solidarite

Map, le 21 juillet

Map, le 21 juillet

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Je suis un pur produit de la formation continue dans la fonction publique. Grâce à ce dispositif, j’ai gravi les échelons à partir de la base et j’occupe aujourd’hui un poste de haut fonctionnaire. Et je n’ai jamais oublié d’où je viens. J’ai profite de l’ascenseur social car il existait à mon époque. Mais je crains que les dispositifs qui permettaient à des gens modestes comme moi d’obtenir un meilleur statut social aient disparus.

Quelle est la valeur a laquelle je tiens ?

Plusieurs valeurs sont au centre de mes actions : solidarité, équité, loyauté

Quel est mon cadre de vie ?

Jusqu’à peu, l’évolution de mon cadre de vie me convenait. J’arrivais à mettre en adéquation mes valeurs et le sens de mes actions (personnelles et professionnelles).
Aujourd’hui, je ressens très fortement la perte de sens. J’ai l’impression que nous sommes dans le mur mais rien n’est fait pour arrêter la course au profit, pour redonner du sens, pour créer une société solidaire et plus mature.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

En lisant qq cahiers de l’espoir, je m’aperçois que nous sommes nombreux à vouloir une société plus juste, une société plus solidaire…alors pourquoi n’y arrivons nous pas ? Pourquoi les hommes politiques n’entendent ils pas nos espoirs ? Pourquoi continuer à détruire notre environnement, à produire de la »mal bouffe », à empoisonner nos rivières, à….la liste est trop longue ! Pourquoi cet autisme de la part de nos hommes politiques ?
Je me sens impuissante….

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Je pense qu’il faut revenir au (bon) sens.
Impliquons les citoyens dans leur vie locale. Bâtissons ensemble notre village, notre ville…consommons »local ». Engageons nous dans la transition énergétique, dans la transition tout court ! Que les politiques locaux inscrivent leur bout de territoire dans cette transition, avec leurs concitoyens.
Au niveau international ? Partageons les richesses entre tous les pays, que les riches donnent aux pauvres…mais voilà que je deviens utopiste : j’arrête donc là et merci pour cet espace d’échanges

read more >
Gilles, le 16 juillet

Gilles, le 16 juillet

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Je suis le père comblé de deux garçons de 15 et 18 ans, cadre dans les hautes technologies (comme on dit), issu de la méritocratie républicaine qui offrait encore à ses boursiers (époque de mon père) de pouvoir grandir dans un pays apaisé et serein.

Quelle est la valeur a laquelle je tiens ?

La solidarité bien placée (on doit tout vérifier, tout de même …)

Quel est mon cadre de vie ?

J’ai vécu longuement en IDF pendant 20 ans avant de migrer pour le boulot en PACA, mais rien ne change quand je parle de mon pays, de mes racines, ce sont les mêmes ici qu’ailleurs avant. On doit pouvoir vivre bien chez nous avec nos familles, rien ne doit pouvoir nous arrêter de penser cela, nous sommes des assoiffés de mieux vivre chez nous, sinon résignés nous coulerons et vite.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Je suis heureux de vivre bien, et ne cesse de penser aux plus démunis et aussi à nos enfants à qui on aura transféré nos dettes et notre trop haut niveau de vie par rapport à notre capacité à payer nos dépenses de fonctionnement, autant on peut accepter des dépenses d’investissement sur une dette, autant une dépense de fonctionnement ne doit jamais être l’objet d’un endettement, simple bon sens oublé? ou perdu !

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Soit nous laissons tomber, ce que ni vous ni moi n’étons prêt à faire, soit nous relevons le gant et partons à la conquête des vraies gens, ce que vous faites. Mais ne perdons jamais de vue qu’il y a des recycleurs d’idées à pas cher qui tiennent un discours aguichant de façade sans jamais être démasqués, et ça suffit, poussons les notables locaux à bout, mettons les en face de leurs responsabilités d’élus.
Nous avons bien trop d’élus prêts à beaucoup pour retrouver leur siège, et nous manquons d’un plan Marshall d’investissements lourds dimensionnants [de 1000 à 2000 Mds d’€] pour enfin pouvoir peser sur l’industrie et les services pour la médecine, les nanotechnologies, la robotique, la microélectronique, etc… Au lieu de ça on nous promet 12 Mds d’€s, bref une misère, pas mieux que lors de la loi TEPA en 2008.

read more >