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Bernard, le 15 juin

Bernard, le 15 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Bernard,
51 ans, divorcé, 2 enfants majeurs à charge, profession(s) ingénieur & chef de projet en technologies de l’information, délégué syndical, artisan forgeron.

Quel est mon cadre de vie ?

Mon cadre de vie s’est peu à peu limité au domicile et à l’entreprise où je travaille depuis 27 ans. Mes moyens financiers, plutôt confortables me permettent d’assurer les besoins essentiels et l’éducation de mes enfants, sans plus. J’ai observé la dégradation progressive mais constante des conditions de travail en raison du poids croissant de la financiarisation et de la course à la productivité. J’ai été confronté, au moment où ma »carrière » de cadre aurait voulu que j’intègre le »staff » des cadres supérieurs, à un conflit éthique qui m’a conduit à choisir la voie du syndicalisme plutôt que celle du management. Aujourd’hui ma vie est partagée entre le soutien que j’apporte à mes enfants, mon engagement social et syndical, et une seconde voie professionnelle dans l’artisanat d’art.
L’engagement syndical m’a permis de me dégager un peu de la pression intolérable exercée aujourd’hui sur les salariés. Je considère que cela aura été salvateur. A mon sens, les modes de vie actuels sont, dans leur grande majorité profondément destructeurs et pathogènes. Je n’adhère ni à la vision de la société qui nous est proposée, ni à ses valeurs, et m’en désengage autant que possible.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

– remettre l’outil financier à sa place d’outil et non pas de valeur,
– redonner la primeur à l’humain, partout et systématiquement,
– développer radicalement l’éducation, la culture, l’esprit critique, la connaissance de l’histoire et des humanités,
– ne pas confondre éducation et formation professionnelle,
– développer massivement des services publics dégagés des contraintes et des conflits d’intérêt du privé : santé, transports, énergie, éducation, recherche, agriculture, distribution d’eau, infrastructures…
– faire en sorte que le mandat politique ne puisse devenir un métier : non cumul, mais aussi non renouvellement d’un même mandat au delà d’une certaine durée,
– faire en sorte que la représentation parlementaire soit représentative du peuple : substituer le tirage au sort au suffrage universel, possibilités de révocation par le peuple de ses représentants,
– reconnaître que le développement des technologies et des sciences permet de libérer l’humain de la contrainte du travail, que le travail – enfin – peut disparaître au profit d’activités plus utiles à la collectivité, et donc mettre en place un revenu universel inconditionnel pour pallier à la disparition du travail,
– abandonner la tour de babel de la construction européenne, salmigondi complexifié à l’extrème et forcément inopérant,
– renoncer à l’idée de croissance indéfinie dans un monde fini

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Je suis très pessimiste pour l’avenir, compte tenu de la dégradation des valeurs humaine, de la soumission croissante de chacun aux impératifs industriels et financiers. Personnellement, je tends vers une marginalisation douce : coopérer le moins possible à cette société et ses mécanismes, favoriser par mon action au quotidien toutes les initiatives fondées sur des tentatives de changement de paradigmes et pour le reste laisser pourrir le fruit. Je continue sur le plan syndical d’essayer de limiter la casse au quotidien et de protéger mes collègues de travail. Je m’efforce de ne pas avoir à vivre en contradiction avec mes convictions profondes.
Je crains pour l’avenir qui sera donné à mes enfants. Je continue à croire en l’éducation et fais donc tout mon possible pour qu’ils y accèdent, mais je n’exclus pas de devoir un jour réunir ma famille pour revenir à un mode de subsistance plus autarcique et rudimentaire. Il me semble qu’à l’échelle de l’histoire, une révolution est en marche dont nous ne voyons pas encore clairement le mouvement et les convulsions. Je crains que, comme toutes les révolutions, elle ne soit sanglante. Quel Gandhi contemporain saura montrer un chemin plus intelligent et plus pacifique pour renverser les oligarchies insupportable qui nous contraignent un peu plus chaque jour ?

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Jean-Claude, le 14 juin

Jean-Claude, le 14 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Je suis un ancien militaire de la gendarmerie. J’ai pris ma retraite en 2010 après 35 ans de service sur le terrain.
Je ne suis pas à plaindre par rapport à d’autres, mais ce qui se prépare dans les mois à venir ne m’inspire pas du tout confiance en nos hommes politiques. Les français sont maltraités de toute part.
Il n’y a plus de respect de notre drapeau. On tolère que des gens crachent sur nos valeurs. Dès qu’on objecte sur l’attitude des immigrés ou de certaines personnes »bien pensantes » ont se fait traiter de »facho » sans écouter les paroles de bon sens qui sont les notre. Nous sommes entourés de dirigeants qui préfèrent regarder leur nombril plutôt que de regarder la réalité en face, bien sur elle »fait mal ».

Quel est mon cadre de vie ?

Je suis dans une petite ville de province qui progresse régulièrement. Cependant les charges augmentent toujours. Il va arriver un moment ou on ne pourra plus payer. Que va-t-il se produire, la même chose qu’en Grèce ou ailleurs dans le monde. On va nous jeter à la rue, prendre nos quelques biens que nous aurons économisés à la sueur de notre front pour les redistribuer à des gens qui n’en ont rien à foutre de nous. Ils ne veulent que partager le bien des autres sans faire aucun effort ni s’investir pour le bien du pays.
Certaines âmes chagrines se plaignent de la montée des extrêmes, faut pas s’en étonner. Il n’y a rien de plus dangereux qu’un peuple que désespère. Mr le député vous avez raison d’attirer l’attention de vos collègues autistes sur la situation des français et sur leurs sentiments réels non entendus par les dirigeants.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Il faut absolument remettre les fondements de notre société sur le métier. Réapprendre les valeurs de la république, le patriotisme, les règles de savoir vivre, le vivre ensemble, la vrai solidarité ( pas les aides sociales ).
Arrêtons de jeter l’argent par les fenêtres. Relançons de vrais travaux pour le bien du pays et pas pour une certaine caste. Empêchons les financiers de raser tous les peuples pour se remplir encore plus les poches c’est complètement indécent.
Notre jeunesse est entrain de se détruire par la consommation de produits stupéfiants et l’alcool, sans que cela n’inquiète les adultes non encore descendus de leur rêve de mai 68.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Je suis inquiet pour mes enfants et mes petits enfants. Quel avenir est-on entrain de leur construire. Qu’attendons nous que nous tombions dans la guerre civile comme au Liban ( société multiculturelle par excellence ).
Je suis persuadé que sans une réveil massif et franc de notre caste politique ( celle qui est encore honnête ), les véreux vont se gaver sur la lie de notre démocratie chancelante.
Quand je vois toutes les attaques commises contre nos origines, notre organisation, nos valeurs, nos libertés, je me m’interroge sur les moyens à utiliser pour un terme à tous ses mensonges de la classe politique qui refusent d’écouter la plainte du peuple.
J’invite nos concitoyens à charger de comportement envers nos hommes politiques. Ne voter plus pour leur couleur politique, par ce que vous êtes du même bord, mais pour l’homme ou la femme qui défend vos vrais valeurs pas celles qu’on veut vous faire avaler de gré ou de force.

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Françoise, le 5 mai 2013

Françoise, le 5 mai 2013

Cahiers de l'espoir

Votre cadre de vie ? Vos conditions d’existence ?

Bonjour,
Juste quelques mots.
cadre de vie: campagne limousine
état de vie : veuve depuis 18 ans ; âge : 58 ans ; 3 enfants, 2 petites filles;
retraitée de l’éducation nationale (institutrice) et également du ministère de la santé (ancienne infirmière ) ; J’ai donc exercé 2 métiers, mais aucune administration n’a daigné reconnaître que j’avais 2 compétences, ils l’ont ignoré superbement et sottement.

Je n’ai qu’une proposition à faire :
si j’étais ministre de l’éducation nationale je rendrais obligatoire l’école maternelle seulement à partir de 4 ans (pas avant) , ce qui ferait 2 années de maternelle avant l’école primaire, et j’imposerais des effectifs à 18 élèves par classe, pas plus, jusqu’au CE1, afin d’éradiquer l’illettrisme par une meilleure prise en charge des élèves dès les petites classes
Car les enfants n’en peuvent plus de supporter un collectif pesant dès la petite enfance, c’est trop cette masse d’humains à »traîner » dès la crèche. Pour beaucoup d’enfants le groupe est devenu une souffrance quotidienne. Surtout dans un monde totalement déchristianisé où chaque individu a ses propres valeurs et où tout le monde se regarde en chien de faïence.

Je reste sidérée de constater à quel point les hommes politiques sont préoccupés par leur carrière et leur confort financier personnel plutôt que par l’intérêt général.
Les conditions de travail des infirmières et des institutrices me font horreur. La condition des femmes au travail est scandaleusement inégalitaire , injuste et régressive.
La France reculera tant qu’elle fera l’autruche sur toutes ces questions de vie essentielles.
Il faudrait tout repenser en profondeur.
Les 600 morts de DACCA au Bangladesh sont une infamie dont on a honte au plus haut point mais nous, en bas, nous n’y sommes absolument pour rien !

Et tant d’autres choses …

Compte tenu de votre réalité quotidienne quelle (s) proposition (s) pour votre avenir, celui de vos enfants pourriez vous proposer ? Quel(s) projets seriez vous prêts à soutenir fermement ? ?

Soutenir des projets, oui, mais pas pour se faire moquer de soi en permanence, malheureusement notre pays est englué dans des querelles droite/gauche obsolètes et tragiquement sottes, le tout relayé par des médias serviles.

la France , à cause de tout cela est paralysée !

Tant de bêtises, c’est à pleurer !

Cordialement.

Je ne suis pas politisée; Je ne suis pas syndiquée. Je ne suis pas militante. Je ne suis pas tradi ni progressiste ni ceci ni cela, les étiquettes m’exaspèrent.

Je vous invite à lire mon blog: c’est le blog d’une femme LIBRE !

http://blogfadiese.wordpress.com

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