retraite

Céline, le 18 juin

Céline, le 18 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Je suis une jeune cadre de 31 ans dans une grande entreprise Française. Après mon école de commerce je suis partie à l’étranger faire un MBA afin d’acquérir un solide bagage pour me lancer dans la vie active. J’ai beaucoup travaillé pour arriver où j’en suis et je continue à beaucoup m’investir pour évoluer. Tout ce que j’ai eu dans la vie (privée et professionnelle) est le fruit du travail, je n’ai rien volé, je l’ai mérité.
Je suis mariée et j’ai un petit garçon de 18 mois.
J’aime la vie et partager mes valeurs avec les autres.

Quel est mon cadre de vie ?

Pour l’instant, nous vivions plutôt bien, sans artifices mais nous avions de quoi faire vivre notre famille et faire des projets.
Nous vivons grâce à notre investissement dans le travail et sans aucune aide.
Aujourd’hui, avec la crise et surtout les nouvelles lois que le gouvernement souhaite mettre en place (quotient familiale, baisse de la paje, suppression des heures supplémentaires…) nous ne savons pas comment nous allons gérer, nous sommes juste au-dessus du seuil concerné. Le fait est que nous payons déjà beaucoup d’impôts, nous ne contestons pas le fait d’être solidaire des autres, au contraire, cependant, après des calculs précis que nous avons fait, l’incohérence de ces lois réside dans le fait que si l’un de nous deux arrête de travailler ou gagne moins nous aurions au final un salaire net plus élevé car nous payerions moins d’impôt et nous recevrions des aides.
Est-ce cela que la France encourage ? !
De façon générale j’ai l’impression que la France se divise, que les personnes qui gouvernent (tout parti confondu) sont plus préoccupées par leurs ambitions personnelles que la situation réelle du pays.
Je perçois la montée de la haine, de la colère chez les gens (moi la première) et j’ai l’impression que les valeurs auxquelles je crois ne sont plus partagées par mon pays.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Je me laisse parfois surprendre à rêver d’un monde où les valeurs seraient le moteur des décisions, où le manque de respect sous toutes ses formes serait puni, où chacun aurait le sens des responsabilités, où on arrêterait de regarder son nombril …
Un monde où le travail et l’investissement seraient récompensés…
Un monde plus juste, plus équitable qui ne se baserait pas uniquement sur une déclaration d’impôt mais sur un ensemble de critères (esprit collectif, persévérance, valeurs, …)
Un monde utopique.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

J’ai peur pour mes enfants, j’ai peur pour mon pays….
Peut-être faudrait-il mettre les moyens pour lutter contre les abus des privilèges sociaux, une surveillance accrue, un système où le citoyen se sentirait responsable vis-à-vis de son voisin.
Avec plus de contrôle, les français se sentiraient en confiance et la notion de « partage » et « d’entraide » prendrait tout son sens.
Il faudrait aussi encourager la catégorie « moyenne sup », celle qui paye des impôts, celle qui n’a aucune aide, celle qui en première ligne des décisions de chaque gouvernement et qui supporte financièrement les décisions prises (car cette catégorie n’est pas encore assez riche pour pallier aux hausses), celle qui fait vivre ce pays mais aussi celle, si on ne fait rien qui va dans le meilleur des cas aller vendre son expertise à l’étranger ou dans le pire des cas se mettre elle aussi à trouver d’autres moyens et entraîner un taux de chômage plus élevé, une baisse du taux de natalité…
Il faudrait peut-être revoir les tranches ou proposer un système dégressif interne à une tranche.
Il faudrait également penser à revoir le système de retraite car bien sûr il faut travailler plus longtemps et cela semble logique mais il faudrait également dans un principe d’équité, réformer les régimes spéciaux qui n’ont plus lieu d’être aujourd’hui.
Il est temps que nous apprenions de nos erreurs, que nous regardions ce qui se passe ailleurs, dans d’autres pays, que nos « gouverneurs » se projettent plus loin qu’une prochaine élection municipale ou présidentielle.

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Brigitte, le 17 juin

Brigitte, le 17 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

brigitte 53 ans marièe 2 enfants (33 28) 2 petits enfants.aide soignante en chu.mon mari est maitrise en usine 55 ans .nous avons toujours travailles avec des horaires tres difficiles. moi 10 ans de nuit puis les quarts qui changent .les repos qui sautent….mon mari en 3 x.8 puis a la journee et maintenant du matin.nous sommes tous les 2 epuises et avons hate d etre en retraite.sinon je gagne 1600 et mon mari 2400.donc ca va .on est proprietaire d un appartement.

Quel est mon cadre de vie ?

nous vivons en ville communiste donc beaucoup de possibilitees sport biblioteques activitees associatives mais nous payions tout cela dans nos impots…nous avons hates de vendre cet appartement pour vivre a la campagne.certains jeunes qui ne travaillent pas sont agressifs.alcoolises les we ou le soir ils sont tres bruillant se battent et se vengent sur nos voitures lorsque l on dit quelque chose.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

l evolution c est par le depart de cette ville.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

notre avenir c est notre retraite.quand???pour nos enfants ils ont un travail pour l instant on les aide un peu .on aimerait que nos politiques de tout bord montrent l exemple pour les retraites et ne les cumulent pas…. au niveau des fonctionnaires j etais pour les 3 jours de carence en cas d arret maladie .combien de gastro le vendredi quand il faut bosser le we…. au niveau des allocations familiales je choque surement beaucoup de monde mais j arreterais de payer apres le 3 eme enfants cela serait un choix pour ceux qui en veulent plus a eux d assumer.je n est pas eu de 3eme enfant car nous n en avions pas les moyens

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Danièle, le 31 mai 2013

Danièle, le 31 mai 2013

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Danièle, 61 ans, auto-entrepreneur en prestations de services en secrétariat dans la région toulousaine.
J’ai été licenciée l’année dernière à 60 ans pour raison économique. N’ayant pas un nombre de trimestres suffisant pour pouvoir bénéficier d’une retraite à taux plein (loin s’en faut, car j’ai arrêté de travailler plusieurs années pour élever mes enfants et suivre mon mari dans ses mutations – je sais cela fait un peu dinosaure -), et après avoir en vain chercher un emploi (je n’avais guère d’illusions…), j’ai créé en janvier 2013, mon auto-entreprise de prestations de services en secrétariat. Je vais chez mes clients quelques heures de temps en temps au soutien des secrétaires en place ou j’effectue ce travail depuis mon domicile. Mon activité ne vient en rien concurrencer la leur et ne supplante en aucun cas un emploi salarié, même à mi-temps.

Quel est mon cadre de vie ?

Je vais résumer au mieux, le désarroi dans lequel nous nous trouvons, nous, minuscules entrepreneurs qui avons créé notre mini-entreprise, grâce aux dispositions simplissimes de création et de gestion que nous proposaient ce régime. Nous allons tout simplement disparaître pour la plupart, car les dispositions voulues par le gouvernement, en dépit des recommandations et du rapport rendu par IGF et IGAS en avril dernier, nous mènent à la cessation de nos entreprises.
Qui dérangeons-nous ? Nous sommes de vraies entreprises avec il est vrai pour la plupart un tout petit chiffre d’affaires, mais qui nous permet au moins de rester dans le monde du travail.
Je ne comprends pas pourquoi on nous rebat les oreilles avec les arguments fallacieux de concurrence déloyale, (la mission relève dans son rapport, qu’il n’y a pas redondance mais plutôt complémentarité avec les autres régimes, car intervenant sur des micro-marchés délaissés par les autres entreprises) de favoritisme !!! ( les taux de cotisations ont été relevés en janvier, et sont à la hauteur des autres régimes TI..), de travail dissimulé, de travail au noir… dont le rapport de l’IGF et de l’IGAS ne relève que de cas « résiduels », en notant aussi que les obligations de qualifications ou d’assurances obligatoires, sont les mêmes que pour les autres régimes.
De plus nous n’intervenons pas tous dans le secteur du bâtiment ou des soins à la personne !!!!

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Il est vrai pour la plupart nous dégageons un tout petit chiffre d’affaires, mais qui nous permet au moins de rester dans le monde du travail et de ne pas vivre de subsides de l’état : chômeurs, travailleurs handicapés, bénéficiaires de différentes aides sociales, femmes ou hommes au foyers, jeunes à la recherche d’un premier emploi introuvable…liste non exhaustive de chemins de vie différents qui nous ont conduits à choisir en toute liberté ce régime, qui nous donne le droit de travailler dans la dignité.
En abrogeant toutes ces dispositions qui nous permettent d’exister : gestion simple de comptabilité, charges sur le chiffre d’affaires encaissé et non appels de charges forfaitaires qui tuent régulièrement les PME françaises, et en limitant dans le temps notre régime, l’état nous renvoie immanquablement à Pôle Emploi voire pire.
Les prétextes avancés sont fallacieux et démentis dans le rapport de l’IGF et l’IGAS.
En ces temps de disette salariale, en septembre prochain, notre pays aura à charge quelques centaines de milliers chômeurs, bénéficiaires du RSA et autres allocations, de plus… Est-ce raisonnable ?

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Tout est perfectible dans ce monde et bien sûr le régime des auto-entrepreneurs ne fait pas exception.
Mais le limiter dans le temps, baisser les CA, assurances obligatoires, appels de charges forfaitaires…. c’est ne pas »TOUCHER » le régime, effectivement c’est l’ANEANTIR et nous avec, car nos micro-entreprises dont nous sommes fiers de les avoir créées avec nos si faibles moyens, mais à la force du poignet, ne pourrons, malgré notre volonté, survivre.
Je me rends compte que j’ai employé »nous ». Effectivement, ces temps-ci je me bats avec mes autres »collègues » auto-entrepreneurs et nous avons pris l’habitude dire nous, sûrement pour nous sentir moins seuls, nous qui sommes indépendants, si petits et si désireux de continuer à VIVRE dignement.

MERCI Monsieur Lassalle de nous permettre de nous exprimer sur ces pages. Vous allez, dans votre marche vers nous, et nous allons vers vous par nos écrits. Avec tout mon respect.

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