le social (éducateur) et actuellement je me suis rabattu sur un travail moins »prise de tête » et je travaille dans les vignes ce qui n’est pas moins fatiguant!!!

Quelle est la valeur a laquelle je tiens ?

mes valeurs sont l’ouverture, l’adaptabilité et le respect de l’engagement

Quel est mon cadre de vie ?

je vis dans une ville dite »moyenne » de 60 000 habitants COLMAR dans un appartement (F4) avec ma femme et mes enfants qui sont maintenant des adultes.
j’ai du prendre un logement plus grand il y a quelques années pour que mes enfants aient chacun une chambre mais le loyer n’est pas le même bien sur…
Vivre en Alsace me plait (je suis originaire de la région de Lille-Roubaix-Tourcoing)

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

La crise frappe tout le monde ici comme ailleurs mais ça a été plus tardif ici car il y a eu »résistance » cela dit maintenant elle est bien présente et les taux de chômage ne cessent de grimper. De ce fait je déplore que la CAF stoppe les allocations pour les enfants ayant 18 ans ou sortis des études car ils ont aussi doit a un peut d’autonomie.
Je vis dans un quartier plutôt ancien où les anciens côtoient les plus jeunes souvent originaires d’autres régions voire d’autres pays ou continents où finalement une bonne entente est possible sur le base du respect mutuel, il est beaucoup plus compliqué de parler de »bonne entente » quand la situation économique et financière est dégradée car chacun se replie sur soi dans son cocon familial au lieu de s’ouvrir aux autres.
Le cadre de vie est à l’image de la société dans laquelle nous vivons : d’un coté les aisés qui vivent cachés dans un quartier huppé et très sécurisé et de l’autre les gens qui regardent avec stupeur l’écart se creuser de plus en plus et qui se demandent comment faire….

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

J’espère que la situation économique ne va plus se dégrader afin de trouver une issue pour que les jeunes puissent s’émanciper.
je voudrais attirer l’attention sur le cas des travailleurs dits »handicapés » certains handicaps cachés sont mal pris en compte et on peut observer une réelle disparité selon les régions pour la prise en compte dudit handicap. Dans certains pays nordiques l’approche du handicap est très différente. En France la prise en charge de certains »syndromes » est balbutiante

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Christian, le 17 juin

Christian, le 17 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Je n’ai pas à me plaindre, mon parcours professionnel, et de mes condition d’existance. J’ai 56 ans, je suis cadre dans une société européenne, je n’ai pas eu de période de chomage par contre j’ai toujours beaucoup travaillé. Par contre mon activité l’imprimerie est confronté au nouvelle technologie l’avenir reste un mystére …
J’ai une activité associative je suis président d’un petit club de rugby de Seine Saint Denis…je suis effaré du nombre de jeune qui pense devenir sportif professionnel.

Quel est mon cadre de vie ?

Mon parcours professionnel m’a permis d’acquérir ma résidence dans l’Essonne dans un quartier calme, là aussi je n’ai pas à me plaindre.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Ce qu’il faut faire évoluer : casser certain quartier de grande agglomération qui deviennent des zones de non droit et ou la seule économie est l’économie souterraine. Cela favorise les votes extrémistes. Il faut que la République regagne ces territoires, j’ai l’impression que nous sommes au seuil d’une société à l’américaine avec des quartiers semblable au bronx .
Ce n’est pas notre culture, Cela ne favorisera que les extrèmes.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Ce qu’il faut faire évoluer : casser certain quartier de grande agglomération qui deviennent des zones de non droit et ou la seule économie est l’économie souterraine. Cela favorise les votes extrémistes. Il faut que la République regagne ces territoires, j’ai l’impression que nous sommes au seuil d’une société à l’américaine avec des quartiers semblable au BRONX.
Ce n’est pas notre culture, nous commémorons en cette année

Je n’est pas d’enfant, mais je très inquiet pour les prochaines générations.
Depuis l’arrivée de l’ère numérique, et d’internet, le modèle économique a changé, tous semble gratuit les informations,- le savoir,- mais comment pourrons nous garder une protection sociale, des retraites sans avoir une économie qui produit de la richesse. Les ordinateurs ont remplacé combien d’emploi, ne faudrait il pas qu’il participe à l’effort par une taxe. Le travail ne peut plus seule financer la protection sociale nous avons gardé le logiciel du plein emploi.

L’information : nos journaux télévisés vont se régaler avec le procès : ZAHIA, RIBERY BENZEMA. C’est pitoyable pour notre jeunesse, comment réussir : footballeur ou call girl. C’est le reflet aujourd’hui de notre société, la seule valeur qui compte est le nombre de zéro avant la virgule.
Ou est la méritocratie républicaine,- les valeurs du travail,- J’ai ma mère en ce moment à l’hôpital pour de grave problème de santé. Il faut se découvrir pour la gentillesse, le professionnalisme de tout ce jeune personnel hospitalier. C’est ces gens là qu’il faut mettre en valeur. La jeunesse ne demande qu’a travaillé et apprendre. Nous devons leurs transmettre nos valeurs et notre savoir, c’est un investissement d’avenir à moyen et long terme. C’est un enjeu national et prioritaire.

Proposition pour la France
Simplifier le millefeuille administratif :
Canton pour la France Rurale, pourquoi des communautés de commune qui épouse le canton.
Communauté de commune pour les grande agglomérations, Pourquoi des plusieurs cantons dans certaines agglo.
Faire moins de régions 22 en France métropolitaine c’est beaucoup trop une dizaine avec découpage ayant un poids économique équivalent.

EUROPE : Tout le monde parle d’écologie, pourquoi ne pas obliger à produire localement en taxant les transports inutiles d’un pays à l’autre notamment pour l’agriculture.

L’éducation et la formation des jeunes doit être une cause nationale prioritaire : Une directive simple pour l’éducation nationale : un enfant sortant du CM2 doit savoir lire écrire et compter.

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Maxime, le 14 juin

Maxime, le 14 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Je m’appelle Maxime, j’ai 27ans. Je suis issue des classes moyennes (mères ouvriere, pere fonctionnaire). J’ai eu une enfance normale et on peut dire heureuse, je n’ai manqué de rien et mes parents m’ont toujours soutenus dans mes choix.
Apres l’obtention de mon bac en 2005 et un echec dans les etudes à la faculté, je me suis engagé en temps que gendarme adjoint volontaire pour une duree de 5 ans. Cette experience m’a permis de mûrir et d’avoir une vision différente sur le monde et les difficultés que pouvaient rencontrer certaines personnes. Je n’ai pas continué dans cette voie. Je suis fraîchement embaucher à la poste en tant que facteur.

Quel est mon cadre de vie ?

Ayant obtenue un cdi, je suis beaucoup plus serein quant à mon avenir. Mais je trouve que depuis peu la vie va trop vite, il faut toujours aller plus vite, avec encore plus d’objectifs à atteindre. Je vois ça un peu comme une chaîne de vélo avec laquelle on passe les vitesse trop vite et fini par dérailler.
On ne prends plus le temps de profiter des choses simples, on est constamment connecté (moi le premier).

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Simplement il faudrait apprendre à vivre ensemble. Faire tomber tous les préjugés que les gens ont sur les autres compatriotes qui ne sont pas de la même communauté. En bref, il y a tellement de chose a revoir.
Que nos gouvernant, qui sont sensés être des gens intelligents et bien éduqués, montre l’exemple et se serrent les coudes pour trouver des solutions à la crise (je parle de concertation sans chamaillerie entre tous les partis politiques)

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Pour moi je suis pessimiste pour l’avenir. Je parle au niveau internationale et plus particulierement en Syrie, ou le conflit prends de plus en plus d’ampleur au fur et a mesure du temps. Et les métastazes de la guerre progressent et débordent. Mais nos grands médias télévisés ne s en préoccupent pas et je trouve ça scandaleux.
Excusez moi pour mon ortographe et mes fautes de syntaxe. Mais j ai pu dire le fond de ma pensee en esperant que cela sera lu. Merci

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Brigitte, le 14 juin

Brigitte, le 14 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Fille et épouse d’agriculteur en région centre, mère de deux garçons dont un jeune adulte autiste sans solution pérenne de prise en charge. D’abord l’agriculture devenant de plus en plus décriée, nous sommes démotivés, et sans fils repreneur.

Quel est mon cadre de vie ?

Agriculteur habitant en ville, les parents étant restés sur la ferme isolée. Etant donné le handicap de notre fils, il serait impossible de vivre en milieu ouvert. Aujourd’hui, on se sent considérés comme des »bandits » : délit de travailler, d’économiser, donc traqués de tous côtés.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Considérer l’agriculteur comme un bienfaiteur pour l’entretien de la terre et du paysage. Reconsidérer les nuisibles comme nuisibles et non pas comme espèces protégées.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

J’aimerais voir changer les mentalités et les soutiens à la population : celui qui travaille et économise est un pilier de notre pays et non pas une source de finances au profit des »autres ». Le devoir de la nation à la prise en charge des handicapés, notamment l’autisme. Notre ministre ne nous a pas entendus, rien ne se fait au niveau résidences pour autistes. Aujourd’hui, nous avons 90 jours de prise en charge par an ! les foyers sélectionnent et les cas les plus difficiles restent au bord de la route. Il faut faire la chasse aux profiteurs en tout genre.

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Christophe, le 14 juin

Christophe, le 14 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Je ne suis plus jeune et pas encore vieux à l’aube de mes 37 ans. Attaché à mes racines Héraultaises je vis à Pau en Béarn. Marié et père d’une petite fille de trois ans. Un grain de café qui nous attendait si loin en Ethiopie. Ma formation scolaire est très classique. Par fainéantise je me suis laissé aller à des études de gestion administrative que je regrette mais qui m’ont toujours permis de travailler. Ah si j’avais su ce qu’était la vie je me serais battu pour devenir instituteur et me sentir utilie. Au lieu de cela je végète dans un bureau de notre belle administration avec l’espoir fou de vivre de mon activité de photographe.

Quel est mon cadre de vie ?

Je suis un urbain. La ville de Pau est petite mais tout est à proximité. Attaché à la vie sans voiture je ne me déplace qu’à pied ou en vélo. J’aime voyager en vélo et même en famille c’est envisageable. J’ai besoin d’une vie urbaine dans un petit environnement. Je vis dans un joli appartement au quatrième étage qui donne sur un parc arboré. La vie y est douce. Le quartier dans lequel je vis est cosmopolite. Pour certains ça craint parce que ces gens là ne nous ressemblent pas. C’est justement parce qu’ils ne vous ressemblent pas que je suis bien là bas.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

L’ouverture d’esprit, l’humanisme, plus de partage des richesses, moins de consommation… Voilà ce en quoi je crois. La décroissance et s’affranchir de certaines aliénations. Il manque aussi en France beaucoup de tolérance envers ceux qui viennent d’ailleurs ou qui ne vivent pas comme tout le monde. Je me sens parfois comme un mouton noir.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Nous faisons les démarches pour adopter un second enfant. J’aspire à évoluer professionnellement au sein du service public et dans ma pratique photographique à continuer mes travaux de reportages humanistes. L’avenir commun est la pierre que chacun peut mettre à un édifice. A mon petit niveau j’essaie d’agir et chaque citoyen a un grand pouvoir entre les mains.

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Anne-Lise, le 12 juin

Anne-Lise, le 12 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Anne-Lise

Quel est mon cadre de vie ?

Je suis une personne en situation de handicap pour des problèmes de santé. D’autres membres de ma famille le sont également. J’ai aussi des amis (es) qui sont dans cette situation également.
Je suis reconnu travailleur handicapée, la mdph m’a accordée l’AHH. Pour l’instant, la CAF me verse l’AAH à titre d’avance mais elle m’a obligée sous peine de suspendre l’AHH dans les trois mois à faire une demande auprès de la CPAM d’une pension d’invalidité et d’ASI. Et de leur rapporter un récépicé par lequel j’ai bien fait les démarches pour être couverte et ne pas voir mes droits à cette allocation suspendu.
J’ai le sentiment d’être pris en otage par cette administration. J’ai dû rencontrer un médecin conseil de la CPAM. Fournir pleins de documents administratif à ces deux dossiers. Comme à la Caf il n’y a plu de déclaration trimestrielle pour l’AHH. Ils se sont aperçu qu’en 2011 par la feuille d’avis de non- imposition que j’ai eu une activité de deux mois en contrat aidé CUI. J’ai donc reçu un courrier par la CAF pour faire toutes ces démarches. On nous impose de faire valoir des droits potentiels auprès de la CPAM. Je sais que la pension d’invalidité qui est acquise par le travail n’est pas récupérable sur la succession que c’est un droit acquis par les cotisations et celles de l’employeur. Dès lors que l’on perçoit une pension d’invalidité on peut être bénéficiaire de l’ASI (allocation supplémentaire d’invalidité) versé par la cpam. L’ASI est récupérable sur la succession et pénalise les héritiers. La CPAM fait automatiquement une hypothèque sur notre bien. Font des contrôles réguliers de la valeur du patrimoine, vérifie notre lieu d’habitation. L’AHH n’est pas récupérable sur la succession. Il y a donc inégalité de traitement. Ces personnes en situation de handicap n’ont pas le droit à la sérénité à laquelle elles ont droits car elles sont sans cesse contrôlées par la CPAM ou la MSA et mis sous pression par l’administration. Et les plus vulnérables se sont ceux qui ont un handicap psychique. Par le témoignage de personnes qui se sont retrouvé dans cette situation, j’ai appris qu’en cas de refus de l’ASI la CAF ou la MSA refuse l’AHH et répond par la négative. Et pourtant aucun texte de loi, n’oblige le remplacement de l’AHH par l’ASI. La CAF et la MSA prétend que l’ASI est prioritaire. Certains ont saisi le TAS et malgré tous ces administrations font appel de la décision. C’est le pot de fer contre le pot de terre.
En ce qui me concerne, une personne du service invalidité de la CPAM m’a informée qu’elle prend en compte l’activité que j’ai eu entre le 1er mars 2010 au 28 février 2011 que cela atteint plus de 800 heures. Cela ouvre des droits administratifs. Le médecin conseil de la CPAM décide d’une pension d’invalidité en catégorie 1. J’ai donc la vive inquiétude de me retrouver pénalisé comme les autres qui ont témoignés de leur désarroi sur les forums. J’ai la crainte de ne plus percevoir l’AHH. Pour pouvoir toucher un différentiel de l’AHH par la CAF ou la MSA il faut que le montant de l’AHH et l’ASI ne dépassent pas le montant de l’AHH.
L’ASI a été créée par Eric Woerth sous la 13 ème législature, la question n° 27948 a été posé par le député monsieur André Chassaigne. Cette question peut être lu sur Internet.
Le 21 mai 2013 La député Madame Valérie Boyer attire l’attention de madame la ministre déléguée auprès des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées, sur la différence de traitement financier et fiscal qui existe entre les personnes handicapées n’ayant jamais cotisé percevant l’AHH et celles ayant cotisé percevant une pension d’invalidité. A handicap équivalent le traitement financier et fiscal de la personne qui reçoit l’AHH est plus avantageux puisque l’allocation supplémentaire d’invalidité est récupérable sur succession alors que l’AAH ne l’est pas. Par ailleurs les personnes percevant l’AHH ont droit selon leur taux d’incapacité soit à la mva soit au complément de ressource alors que celles percevant une pension d’invalidité n’y ont pas droit. Et donc si elle signale qu’elles ont trouvées un logement à la CAF ou la MSA les personnes percevant l’AHH+MVA ou complément de ressource+ ALS ou APL seront plus avantagé que celles qui perçoivent la pension d’invalidité. Cette députée pour l’instant n’a pas encore de réponse par la ministre à sa question n° 26795. Je lui ai adressé un courrier directement à sa permanence pour être informée. Je ne sais pas par contre pour ceux qui perçoivent la pension + l’ASI + différentiel AHH s’ils peuvent avoir droit au complément de ressource ? Je suis très inquiète par cette situation.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Nous demandons que des mesures à handicap équivalent que soit rétablie une égalité de traitement.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Les ministres devraient respecter une règle de conduite. Chaque texte de lois ne doit pas pénaliser, porter atteinte aux droits des citoyens, ne pas être en contradiction avec nos valeurs républicaine. Avec de la bonne volonté il est encore possible d’améliorer les imperfections de notre République. Si nos ancêtres ont fait la révolution en 1789 ils voulaient que nous soyons libre et égaux en droit sans société inégalitaire.

Plus d’égalité de traitement entre personnes en situation de handicap percevant l’AHH et une pension d’invalidité. Que l’ASI (allocation supplémentaire d’invalidité) ne soit plus récupérable sur la succession.

Il est grand temps de mettre en application nos valeurs de la république dans nos lois.

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Yoann,le 12 juin 2013

Yoann,le 12 juin 2013

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Je suis un jeune homme Lorrain de 27 ans depuis peu. Actuellement je vis chez mes parents faute de moyens pour prendre mon indépendance, je suis retourné chez eux il y a environ 2 ans, car mes finances ne me permettaient plus de vivre de façon indépendante.
Un parcours de vie des plus simple, des études jusqu’au Bac et une envie de liberté et une grosse erreur d’orientation (merci l’éducation nationale…) m’ont conduit à arrêter mes études après l’obtention de ce diplôme pour aller sur le marché de l’emploi, où j’ai depuis 2008 cumulé des emplois dits alimentaires (téléconseiller, téléprospecteur, ….). Actuellement je regrette amèrement l’arrêt de mes études et depuis l’année dernière je cherche à reprendre mes études, nous aurons l’occasion d’y revenir dans le prochain cadre.
Je suis aussi militant associatif, dans le domaine de la lutte contre les discriminations.

Quel est mon cadre de vie ?

Franchement je ne vais pas le cacher, mon cadre de vie est vraiment pas des plus sympathique en ce moment. Donc pour résumer, je ne peux ps dire que je m’y sens bien.
Déjà au niveau professionnel, voilà un an que je cherche à trouver une formation en alternance pour passer un BTS, j’ai 27 ans et c’est très dur pour moi, car les sociétés sont dans l’obligation de me payer avec au minimum le SMIC, donc je ne fais pas le poids face à un jeune qui sortirais du cursus normal et qui serait payé entre 700 et 900 euros? L’an passé plus de 120 candidatures pour trouver un post en contrat de professionnalisation et aucune réponse positive.
Plus au delà des problèmes d’emploi, je constate en tant que citoyen et militant associatif une montée exponentielle des phénomènes de rejet de l’autre, de discriminations, etc… Accompagné par une montée des extrêmes bien inquiétante. Ces phénomènes provoquent un mal être que ça soit pour moi ou les personnes victimes. Je pense même que au delà de ces problèmes il y a une »banalisation » du rejet. Chose non souhaitable pour notre société.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Bien sur qu’il faut faire évoluer le cadre de vie, je ne parle pas uniquement de mon cas personnel.
Il faut déjà avant tout faire évoluer l’emploi dans notre pays mais plus en particulier dans le formation et le reclassement des personnes.
Il faut avant toute chose remettre en place le bien vivre ensemble qui semble oublié depuis trop longtemps.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Première proposition: une meilleure offre de reprise d’études ou de formation pour les personnes de plus de 26 ans.
En effet, les personnes de plus de 26 ans ne sont pas aidées. Cela passerait déjà avant tout par des aides plus avantageuses pour les entreprises pour le recrutement d’une personne de 26 ans et plus, comme la loi Fillon l’a permis, faisant bénéficier si mon souvenir est bon d’une prime exceptionnelle de 1000 euros par an pour l’embauche d’une personne de plus de 26 ans dans une formation. Ceci surtout dans le but de garantir une égalité de traitement des demandes, et par conséquent évite une certaine forme de »concurrence déloyale » entre postulants de plus de 26 et ceux ayant moins de 26 ans.

Seconde proposition: Si la première proposition n’est pas faisable, pourquoi ne pas revoir le barème des salaires en fonction de l’âge lors de formation?
En effet aujourd’hui la rémunération pour des formations types alternance, contrat de professionnalisation etc…. est soumis à un barème de salaire en fonction de l’âge, ce qui comme je viens de le dire, peut désavantager les personnes les plus avancées dans l’âge, car ne soyons pas dupes entre un jeune sortie du lycée payé 700 euros et une personne de 27 ans avec expérience professionnelle payée un SMIC, le patron va de facto privilégier le jeune sorti du lycée, même si la personne de 27 ans a plus d’expérience et sera opérationnelle plus rapidement.
Donc ma proposition serait de mettre tous les apprentis, personne effectuant une formation, un contrat de professionnalisation etc… sur un même pied d’égalité, c’est à dire payé au même niveau.

Troisième proposition: Il faut toujours dans ce même système revenir à plus juste entre employés, en supprimant les contrats spécifiques ou spécifiquement réservés à telle ou telle catégorie de population. C’est avant tout pour mettre sur un pied d’égalité tous les travailleurs et arrêter de favoriser la discrimination dans la société (je sais c’est un vaste programme mais le commencement c’est avant tout ne pas différencier les personnes selon leur lieu de vie).

Quatrième proposition: Il existe un problème en France qui est celui des contrats subventionnés par l’Etat et les collectivité. Contrats qui en échange de l’embauche de telle ou telle catégorie de population/personnes permet à l’entreprise de toucher des aides. Ces contrats subventionnés sont souvent des contrats à durée déterminée, et il n’y a pas de limites de cumul des contrats spécifiques pour les entreprises, ce qui fait que dès qu’un contrat se termine, l’entreprise se sépare de la personne et signe derrière un nouveau contrat avec une nouvelle personne pour toucher une nouvelle fois les aides des l’Etat. Ce n’est pas normal, car cela précarise l’emploi, et surtout cela représente un coût très important pour l’Etat et les collectivités locales.
Donc la proposition est de limiter les contrats subventionnés par l’Etat, le chiffre de 3 contrats subventionnés sur une période me semble bien, au législateur de définir le nombre de contrats maximum par période.

Cinquième proposition: Aujourd’hui on trouve des »stages » en entreprise obligatoires dans le cursus scolaire des élèves ou obligatoire car imposés par Pole Emploi. Ces stages ne sont pour la plupart pas rémunérés, et pourtant le stagiaire fait le même travail qu’un employé lambda durant son stage. C’est une honte de voir ça. Je propose donc que ces stages soient un minimum rémunérés. Car c’est ainsi qu’on le pratique en France, tout travail mérite salaire

Sixième proposition: Comme dit plus haut on voit une banalisation des phénomènes de rejets dans notre société, le paroxysme ayant été pour moi, l’affaire des pains au chocolat de JF Copé ou des propos tenus lors des débats sur le mariage pour tous.
Je pense qu’il faudrait punir plus durement les propos intolérants tenus par nos hommes politiques, et plus en particulier ceux tenus par nos représentants. En effet, nos hommes politiques sont là pur représenter tous les électeurs qui ont votés, même si on a pas voté pour le candidat élu. Donc il est normal que nos hommes politiques aient un langage exemplaire lors de leurs interventions. Donc il faut punir plus durement ces propos au niveau de l’appareil d’Etat, un homme politique qui a des fonctions, doit être suspendu pour une durée X (à déterminer par le législateur) du/des mandats qu’il exerce. Cela semble normal et éviterait à terme la banalisation des propos haineux et provoquant faits uniquement dans un soucis politique et idéologique.

Voici quelques unes des propositions que je peux faire, suite à des échanges avec des personnes ou des réflexions personnelles.

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