politique

Claude, le 27 juillet

Claude, le 27 juillet

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Un homme de 58 ans en fin de carrière après 12 ans de privé et bientôt 30 ans dans une grande entreprise nationale.

Quelle est la valeur a laquelle je tiens ?

le respect, l’honnêteté au sens large…

Quel est mon cadre de vie ?

Petite commune rurale au nord de Lyon qui perd son identité. C’est de plus en plus une commune dortoir où les »exilés » urbains envahissent les lieux pour aller travailler à 60 km voire plus, laissant les enfants désoeuvrés sans aucune éducation. Depuis 35 ans que j’habite ici, je vois monter le sans gêne et les dégradations. La pression foncière augmente au détriment des surfaces cultivables, l’accession à la propriété devient de plus plus difficile pour les locaux…

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Peut on arrêter l’évolution ? Non. Ce ne serait pas souhaitable. Mais on peut la maîtriser.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

On a détruit tout ce qui faisait marcher le pays au nom de la rentabilité. Je ne suis pas communiste ni extrémiste et je me retrouve parfaitement dans les idées et le discours du Modem. La situation de la France n’est pas mirobolante, mais c’est mondial. Tant que les politiques céderont à la pression des lobbyings et des financiers soucieux de rentabilité à court terme, le monde courra à sa perte. La situation est difficile, le pouvoir actuel essaie de garder la tête hors de l’eau, mais je suis scandalisé par l’attitude de l’opposition au sens large qui matraque absolument tout avec acharnement. On n’entend que des messages qui divisent encore plus la société alors qu’il serait si important de rassembler les gens. Par ces critiques acerbes incessantes on ne fait que enlever le peu d’espoir dans les âmes et creuser un fossé non seulement au niveau social, mais aussi culturel. ..

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J.-C., le 20 juin

J.-C., le 20 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

J’ai 71 ans, ancien informaticien, maintenant à la retraite, qui, sans être très conséquente me permet de vivre dignement mais sans opulence.
Je suis veuf depuis peu et c’est une grande souffrance.
Heureusement, j’ai la chance de vivre dans un petit village à quelques km de la petite ville où habite un de mes 2 enfants, ce qui me permet de recevoir mes 2 petites filles ( 3 et 5 ans ) tous les mercredis ansi que quelques jours pendant les vacances.
Ca aide un peu la maman, qui travaille, et ça me procure de grandes joies : tout le monde y trouve son compte.
C’est ainsi que fonctionnaient les familles d’antan : 3 générations sous un même toit et le mot solidarité avait vraiment un sens!
Aujourd’hui, seul l’argent compte, qui permet de s’acheter TV à écran plat, smartphone et voiture, voyages au bout du monde sans seulement connaitre notre belle France!

Quel est mon cadre de vie ?

Comme je l’ai dit plus haut, j’habite un village du sud de la France, dans un pavillon avec un jardin.
J’ai conscience d’être un peu privilègié, mais j’ai »bossé » pour m’installer.
A présent, je recueille les fruits.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Arrivé à mon âge et j’ai la chance d’avoir encore ma maman, même si elle est totalement dépendante.
Elle vit en EHPAD ( maison de retraite ) oû elle est très entourée par ses enfants et aussi le personnel.
Mais pour arriver à un fonctionnement satisfaisant, j’ai du m’impliquer dans la gestion de cet établissment.
Le seul grief, son prix, exhorbitant ( 2200 €/mois ), bien supérieur à ce qui se pratique en Suisse ou en Belgique ( pourquoi? ).
Mais leur nombre est encore largement insuffisant!

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Pour mes enfants, comme pour les autres jeunes fraçais, je souhaite que notre économie se rétablisse afin qu’ils puissent vivre dignement de leur travail.
Quelques pistes :
Pour rétablir la confiance des français dans la classe politique, porter TOUS les mandats électifs à 4 ans renouvelable une seule fois; ensuite, inéligibilité à vie : Homme politique, ça ne doit pas être un métier!
Quand je dis tous les mandats, j’inclus aussi les présidences diverses ( syndicat des eaux, de l’électrification rurale, etc..)
Supprimer des instances dans le millefeuille administratif qui nous ponctionnent des impôts : commune, communautés de communes ou d’agglomération, canton, région, état, Europe. Ca fait beaucoup et engendre des blocages.
Que les parlementaires commencent à appliquer à leur régime de retraite les réformes qu’ils s’apprêtent à appliquer au régime général ( faire de même pour tous les régimes spéciaux).
Enfin, faire en sorte que le Parlement européen (élu) contrôle réellement la commission (nommée pour ne pas dire auto proclamée), car lorsqu’on voit la dérive ultra-libérale prise par Mr Barroso, on peut douter que les peuples d’Europe aient voter pour ca!

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Céline, le 18 juin

Céline, le 18 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Je suis une jeune cadre de 31 ans dans une grande entreprise Française. Après mon école de commerce je suis partie à l’étranger faire un MBA afin d’acquérir un solide bagage pour me lancer dans la vie active. J’ai beaucoup travaillé pour arriver où j’en suis et je continue à beaucoup m’investir pour évoluer. Tout ce que j’ai eu dans la vie (privée et professionnelle) est le fruit du travail, je n’ai rien volé, je l’ai mérité.
Je suis mariée et j’ai un petit garçon de 18 mois.
J’aime la vie et partager mes valeurs avec les autres.

Quel est mon cadre de vie ?

Pour l’instant, nous vivions plutôt bien, sans artifices mais nous avions de quoi faire vivre notre famille et faire des projets.
Nous vivons grâce à notre investissement dans le travail et sans aucune aide.
Aujourd’hui, avec la crise et surtout les nouvelles lois que le gouvernement souhaite mettre en place (quotient familiale, baisse de la paje, suppression des heures supplémentaires…) nous ne savons pas comment nous allons gérer, nous sommes juste au-dessus du seuil concerné. Le fait est que nous payons déjà beaucoup d’impôts, nous ne contestons pas le fait d’être solidaire des autres, au contraire, cependant, après des calculs précis que nous avons fait, l’incohérence de ces lois réside dans le fait que si l’un de nous deux arrête de travailler ou gagne moins nous aurions au final un salaire net plus élevé car nous payerions moins d’impôt et nous recevrions des aides.
Est-ce cela que la France encourage ? !
De façon générale j’ai l’impression que la France se divise, que les personnes qui gouvernent (tout parti confondu) sont plus préoccupées par leurs ambitions personnelles que la situation réelle du pays.
Je perçois la montée de la haine, de la colère chez les gens (moi la première) et j’ai l’impression que les valeurs auxquelles je crois ne sont plus partagées par mon pays.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Je me laisse parfois surprendre à rêver d’un monde où les valeurs seraient le moteur des décisions, où le manque de respect sous toutes ses formes serait puni, où chacun aurait le sens des responsabilités, où on arrêterait de regarder son nombril …
Un monde où le travail et l’investissement seraient récompensés…
Un monde plus juste, plus équitable qui ne se baserait pas uniquement sur une déclaration d’impôt mais sur un ensemble de critères (esprit collectif, persévérance, valeurs, …)
Un monde utopique.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

J’ai peur pour mes enfants, j’ai peur pour mon pays….
Peut-être faudrait-il mettre les moyens pour lutter contre les abus des privilèges sociaux, une surveillance accrue, un système où le citoyen se sentirait responsable vis-à-vis de son voisin.
Avec plus de contrôle, les français se sentiraient en confiance et la notion de « partage » et « d’entraide » prendrait tout son sens.
Il faudrait aussi encourager la catégorie « moyenne sup », celle qui paye des impôts, celle qui n’a aucune aide, celle qui en première ligne des décisions de chaque gouvernement et qui supporte financièrement les décisions prises (car cette catégorie n’est pas encore assez riche pour pallier aux hausses), celle qui fait vivre ce pays mais aussi celle, si on ne fait rien qui va dans le meilleur des cas aller vendre son expertise à l’étranger ou dans le pire des cas se mettre elle aussi à trouver d’autres moyens et entraîner un taux de chômage plus élevé, une baisse du taux de natalité…
Il faudrait peut-être revoir les tranches ou proposer un système dégressif interne à une tranche.
Il faudrait également penser à revoir le système de retraite car bien sûr il faut travailler plus longtemps et cela semble logique mais il faudrait également dans un principe d’équité, réformer les régimes spéciaux qui n’ont plus lieu d’être aujourd’hui.
Il est temps que nous apprenions de nos erreurs, que nous regardions ce qui se passe ailleurs, dans d’autres pays, que nos « gouverneurs » se projettent plus loin qu’une prochaine élection municipale ou présidentielle.

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Carole, le 18 juin

Carole, le 18 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Carole, 45 ans, Enfant de la libre circulation, née en 1968 prés de la frontiére Allemande, partie de mon village Lorrain sinistré par la fermeture des mines, comme presque tous les jeunes de ma génération, devenue Européene car la France n´avait pas de travail à m´offrir , Electricienne, Technicienne, Qualifiée en ressources humaines, en relations interpersonelles, Diplomée de 3 pays Européens en électricité, actuellement en formation pour le brevet de maitrise en électricité au Luxembourg, mariée avec un Belge, je travaille au Luxembourg et nous vivons en Allemagne, nous dissons souvant que de l´Europe nous sommes les citoyens, que l´Euro est notre monnaie, engagée politiquement pour que l´émigration soit un choix ,que les jeunes ne soient pas contraint de chercher un travail ailleurs, engagée contre la montée du nationalisme, contre les euro-septiques, afin que personne ne puisse jamais nous priver de notre droit á la libre circulation, de notre monnaie, mais aussi afin que chaque nation garde sa gouvernance et ces particularités, dans une Europe partageant certes beaucoup, mais laissant aussi les hommes et les femmes libres de choisir un pays, pour sa particularité. Pour une Europe des nations, qui respecte la culture de chacun.

Quel est mon cadre de vie ?

Notre vie entre les frontiéres est celle que j´avais révé pour mes enfants, car jamais je n´aurais osé croire que l´Europe construite hier était pour moi, aujourd´hui dans la même journée je parle trois langues, je rencontre de nombreuses personnes venant de nombreux pays, mais un bonheur n´est complet que si il concerne les autres.

Hélas, ce n´est pas le cas pour mes proches restés en France, ni pour les Francais. La vision de mon pays m´attriste, nous perdons tout de notre gloire passé, nous glissons, loin des valeurs humaines, loin de l´honneur.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Pour la France , il serait heureux que des grands chantiers soient entrepris, comme la réforme des ressources humaines, responsable du fait qu´une personne aujourd´hui est considéré comme au »Top » entre 27 et 35 ans, cela ne représente pas même 10 % de l´espérance de vie, ce n´est pas à la société de s´adapter à l´entreprise, mais à l´entreprise d´offrir á chacun sa place dans la société. Les entreprises doivent avoir une approche systémique, contrairement à ce que pensent certains Enarques et conseillés de haut rang, L´école doit s´adapter à l´entreprise. Une France qui gagne c´est un France ou chacun trouve sa place.

La France y gagnerait si la vérité était dites, sur des sujet aussi tabou que la raison réelle pour laquelle il n´y à pas assez de logements sociaux, les vrais raisons du chomage des jeunes et des séniors, ce que les responsable des ressources humaines étudies, le choix des livres, des auteurs, et le formatage des cadres, comment cela influence notre société.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

L´ambition ne manque pas, c´est la légitimité qui manque. Les idées ne manquent pas, les solutions ne manquent pas, il manque des personnes capables d´écouter, des facilitateurs, des personnes qui ne cherchent pas dans les vieux livres des solutions d´hier, mais bien de réponses d´aujourd´hui aux problémes de demain.
Merci à Monsieur Jean Lassale de faire cette démarche, elle à le mérite d´exiter.
Pour relancer l´économie, nous devons faire de notre pouvoir d´achat , un outil responsable, pour introduire dans le systéme une nouvelle donnée économique, nous devons créer de nouvelles normes, relancer la consommation en tendant vers l´exellence, pour attirer des investisseurs… trop vaste pour un cahier de l´espoir, mais les solutions existent.
Pour l´Europe, j´espére que nous aurons un jour la possibilité d´en avoir la citoyenneté, sans qu´elle soit rendue obligatoire.

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Philippe, le 17 juin

Philippe, le 17 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Depuis quarante ans de vie dite »active » – j’en ai cet été cinquante-six ans, j’ai traversé les étapes de ma vie sociale et professionnelle en trouvant à chaque fois, et non sans ces petits relais humains qui sont la vraie nature du lien social, les moyens de rebondir. Homme de langue et de rencontres, à la jeunesse révoltée, j’ai repris des études en 1983, sans moyens et ai cependant obtenu un DEA de Lettres en 1989, cumulant d’autres études, intellectuel de terrain, sachant aussi construire et entreprendre. J’ai été quelques années professeur de français, comme MA, mais là encore l’on m’a barré dés 1994. Depuis j’ai vécu de quelques autres remplacements, de cours particuliers longuement et avec andante, de tentatives diverses. J’ai concocté un vrai projet d’entreprise, né de cette expérience au long cours, exposée et souvent en butte aux rigidités bureaucratiques, manque d’accueil et exclusions. Ce projet, e-traverses, basé sur les technologies de l’information permettrait, s’il était soutenu à la hauteur de son ambition, de mutualiser intelligemment des supports pédagogiques, de piloter des parcours élèves, et de fournir en solutions innovantes tant techniques que pédagogiques, les écoles de demain. Ayant longuement oeuvré à son élaboration, multiplié les rencontres, eut quelques soutiens, dont l’élaboration d’un cahier des charges, je bute cependant principalement sur le fait que je suis sans moyens financiers, et que mon parcours et mon positionnement sont atypiques. Parfois je me dis qu’il n’est guère sûr que mes lendemains soient encore jouables, mais je continue pour voir, sans naïveté cependant.

Contractuel dans l’enseignement public pour quelques remplacements, jusqu’en février, je touche un chômage jusqu’en septembre, puis plus rien. Je suis en porte à faux avec ces écoles, qui pratiquent une école-garderie (entendre le mot école dans son sens générique), la grammaire extra-light, et surtout un protectionnisme de la fonction qui ne m’inspire que du dégout. J’ai tout de même subi bien des injustices, comme s’il n’était possible au fond d’être dans ce pays, un intellectuel immergé dans le monde, s’y coltinant. Concrètement, et financièrement, j’ai dû gagner en lissé même pas l’équivalent du smic sur toute une vie, y compris en comptant mes années d’entrepreneur, et n’aurait qu’une retraite à minima. Je sais tout à la fois projeter, planifier et réaliser bon nombre des tâches nécessaires à la construction d’une maison, m’y étant entrainé, et ayant payé nombre de mes temps d’études (près de quinze ans cumulés) par des chantiers tous corps de métier, mais n’est pas un sou vaillant pour acquérir une maison.

L’un des fondateurs d’Alternative libérale, en ayant proposé le nom, repris, Responsable de la formation alors, J’ai oeuvré politiquement à l’émergence d’une recomposition des relations entre un Etat dont les missions et prérogatives seraient revisitées et soumises à un vrai état de droit, et une société civile libérée. Cependant, je me suis éloigné, n’étant comme cela tout du moins, en accord, et espérant qu’on puisse faire autre chose, de plus ambitieux au plan de la pensée mais aussi du concret, en politique, le pouvoir ne me passionnant pas.
J’ai ainsi une conception du politique, où celui-ci est non seulement composite, mais encore n’a à être en position de surplomb, n’étant qu’une des façons, certes indispensable, d’interroger le réel et d’oeuvrer. Ma préférence, libérale, est ainsi complétée par le souci d’imaginer en toute modernité, l’émergence de solidarités actives et inventives, au plus proche du terrain, retrouvant ainsi du reste la meilleure inspiration ce cette pensée exigeante. En gros ce n’est nullement pour des intérêts de gros sous, que je suis arrivé par un long cheminement à cette maturation.

Au plan des écoles, champ que j’ai labouré en tous sens, j’aimerai contribuer au moins à l’émergence des solutions indispensables, non pas dans le sens de figer dans le marbre, la relation par trop incestueuse entre l’Etat et l’école publique, mais bien en faisant le pari d’un champ social libéré de pesanteurs administratives d’un autre âge, et valorisant les réponses probantes et innovantes. L’école, historiquement, n’a pas tant ses prémisses du coté des pouvoirs, qu’elle a été initiée par des libres penseurs.

Tout cela étant dit et résumé, ma situation et mes conditions d’existence, sont tout à fait précaires en regard d’un avenir incertain, et notre petit ménage, un couple et deux enfants encore ados, passé par bien des galères, gagnerait à ce que je puisse enfin réaliser ce pourquoi j’ai investi tant de temps, de compétence et de passion, nonobstant mon jardin secret littéraire qui lui aussi devrait aller vers le dehors.

Pour ce qui est du »qui suis-je », je ne sais qui je suis et où jusqu’à où (double signification que nous offre cette belle langue), et ai trouvé tout à fait juste que l’hébreu tout en en disposant pour l’autrement qu’être, n’autorise l’emploi ordinaire du verbe être qu’au passé ou au futur, comme si un laps toujours me séparait de l’affirmation de l’être là et que ce tremblement n’était pas tant le lieu d’une inquiétude que d’une préférence expérimentée pour la question, non point en sa violence qu’en une suspension qui ouvre à l’infinité des réponses comme autant de visages passés et à venir…

Quel est mon cadre de vie ?

Nous vivons depuis 2009 à Perpignan, en cette région connue depuis trente-cinq ans et arpentée. Nous vivions auparavant en région parisienne en grande banlieue non loin des Mureaux. Malgré l’ampleur des transferts des grandes villes à haute valeur ajoutée à cette lointaine province ensoleillée, (DGF, immobilier surenchéri pour la petite classe moyenne prenant retraite ici, tourisme de masse tout de même bien trop siphonné par des tarifs abusifs en regard de la qualité servie), malgré la beauté des lieux, je subis comme bien d’autres l’ostracisme local et la logique tribale qui tend à y prévaloir hélas ; il est difficile d’envisager de développer ma vie professionnelle ici. S’agit-il du reste encore de travail ou bien de ma volonté d’accomplir ce pourquoi je me suis si longtemps battu, et qui ressort plutôt du verbe oeuvre, qu’il s’agisse de réalisations concrètes ou de réflexions au long cours ?
Vivre entre la grande ville où j’ai vécu une grande partie de ma vie, et ce pays du sud (quoique je préfère au fond l’Aude toute proche…) me convient mais n’est guère facile au plan des échanges indispensables au progrès de ce qu’on appelle encore projet par défaut, puisqu’à mon âge, il ne s’agit plus tout à fait de cela. L’hyper-centralisme français, lequel est au fond d’essence tribale, et se démultiplie à quelque niveau que ce soit, devrait faire place à une culture non pas décentrée, mais où l’important c’est l’autre homme, plus haut que moi, me permettant de dire je (je pense ici à Lévinas et à la culture juive qu’il m’a si profondément permis d’arpenter et qui tant m’est chère…), le centre du monde ou de quoi que ce soit étant illusoire et introuvable, contrepèterie malicieuse d’un Dali… Il serait alors pleinement et en tous cas mieux possible d’inventer (mettre dans le vent) où que ce soit.

Je m’inquiète pour mes enfants, ce qu’ils ont et auront à affronter, en une société si peu ouverte qu’elle en devient souvent stupide. Et je ne peux aimer la démocratie que lorsqu’elle se dote en tous points de son meilleure antidote et contrepouvoir, le souci qu’à chaque instant et en toutes choses, le meilleur gagne, ce qui ne veut nullement dire le plus fort, et demande qu’on médite, cultive et rende toujours plus dense le partage indispensable qui doit compléter et accompagner l’échange, lieu de nos espoirs, de nos réussites et de nos échecs, principal lieu de notre dignité. Il convient donc de préférer l’emploi, à toute autre situation qui surprotégeant certains, en expose beaucoup trop d’autres, réduits à l’indignité de n’être que d’éternels spectateurs, tout juste consultés parfois…

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Quel est en fait mon cadre de vie ? Est-ce Perpignan, où nous habitons pour l’heure, les Pyrénées Orientales, la Catalogne, le Languedoc-Roussillon, le sud, le midi, la France, Paris, l’Europe, le monde occidental, le monde, plus encore ? Un peu tout cela, et ce d’autant plus que le monde, via la dernière révolution humaine du net (qui nous permet du reste d’échanger, tout du moins je le souhaite pour la suite) est en quelque sorte tout à la fois plus vaste, plus complexe et plus incertain aussi. Il reste que les cadres ne manquent pas en France, et qu’ils génèrent bien trop de labyrinthes inutiles (à coté de ceux que l’on arpente du coté des sciences ou des arts, …, lieux de progrès,) bêtement bureaucratiques qui ne semblent parfois être là que pour justifier l’hydre insensée d’un état boursouflé, et à l’abri duquel, protégé, l’on peut en arriver à croire que l’on domine ce qu’on voudrait contrôler. Entre des règles indispensables, et qui devraient être mieux claires et en nombre limité, et stricto-sensu à appliquer, et la profusion démentielle de textes qui entendent tout régir soi-disant pour le bien de tous (comme si qui que ce soit pouvait vraiment savoir ce qu’est l’intérêt général, et agir en son nom.

Si ce n’est le cas, cela n’invalide pour autant l’action politique, mais la rendrait plus prudente, plus obligée et moins grandiloquente), il va fallori choisir. Mais en restant à l’acception sociologique de »cadre de vie », et en le limitant à notre base de vie géographiquement située, disons que j’aimerais que ce lieu où nous habitons, devienne plus ouvert et mieux accueillant, profitant de son positionnement géographique et de ses atouts, faisant meilleure place aux autres, émigrants de l’intérieur retraités ou pas souvent de grande expérience (car c’est en bougeant et changeant qu’on en acquiert, fusse à l’intérieur du continent des livres), immigrés par trop relégués et gitans sédentarisés, cantonnés dans l’aide et la délinquance chronique pour un trop grand nombre d’entre eux, alors qu’il faudrait là aussi devenir inventifs. Trouver aussi les moyens d’un pas de deux avec la Catalogne du sud, autrement dynamique. Comme je suis aussi parisien (mais je vous passe tout ce qu’il faudrait faire là à mon sens, en cette même perspective, de confiance, de sérieux, de réponse, d’échange et de partage, que j’appelle de mes voeux, et à laquelle j’entends contribuer), j’aimerai par exemple qu’il soit possible de circuler entre la capitale et Perpignan pour un prix bien moindre, et que donc l’on apprenne de l’aéroport de Girona et de Ryanair plutôt que de privilégier un faux low-cost à la Air France, inaccessible aux petites bourses, lesquelles bien évidemment n’en sont que rarement au temps confortable des réservations sur l’avenir…) : ne pas prélever de taxes surenchérissant le voyage, le manque à gagner pouvant être largement compensé par le surcroit de fréquentation qui augmente les recettes de la région. Parier sur l’ouvert là encore donc, contre les clivages, la morosité…

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Face à une telle question, ce qui me vient de suite, et au fond c’est le coeur de ma formation en ces plus chères parties, »effacé par la journée envisagée », Henri Michaux.

L’avenir de chacun, et ce mondialement, est de plus en plus relié, en de multiples segments. C’est un progrès mais aussi problématique, puisqu’en même temps nous profitons de beaucoup plus : informations, connaissances, rencontres, objets, possibles, … mais que cette démultiplication au regard de notre condition humaine faillible et de passage, rend incertain notre avenir qui n’est ainsi plus tout à fait terrien, tout du moins nous semble t-il. Le vieil atavisme paysan du français, est ainsi mis à mal, puisque le monde sans limites s’immisce partout, modifiant sans cesse la donne, les enjeux, et rendant incertains calculs, prévisions et réussites. Une organisation telle celle de la France me semble bien trop peu adaptée à un tel contexte ; les grands écarts qu’il faut pratiquer entre la réalité du monde dont nous faisons partie, et les conceptions autour desquelles tant s’arc-boute la société civile, ou plutôt les tenants-lieu de celle-ci (car il y a un écart certain entre l’état de conscience de beaucoup d’hommes de la rue, et ceux qui en politique ou dans les corps intermédiaires entendent les représenter, sans toutefois toujours la légitimité qui devrait prévaloir : ainsi notamment de certains syndicats qui opposent ainsi des évolutions historiques passées, fruits certes de combats, en leur conférant le statut de traditions intouchables, à l’état de la société présente où beaucoup veulent surtout trouver des solutions à leur vie quotidienne pour maintenant. Un syndicalisme basée sur l’idée d’une mono-carrière en CDI ou comme fonctionnaire, est bien peu à même de défendre la France exposée, de comprendre par exemple les motivations des auto-entrepreneurs, de préférer l’emploi à l’hyper-protection, de promouvoir réellement dans les faits une société civile ouverte et prospère, ce qui ne veut nullement dire ne pas défendre ses mandants, l’emploi en France, un niveau élevé de protection sociale, etc, mais ne pas dogmatiser un positionnement en se comportant comme une nouvelle prêtrise)
La société civile est en fait prête à bien des évolutions. L’on accepterait mieux aisément de perdre si l’on pouvait légitimement penser gagner en une autre étape, mais si tout est déterminé par un positionnement à l’issue de la formation initiale, alors nombre sont ceux qui se cramponnent à ce que j’appelle »l’os à ronger de l’égalitarisme ».
Si j’évite de projeter pour mes enfants, je vise à les accompagner au mieux en ces deux prochaines décennies, afin qu’ils puissent perdre moins de temps que moi, et mieux jouer leurs atouts et désirs, cependant sans nul manquement aux autres.
J’aimerai qu’il soit possible qu’ils se réalisent en France, mais les invite (nous voyageons, low-cost, dés que possible, de toutes les façons) à voyager, bosse qu’ils ont déjà, développée. Ma priorité, notre priorité, c’est eux, la fille de ma femme (un peu ma fille) et mes deux garçons, et au delà toutes celles et tous ceux que j’ai pu croisé, amis d’un jour ou de toujours, mais il ne pourrait être question que je privilégie l’un des miens, si cela m’apparaissait injuste. De toutes façons, en restant réaliste, toute cette culture que j’ai tant arpentée en de multiples façons, ne me sert que de peu, au dehors, tant ce que je suis, sans forfanterie et en conscience aigüe de ce que je ne suis pas, ne trouve que trop peu son espace au dehors, voire soit reconnu, et génère quelque revenu mieux régulier… Mais tout en étant lucide, informé, étudiant la moindre question, imaginant des réponses, pilotant des associations, tenant bon sur le projet e-traverses dont je ne comprends parfois qu’on m’en est dit tant de bien, sans rien y apporter qui m’est accompagné concrètement en son lancement effectif (et me relisant avant envoi et n’ignorant le volume de ce témoignage, je serais ici fort sérieusement en demande de l’exposer à ce ministre de l’éducation nationale qui fut aussi en quelque sorte mon boss du temps où l’on me fit misère. J’ai tant lu, entendu les uns et les autres en de multiples occasions, qu’il serait temps qu’on m’entende un peu, non ?), je suis confiant, en quelque sorte croyant, faisant résonner au mieux la traduction d’attendre en espagnol… Nous ne faisons certes que de passer, mais la vraie richesse serait de le faire avec quelque élégance.
Pour l’avenir de la France, j’aimerais contribuer à l’évolution et la libération de l’école, mariant ce qui fait de mieux au nord de l’Europe en termes de suivi et de promotion des diverses intelligences rencontrées, avec le souci du dur, c’est à dire de doter chaque futur citoyen d’un vrai socle de langues et langages, ce dont nous sommes scandaleusement loin. Au plan des langues anciennes, et en regard d’une histoire millénaire tragique, je proposerai qu’on n’oublie pas Jérusalem lorsqu’on s’insurge contre la raréfaction des heures consacrées à l’étude du grec et du latin, y ajouter l’hébreu générerait un vrai débat, et corrigerait une injustice. Si nos vieilles langues de terroir, sont maintenant peu en usage par tous, j’aimerai aussi qu’on leur fasse la place qui leur revient, ce n’est pas pour rien que Babel est écroulé, et se comprendre suppose d’être deux, et que chacun retrouve le »don des langues, la sienne au moins, qui sinon soi, qui la parlerait », dixit Michaux, que j’ai longuement lu alors, mais n’est jamais pu enseigner en ce pays inventif, ce qui ne cesse de me révolter, et est sans forfanterie, un gachis. Au plan politique, je milite pour ce que j’appelle la subsidiarité ascendante, basée sur la confiance qui doit présider à nos échanges. Ne pas interférer systématiquement dans ce que fait l’autre, le laisser échagner, trouver son chemin, ne veut pas dire ne pas mutualiser où celà est utile ni non plus laisser faire ce qui serait contraire à la loi. Au plan européen, même s’il faut se doter des moyens d’une vraie présence internationale, il ne faut surtout pas transférer le modèle français centraliste et jacobin à la gouvernance de notre diversité multipolaire. Cependant il faut tout à la fois doter l’Europe d’un vrai budget, et repenser la question des subsidiarités, n’en déplaise aux corps constitués des hauts-fonctionnaires platoniciens. Au plan international, s’allier avec l’amérique est la voie, et sans exceptions pour l’avenir, nous n’y perdrons pas nos âmes, et les USA apprendront aussi, bien plus qu’on ne le prétend avec une certaine jalousie… mais aussi oeuvrer pour le multipolaire, le souci non dogmatique d’un contenu durable de nos croissances respectives, le décollage de l’Afrique où nous aurions tant à jouer et inventer, au plus loin des petits arrangements d’une françafrique qui a encore de »beaux » restes… oeuvrer à la démultiplication des échanges et du développement de tous, mais sans fausses naïvetés, la valeur d’un objet échangé étant subjective aux désirs des échangeurs, et non point de quelque valeur travail comprise mais peu calculable, oeuvrer contre les facteurs de guerre en appelant un chat un chat, et en refusant toute espèce de collaboration avec le terrorisme ou ses financeurs, et de fait soutenir les sociétés civiles du monde musulman en les invitant à quelque aufklarung salvateur et indispensable pour le développement et la paix… Redéfinir bien sûr les limites que doivent avoir les Etats et les organisations qu’ils génèrent et président, ce dans un souci d’efficacité basé sur les droits de l’homme, droits naturels inconditionnels, valables pour tous, où que ce soit et sans considération de fortune. Le reste relève de la foi et de l’espoir, et appartient à notre quotidien, qui en est digne ou rabougri, selon notre (mais c’est toujours d’abord un mon) souci exigeant de l’autre.

Au plan de l’organisation politique, ce qu’a pu notamment proposer François Bayrou, me semble relever d’un socle indispensable. Il faudrait donc sérieusement aborder la question de l’interdiction du cumul des mandats, simplifier le mille-feuilles, obliger l’Etat à des règles de bonne gestion sérieuse, le contingenter à l’état de droit bien plus qu’à présent, réfléchir et oeuvrer aussi résolument et rapidement à un rééquilibrage pérenne des pouvoirs, à l’introduction non anecdotique de la proportionnelle. Entre ouvrer et oeuvrer, synonymes, il y a le plus du »e », dis »eux » joua Lacan, et sans eux, ils et elles, eux mêmes en résonance, point de pays, fut-ce ce »euh », hésitant qu’il faut accompagner, convaincre, et pour cela inviter. Ou comment refaire de ce pays, le pays de tout le monde.

Merci de m’avoir lu, et en soutien de cette marche, appréciée, à laquelle je veux bien me joindre un jour, même si elle passe loin de chez moi. Je crois qu’effectivement il faut que le pays retrouve ou recouvre ses droits pour que l’espoir, l’aventure et les solutions s’y démultiplient et contrecarrent clivages, barrages, et fausses impossibilités. Ce en un individualisme démocratique, où la seule personne qu’on puisse sans fiction nommer ainsi, est physique et porte nom propre, nul ne devant manquer si l’on veut encore en dansant peupler la terre.

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Bernard, le 16 juin

Bernard, le 16 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Bonjour, je me prénomme Bernard, j’ai 62 ans. Nous avons fait le choix, ma femme retraitée de l’éducation nationale et moi, d’aller vivre en Tunisie. Nous y résidons à temps plein depuis septembre 2011 mais avons vécu sur place la révolution et le départ du président Ben Ali car nous y passions le temps des vacances scolaires depuis 2009. Nous avons créé une petite société de conseil où nous développons des outils d’employabilité au service des jeunes afin de les aider à consolider leur CV et essayer de trouver un emploi. Ma femme a été élue UDF pendant 18 ans et j’ai rejoint grâce à elle la famille centriste où j’ai été quelques mois président de la section MoDem d’une commune de l’Ile de France. Gaulliste par tradition familiale (un père engagé dans les Forces Françaises libres en 1943, un grand oncle dans la 2ème DB puis l’armée de Lattre, une mère réfugiée politique hongroise), j’ai été nourri au biberon de la liberté et de la préservation de valeurs essentielles pour assumer une véritable citoyenneté. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai opté voilà plus de trente ans pour une activité indépendante. En 2006/2007, François BAYROU me semblait être celui qui portait haut et fort ces valeurs assorties d’un discours de vérité. Je suis aujourd’hui toujours admiratif de sa capacité d’analyse mais plus réservé sur ses qualités de management.

Quel est mon cadre de vie ?

Nous avons beaucoup de chance, nous avons une petite maison située à 10 mètres de la mer avec une vue magnifique sur la baie de Tunis dans la petite commune de Ezzahra située à 12km au sud de Tunis. Il s’agit d’une commune dite »populaire » comparée aux communes chics de la banlieue nord de Tunis (mais je retrouve la simplicité de mon enfance, j’ai vécu quelques années à la Trinité sur mer puis mon père s’est établi dans le Poitou) qui se nommait au temps du protectorat Saint Germain car de nombreux Français y résidaient. Je retrouve ici avec une connotation locale un peu de la vie provinciale des années 60 (la modernité de la Tunisie de Ben Ali n’était que très relative et cachait des réalités moins affriolantes).

Contrairement à la France, tout est à faire ici, les Européens en général et les Français en particulier sont très appréciés. Nous avons le projet de monter, mais actuellement tout est difficile avec une transition démocratique qui peine à se faire, une école française parce que nous pensons que l’immigration venant du Maghreb et de l’Afrique francophone est une aubaine pour la France et l’Europe dont la population vieillit mais comme disait un personnage célèbre, c’est un »vaste programme ».

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Encore une fois, je n’hésite pas à dire que nous faisons partie des privilégiés en ce sens non pas que nous ayons des ressources énormes, mais que nous avons choisi notre vie actuelle et que j’ai eu la chance (attention, la route est semée d’embûches et les échecs ne doivent pas nous faire renoncer) de faire à peu près tout au long de ma vie professionnelle ce que j’avais choisi. Bien évidemment pas de semaine de 35 heures ni de vacances à date fixe, mais la liberté a un prix.
Ma femme avait fait le choix de l’éducation nationale parce qu’elle aime transmettre, elle construit actuellement pour le compte de l’Agence Universitaire de la Francophonie un module d’employabilité à usage des doctorants et croit depuis longtemps aux TIC qui constituent une révolution dans le domaine de la connaissance. Aujourd’hui il faut non plus enseigner de manière traditionnelle et bourrer les crânes mais au contraire organiser la transmission des connaissances et donner aux jeunes les moyens »d’apprendre à apprendre ».
Je pourrais vous parler pendant des heures de la situation ici et de l’incertitude qui règne dans ce pays de tous les possibles, le meilleur comme le pire, où la nature »rebelle » des Tunisiens fait obstacle aux tentatives des instances provisoires pour les enfermer dans un cadre par trop ressemblant à celui dont ils se sont débarrassés. Malheureusement, l’absence d’autorités légitimes empêche de prendre des mesures vitales et le pays a régressé en deux ans de plusieurs années pour redevenir un pays en voie de développement, le véritable défi sera de revenir au statut de pays émergent et pour cela il y a du boulot!

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Quand je relis ce qui précède, le seul paragraphe important est celui-ci parce qu’il concerne l’avenir. Quand on a comme moi passé le bac en 68, on se souvient qu’on avait des rêves plein la tête et que l’avenir nous était grand ouvert. En même temps, il y avait deux mondes, celui que ma mère avait fui et le »monde libre ». Aujourd’hui tout a changé, trois crises ont eu raison de nos économies et les gouvernements successifs n’ont pas eu le courage depuis le premier choc pétrolier de dire la vérité aux gens à savoir que rien ne serait plus comme avant. Ensuite la chute du mur de Berlin a été un tournant décisif et le début de nos vrais problèmes même si elle était juste et nécessaire, mais nos gouvernants de l’époque étaient des hommes du 19ème siècle pas préparés à la modernité. Je doute que la majorité de notre personnel politique d’aujourd’hui soit capable d’anticiper les mutations qui nous attendent.
On parle de quoi en ce moment?
De la dépravation du monde politique, nos institutions et le quinquennat l’encouragent faisant du Président de la République un chef de clan assuré de régner sans partage et sans contrôle pendant 5 ans et il faudra plus qu’une mesurette de pseudo transparence et moralisation de la vie politique pour remédier à un système qui est devenu déviant et quasi mafieux. Il faudra que les extrêmes deviennent dangereuses au point de risquer de prendre le pouvoir pour que les deux partis dominants se réveillent.
De la crise économique, elle est réelle et durable, cessons de rêver il n’y a aucune solution miracle, l’Europe moins que toute autre parce que sa seule raison d’être est le soutien de la monnaie unique (toute la classe politique sombrerait si l’Euro s’écroulait ou que nous décidions de l’abandonner) alors qu’on aurait du faire l’Europe politique avant celle des banques. Nous devons cesser de compter sur l’Etat providence et apprendre à vivre avec moins et/ou à travailler plus et plus longtemps, la gesticulation de syndicats sur les retraites est pathétique et mortifère pour notre société.
Des solutions existent, elles passent par notre volonté de nous en sortir et de redevenir des »citoyens engagés » en réformant de manière importante les institutions qui devront être le reflet de la volonté populaire et non plus une oligarchie qui a confisqué au nom du peuple le pouvoir du peuple. Les jeunes devraient s’engager davantage en politique et bouter hors des partis les septuagénaires et octogénaires qui font barrage à leur ascension. La démocratie directe devrait à terme remplacer celle des partis et donner plus de souplesse aux gouvernants qui seraient également en situation de rendre des comptes et d’être sanctionnés en cas de manquement (je suis conscient du caractère iconoclaste de ces propos, mais les entreprises vivent cela au quotidien et les Etats vont devoir accepter l’idée d’une gestion vertueuse avant que la rue dont les excès sont imprévisibles leur dictent sa loi)
Sur le plan économique, la seule véritable création de richesse et d’embauche passe par les PMI, PME, TPE, artisans et commerçants, c’est sur elles qu’il faut »mettre le paquet », ce devrait être le rôle de la BPI et des banques en général. Une fiscalité encourageant de manière très incitative devrait également être mise en place en donnant une prime à la prise de risque au lieu d’encourager celle du bas de laine faisant des Français les champions d’Europe des épargants et des prélèvements. L’Europe est la première économie du monde, mais elle n’est pas organisée ni unie, je ne sais pas s’il vaut mieux une Europe fédérale ou une Europe des nations, mais il faut repenser l’Euro qui empêche les économies des différents pays de s’ajuster entre elles. L’Allemagne est à la fois une super puissance et un colosse aux pieds d’argile.
L’éducation doit rester la priorité des priorités. Comme l’a dit Martin SCHULTZ: »si nous avons trouvé 700 milliards€ pour sauver les banques, nous devons faire le même effort pour sauver la jeunesse » au risque de créer »une génération perdue ».
Enfin, pardon d’être aussi disert, ce sera ma conclusion, il faut AVOIR ENVIE d’ETRE HEUREUX et renoncer à la sinistrose et au pessimisme. Croire en la vie c’est croire en soi et aimer son prochain. J’invite celles et ceux qui ont un doute sur ces mots à passer quelques semaines avec nous en Tunisie, ils comprendront que la France est un pays qui fait rêver et reste pour beaucoup un modèle. J’en profite pour dire également que vue de 2000 km, la France n’est pas »le nombril du monde » et que la mobilité est une qualité indispensable pour devenir un citoyen du monde.

Bravo monsieur le député, vous faites ce que chacune et chacun des 577 élus de l’Assemblée devrait ne pas oublier, vous souvenir que vous êtes notre représentant et que pour cela il vous faut nous connaitre et nous écouter même si l’on est un incorrigible bavard comme moi..

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Christian, le 16 juin

Christian, le 16 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Retraité depuis 7 ans. La moitié de ma vie professionnelle dans une entreprise de régulation industrielle (Service Recherche et Développement), l’autre moitié comme Chargé de Communication.

Quel est mon cadre de vie ?

Nous vivons depuis notre mariage à la campagne, dans un village de 600 habitants. Cela nous convient tout à fait.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Il faut juste que la campagne soit traitée sur le même pied d’égalité que la ville (école, commerce de proximité, médecins, crèches…).

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Puisque nous sommes en période de crise, je suis d’accord pour faire des économies, mais QUE L’ETAT COMMENCE !
A quoi sert le Sénat ? Combien nous coûte-t-il ?
A quoi sert le Conseil économique et social : une planques pour petits »pistonnés » ? A quoi sert-il ? Que nous coûte-t-il ?
Idem pour les conseils économiques et sociaux régionaux.
Et la ré-introduction du loup… qui paie les dégâts aux éleveurs ?
Enfin, je suis écoeuré par le monde politique et tous les parfums de scandales. Je finirai par ne plus voter.

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Stéphane, le 15 juin

Stéphane, le 15 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Stéphane, chef de petites entreprises, cinquante deux ans, célibataire, engagé dans diverses assoces d’entraide, culturelles, ou politiques de terrain (pas de politique politicienne)
Fou de boulot, et pas de femme, c’est mauvais pour la santé !
Ingénieur, j’ai été salarié pendant 15 ans, et suis indépendant depuis 10 ans, en gros.
Fils de paysan, j’aime mon pays, ses paysages et son histoire. Et je salue avec respect votre initiative, Jean, car comment mieux connaître un pays qu’avec ses pieds, au rythme lent du pas de l’homme ?

Quel est mon cadre de vie ?

Je vis à Paris 17, dans un appartement agréable. Je vais assez souvent en Champagne, ma région d’origine.
Ce qui a changé, c’est la vie quotidienne : les gens qui ne se disent plus bonjour dans la rue, la méfiance de l’autre a priori (une tante âgée me disait qu’il y a cinquante ans, à Paris, il était tout à fait inconcevable de mettre un antivol à un vélo), le sentiment d’insécurité qui vient largement d’une immigration massive, incontrôlé et revendicatrice, le choc de la culture musulmane en pleine expansion, face au nihilisme occidental, qui vient volontairement effacer des siècles de culture chrétienne. Officier à mes heures, j’ai vécu la période où, pour des exercices sur notre propre sol, il est devenu nécessaire d’adopter les mêmes dispositions de combat que celles à adopter si nous étions sur un sol ennemi (vers 1990). Et là, je me suis dit que quelque chose avait changé, dans le pays de Ronsard et du Bellay.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Je crois qu’il faut retrouver le sens de la fraternité, et par exemple, l’initiative de la fête des voisins, instaurée par un conseiller d’arrondissement du 17°, Atanase Périfan, est excellente. Mais il faut aller plus loin, il faut redonner des racines à la fraternité. Faire la fête ne suffit pas. Il faut revenir aux sources de la fraternité : c’est de se savoir proche de son voisin, d’une proximité incarnée (et pas intellectuelle, car il s’agit le plus souvent d’un fantasme). C’est de remarquer que nous avons une histoire bimillénaire commune. Que nous parlons la même langue, une des plus belles du monde. Que notre avenir est commun.

Pour prendre une comparaison agricole, je pense qu’une civilisation heureuse est comme un arbre puissant qui pousse sur un sol : les branches sont les initiatives diverses des citoyens, qui vont dans un sens ou dans l’autre, et qui meurent quelquefois, ou sont taillées ou émondées par un Etat-jardinier, en fonction de l’harmonie générale de l’arbre. Ainsi, l’arbre profite au mieux du soleil, et pousse d’une manière équilibrée, du fait de la contribution de toutes ses branches, les grandes et les petites, les droites et les courbes. Aujourd’hui, ce sont plusieurs arbres qui poussent sur le même sol, se font concurrence, se gênent, poussent de manière anarchique et truquée, et le résultat est laid.

Nous avons besoin de retrouver le sens de la justice et celui de la vérité. Or notre classe politique nous a tellement trompé…

Dans l’affaire DSK, ce n’est pas la conduite du directeur du FMI, qui me choque. C’est que quelques mois après, le même homme aie l’impudence de se présenter sur le tapis rouge de Cannes, avec un autre »matériel ». Dans l’affaire Cahuzac, ce qui me choque le plus, ce n’est pas que le ministre chargé de la lutte contre la fraude fiscale possède un compte en Suisse. C’est l’indécence de cet homme qui, ayant engagé son honneur devant 60 millions de français, a envisagé un moment de revenir à l’Assemblée, ou de se représenter devant le suffrage, tellement le sens de la justice à déserté la politique. L’affaire Méric n’est qu’une rixe entre petites frappes, regrettable mais banale. Ce qui est choquant, c’est qu’au plus haut de l’Etat, une exploitation politique et médiatique en a été faite, visant à salir, à opposer les uns et les autres, utilisant la puissance publique pour diffuser des mensonges vénéneux. Et chaque jour apporte un nouveau scandale, tant la représentation nationale a oublié le caractère quasi sacerdotal de son métier.

A chaque communiqué politique, la première question qui vient est : A quelle manipulation va-t-il se livrer, celui qui parle ?

Nous avons besoin aussi de retrouver le sens de l’équité, notamment entre le secteur privé et la fonction publique. Cette dernière, portée par ses organisations syndicales et par la couardise des politiques, a perdu de vue qu’elle n’existe qu’en terme de service, certes nécessaire, mais second par rapport aux créateurs de richesse. Il n’est pas juste que le salaire moyen de la fonction publique soit largement plus élevé que celui du secteur privé, sans parler des multiples autres avantages, dont le système de retraite, tellement opaque, …et tellement profitable, pour certains seulement. Il n’est pas juste, que les créateurs de service soient au dessus des créateurs de richesse, en terme de considération comme en terme de rémunération, car leur apport au pays est plus important et plus risqué : ce ne sont pas des CERFA, que nous exportons, ce sont des bagnoles, des produits agricoles, des technologies, etc.

Nous avons besoin de retrouver le sens de la vérité : ce n’est pas parce qu’une loi a décidé qu’un homme et un homme, cela pouvait s’appeler un mariage, que cela suffit à en faire une vérité. Non, un homme et un homme, ce n’est pas un mariage (même s’il peut y avoir de très belles et très respectables histoires d’amour entre personnes de même sexe), et un enfant a besoin de savoir d’où il vient, et de s’inscrire dans une filiation qui ne soit pas purement théorique. Ce n’est pas parce qu’une loi impose qu’il faut enseigner aux enfants qu’un homme est homme par choix ou poids culturel, que cela suffit à en faire une bonne loi. Nous avons besoin d’un rapport apaisé avec la religion catholique : formés par l’anticléricalisme du XIX°, nous avons perdu beaucoup d’objectivité dans nos rapports.

La prétention de l’Etat de déconstruire les consciences est inacceptable, car c’est l’expression ultime du totalitarisme.

Nous avons besoin aussi de retrouver le sens de la responsabilité. Non, ce n’est pas à l’Etat de tout prendre en charge, et il appartient au citoyen de prendre toute sa part de devoir, avant de réclamer ses droits, tant que l’Etat assume sa charge régalienne. Or l’Etat devient une pieuvre coûteuse qui intervient dans tous les domaines, devenant odieux, matraquant tout le monde sous les amendes, les radars, les taxes, pour assumer de moins en moins sa charge régalienne, justement (moins de justice, moins d’armée, perte du sens du bien commun, etc.). Or cet Etat déresponsabilise : »ma taxe d’habitation est tellement chère que je peux bien jeter mes papiers par terre », »j’ai le droit de rouler à 90, alors je roule à 90, quel que soit le danger, puisque ce sont les radars, maintenant, qui disent si je conduis bien », »j’ai bien le droit d’être au chômage, puisque tout le monde en profite et que je gagnerai moins à travailler », ou encore »j’ai bien le droit de frauder la sécu, tout le monde le fait », sont devenus des standards.

Et j’aimerai davantage de prise en compte de l’originalité de certaines pensées, ou de certaines démarches, telles la votre, qui rendent compte de la diversité des personnalités humaines, car je crois que c’est dans la diversité que s’exprime le mieux l’aptitude humaine au bonheur terrestre. Et pour cela, nous avons besoin de favoriser l’indépendance de la pensée, d’éduquer les enfants à la liberté, plutôt que de les mouler dans un système intellectuel unique, celui de la bien-pensance médiatiquement acceptable.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Je crains que mon pays ne soit déjà mort, car je ne sais plus ce que je peux faire pour lui.

Les systèmes sont devenus tellement puissants qu’il devient chaque jour plus difficile d’agir.

Nous, petits entrepreneurs, sommes écrasés de charges. Chaque jour, nous travaillons à produire de nouvelles richesses d’une manière plus performante, que la puissance publique s’ingénie aussitôt à gaspiller, pour en demander toujours plus, toujours plus, toujours plus. Et pour quoi faire ? Pour créer de nouveaux postes improductifs, contrôleurs de ceci ou cela, commissions de machin, haute-autorité de cela, foutaises le plus souvent.

Nous subissons chaque jour de nouveaux règlements, aussi stupides qu’inutiles, qui nous font perdre en charge administrative ce que nous pourrions donner en charge productive, ou en repos pour profiter de la vie.

Les marchés sont truqués par des artifices fiscaux toujours plus troubles.

Les flux de population étrangère sont tels qu’on ne se sent plus chez soi, et que nous serons en minorité, nous, ceux qu’ils appellent »les souchiens », dans peu d’années. Pour se sortir de là, il y a deux solutions : soit disparaître, soit inverser la vapeur. Dans le premier cas, ce sont des larmes, dans le second, c’est du sang. En verriez vous une troisième, dont un exemple dans le monde montrerait qu’elle puisse fonctionner ?

Il n’y a plus de stabilité qui tienne : une chose qui a été faite hier peut disparaître demain, au gré des fantaisies d’un technocrate irresponsable qui n’assumera pas les conséquences de ses actes. Pour prendre un exemple récent, qui va assumer les conséquences, pour les millions de personnes que cela concerne, de la suppression du régime de l’autoentreprise telle que voulu par le gouvernement ? Qui peut penser avenir dans un univers mouvant ? Et le pire, c’est que je pense que cette instabilité est voulue, par ceux qui veulent que l’homme libre devienne chaque jour davantage un consommateur standard, sans autre horizon que la satisfaction immédiate d’instincts primaires, vision matérialo-consumériste que cherchent à imposer chaque jour davantage groupes industriels monstrueux, politiciens-clowns, média aux ordres, organisations supra-étatiques diverses travaillant dans l’ombre, à la destruction de l’âme et celle de la planête, sans que rien ne vienne plus équilibrer cette pression mortelle. J’ai longtemps pensé que cette idée, celle d’un groupe souhaitant cela, était monstrueuse. Mais en regardant les événements, il s’en dégage une logique telle que cette idée ne peut pas être exclue.

Je crois que les devoirs de l’Etat se rapprochent du devoir des parents, »donner à leurs enfants des racines et des ailes » (proverbe juif). Or l’Etat s’ingénie à nous couper de nos racines et à nous distribuer des béquilles, après nous avoir coupé les jambes.

Pour ce qui est de l’Europe, il faudrait qu’elle soit incarnée (c’est à dire que nous connaissions les chefs et puissions leur faire confiance, voire les aimer), responsable (que les responsables des ordres en assument aussi les conséquences), à sa place (que les producteurs de règlements n’emmerdent pas les producteurs de richesse que lorsque c’est absolument nécessaire, en leur laissant la liberté maximum, et en évitant de les considérer comme leurs esclaves), et porteur d’un projet européen, qui ne soit pas celui de Monsanto, de Bayer, ou d’autres lobbies. Il y a du boulot !

Pour l’international, la France n’est grande que quand elle rappelle les fondamentaux, et non quand elle participe à des curées répugnantes. La France se déshonore, en renversant un despote Lybien après lui avoir rendu les honneurs, pour mettre un nouveau chaos dans le pays. Elle se déshonore en essayant à tous prix de trouver un prétexte honteux pour intervenir en Syrie. Dans une certaine mesure, elle se déshonore en prenant part à des conflits trop dyssimétriques, qui justifient le terrorisme. La France s’est honorée de ne pas prendre part à la guerre en Irak, qui a vu une des plus grandes puissances mentir au monde entier, et appeler »Justice » ce qui s’appelle argent ou pouvoir. La France s’honore quand elle assume son passé colonial, dont je n’ai pas peur d’être fier, en intervenant magnifiquement au Mali, dans le but d’aider nos »petits frères » africains.

Oui, l’avenir est sombre, me semble-t-il.

Mais il reste des hommes libres, et vous êtes un de ceux là, car vous avez prouvé, depuis de longues années, votre engagement personnel, physique, incarné. De la plupart de vos collègues, j’aurai suspecté une manipulation. Pas de vous.
Et la simple décision d’un seul homme, qui marche à pied à la rencontre de son peuple, est réellement porteuse d’espoir.
Et tant qu’il restera un seul homme libre (j’espère que nous serons au moins deux !), tout espoir n’est pas définitivement perdu.

C’est parce que votre démarche suscite mon enthousiasme que je me suis laissé allé à cette contribution longue et un peu désordonnée.

Noire, mais pas sans espérance.
Et vous faites partie de cette Espérance.
Merci, Jean.

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Julien, le 15 juin

Julien, le 15 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Bonjour,
j’ai 36 ans, je vis en Savoie. J’ai débuté ma carrière professionnel en Restauration avec un BEP et CAP. Puis j’ai changé de branche en devenant commerçant en équipement de la personne. A mon compte depuis 12 ans avec ma femme, nous avons repris un 2e commerce il y a 3 ans.

Quel est mon cadre de vie ?

Je me considère comme faisant parti de la classe moyenne basse. Notre foyer a des revenus de 40000€ par an. Nous sommes propriétaires de notre maison ( encore 21 ans de crédit ^^). Nous faisons attention à notre train de vie. Nous ne partons pas tous les ans en vacances ( hiver comme été ). Nous ne faisons pas d’excès car nous n’en avons pas les moyens.
Nos charges RSI augmentent de plus en plus et nous rognons sur toutes les petites choses non essentielles pour compenser.
Nous employons 4 personnes sur nos 2 boutiques. Nous essayons de les aider du mieux que nous pouvons. ( Avance de trésorerie, augmentation annuelle de leur salaire, caution pour leur appartements en location…)
Quand à nous, nous éprouvons beaucoup de difficultés à l’accès au crédit bancaire en tant que commerçant. Nos salariés ont plus de facilités à emprunter que nous, qui sommes chef d’entreprise.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Réguler le E-commerce sur Internet et montrer aux gens les dégâts que cela cause sur le tissu économique local. Nous, commerçants, nous employons du personnel qui a un travail intéressant et plaisant. Au contraire des ces plateformes (Amazon, drive…) qui embauchent que des manutentionnaires payés à coup de lance pierre en bossant dans des hangars de stockage.
Nous participons à notre devoir de formation en embauchant des jeunes en alternance qui préparent des diplômes. En 12 ans, nous avons formé 5 alternants en Bac et Bac +2. Sans compter les stagiaires Bac Pro, BEP vente etc…
Nous aidons les associations locales avec des lots ou des aides pour leurs manifestations. Nous aidons nos clients en leur différent leur paiement par Chèque quand cela coince. Nous payons nos impôts et taxes en France. Nous ne pratiquons pas l’optimisation fiscale comme Amazon, Ebay, etc…
Tout cela, ça fait parti de notre métier. Pourtant, personne ne parle de nous. Les gouvernants nous oublient tout simplement. Pourtant nous sommes un maillon important de l’économie.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Remettre à plat tout le système. Une 6e République. Privilèges, Impôts, taxes, Normes, Charges, salaires, Banques, Assurances, sécurité sociale, Santé. Public/Privé, Etat, collectivités, Europe.
On ne peut plus continuer comme ça.
La politique ne peut pas être une carrière. C’est un devoir pour un moment donné mais pas un moyen de vivre professionnellement. Les intérêts personnels ne doivent pas primer sur le devoir collectif que la politique impose.
Si la situation continuait à empirer, je pense que l’économie va se transformer en chacun pour soi. Travail au noir, argent au black, non respect des normes etc…

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J.-L., le 15 juin

J.-L., le 15 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

59 ans. Salarié durant 20 ans, créateur d’un bureau d’études TP durant 20 ans. L’arrivée des socialistes a mis un terme à mon activité. Les intérêts du PS et des fonctionnaires sont prioritaires. Autoentrepreneur grenouillant pour atteindre la retraite

Quel est mon cadre de vie ?

La cadre de vie a bien changé, très rapidement ces dernières années. Malheureusement les repères disparaissent les uns après les autres. La course au fric à court terme devient insupportable. Les grandes surfaces y sont particulièrement responsables. Un livre tel que Rose Mafia aurait du provoquer un séisme dans le pays, mais là rien, affligeant, nous avons la droite la plus bête du monde. Tout ceci pour dire que nous sommes entrés dans la catastrophe finale

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

L’éthique politique n’existe plus. Le mensonge et la tromperie se banalisent, la confiance n’est plus. Le mariage pour tous a bien montré le mépris pour le peuple, il est devenu un objet. L’immigration soutenue par les différents gouvernements est un sérieux problème car il bouleverse notre culture, c’est vrai qu’un objet n’a pas de culture. La classe politique est totalement discréditée, elle ne fera plus marche arrière pour revenir en démocratie et le peuple devra prendre les armes pour en changer.

Problèmes à voir en urgence : le retour à l’industrialisation, stopper l’immigration, la mise en valeur de l’islam et le mépris de la chrétienté, arrêter la violence, rétablir des frontières et ne plus accepter le dictat de la commission de Bruxelles, ou est la démocratie la dedans, ces technocrates ne sont même pas élus. Bruxelles nous pollue la vie avec les interdictions idiotes et continues

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Dans la crise que nous connaissons, la classe politique est totalement responsable, cette responsabilité est divisée comme l’a été celle des rafles et des convois pour Auschwitz. Ceci n’est plus tenable pour nos enfants. Comme d’habitude une forte personnalité doit sortir du tas pour mettre le pays sur les rails. Notre pays a des atouts importants pour l’avenir mais TOUT le monde doit s’y mettre et non seulement le privé. La pilule sera difficile à avaler mais salutaire comme d’habitude

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Bernard, le 15 juin

Bernard, le 15 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Bernard,
51 ans, divorcé, 2 enfants majeurs à charge, profession(s) ingénieur & chef de projet en technologies de l’information, délégué syndical, artisan forgeron.

Quel est mon cadre de vie ?

Mon cadre de vie s’est peu à peu limité au domicile et à l’entreprise où je travaille depuis 27 ans. Mes moyens financiers, plutôt confortables me permettent d’assurer les besoins essentiels et l’éducation de mes enfants, sans plus. J’ai observé la dégradation progressive mais constante des conditions de travail en raison du poids croissant de la financiarisation et de la course à la productivité. J’ai été confronté, au moment où ma »carrière » de cadre aurait voulu que j’intègre le »staff » des cadres supérieurs, à un conflit éthique qui m’a conduit à choisir la voie du syndicalisme plutôt que celle du management. Aujourd’hui ma vie est partagée entre le soutien que j’apporte à mes enfants, mon engagement social et syndical, et une seconde voie professionnelle dans l’artisanat d’art.
L’engagement syndical m’a permis de me dégager un peu de la pression intolérable exercée aujourd’hui sur les salariés. Je considère que cela aura été salvateur. A mon sens, les modes de vie actuels sont, dans leur grande majorité profondément destructeurs et pathogènes. Je n’adhère ni à la vision de la société qui nous est proposée, ni à ses valeurs, et m’en désengage autant que possible.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

– remettre l’outil financier à sa place d’outil et non pas de valeur,
– redonner la primeur à l’humain, partout et systématiquement,
– développer radicalement l’éducation, la culture, l’esprit critique, la connaissance de l’histoire et des humanités,
– ne pas confondre éducation et formation professionnelle,
– développer massivement des services publics dégagés des contraintes et des conflits d’intérêt du privé : santé, transports, énergie, éducation, recherche, agriculture, distribution d’eau, infrastructures…
– faire en sorte que le mandat politique ne puisse devenir un métier : non cumul, mais aussi non renouvellement d’un même mandat au delà d’une certaine durée,
– faire en sorte que la représentation parlementaire soit représentative du peuple : substituer le tirage au sort au suffrage universel, possibilités de révocation par le peuple de ses représentants,
– reconnaître que le développement des technologies et des sciences permet de libérer l’humain de la contrainte du travail, que le travail – enfin – peut disparaître au profit d’activités plus utiles à la collectivité, et donc mettre en place un revenu universel inconditionnel pour pallier à la disparition du travail,
– abandonner la tour de babel de la construction européenne, salmigondi complexifié à l’extrème et forcément inopérant,
– renoncer à l’idée de croissance indéfinie dans un monde fini

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Je suis très pessimiste pour l’avenir, compte tenu de la dégradation des valeurs humaine, de la soumission croissante de chacun aux impératifs industriels et financiers. Personnellement, je tends vers une marginalisation douce : coopérer le moins possible à cette société et ses mécanismes, favoriser par mon action au quotidien toutes les initiatives fondées sur des tentatives de changement de paradigmes et pour le reste laisser pourrir le fruit. Je continue sur le plan syndical d’essayer de limiter la casse au quotidien et de protéger mes collègues de travail. Je m’efforce de ne pas avoir à vivre en contradiction avec mes convictions profondes.
Je crains pour l’avenir qui sera donné à mes enfants. Je continue à croire en l’éducation et fais donc tout mon possible pour qu’ils y accèdent, mais je n’exclus pas de devoir un jour réunir ma famille pour revenir à un mode de subsistance plus autarcique et rudimentaire. Il me semble qu’à l’échelle de l’histoire, une révolution est en marche dont nous ne voyons pas encore clairement le mouvement et les convulsions. Je crains que, comme toutes les révolutions, elle ne soit sanglante. Quel Gandhi contemporain saura montrer un chemin plus intelligent et plus pacifique pour renverser les oligarchies insupportable qui nous contraignent un peu plus chaque jour ?

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Laurence, le 14 juin

Laurence, le 14 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

J’ai 52 ans, je m’apelle Laurence, mariée, 3 enfants. Je travaille depuis 7 ans dans la meme entreprise, pour gagner le SMIC + environ 2 mois de prime.
J’ai un mari qui était auto entrepreneur avec un parcours assez athypique. Dernier emploi : CARGLASS….viré comme un malpropre du jour au lendemain….chomage a 50 ans. Du coup il s’est créé son emploi en auto entrepreneur (statut très fortement en difficulté car l’idée vient de Sarkozy). L’année dernière il a fait un gros infarctus et là, la cata….

Quel est mon cadre de vie ?

Je suis locataire d’une maison qui me coute 1100€, c’est le seul »luxe » qui l’on s’octroie car il faut bien loger les enfants. Demande de logement social depuis 3 ans dans une commune de nantis…..rien
Du coup on ne s’en sort plus, aucune possibilité d’épargne depuis des années donc pas d’apport pour acheter….
Dans les années 60/70, on vivait bien en France…maintenant c’est fini ! La retraite, on aura rien….et nos enfants….????
Du coup l’ambiance en France est devenu pourrie, les gens sont frustrés, difficiles…

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Franchement je ne sais pas……….. a part un peu plus d’argent, un peu plus d’égalité : le fossé se creuse encore plus entre les nantis (ceux qui bossent dans les grosses boites, les patrons de petites boites, les riches, les très riches, etc) et ceux qui ont l’impression de trimer pour pas grand chose comme moi…..
Je souhaite un peu plus de partage des richesses et je pense qu’il y aurait moyens de faire

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Je pense notamment a une entreprise que je cotoie fréquement (LECLERC) qui fait enormément d’investissements pour défiscaliser par exemple. Je trouve que toutes ces boites devraient d’abord augmenter leurs salariés avant d’investir. Ils devrait y avoir une loi pour ça.
Il y aurait tellement a dire et a faire……
En tout les cas, je voudrais que les citoyens puissent davantage entrer en politique et a l’assemblée. Je voudrais qu’il y ait plus de referundums. J’en ai assez de ces politiques qui passent 1 an a defaire ce qu’on fait les autres avant….
oui plus de citoyenneté….je pense au mouvement 5 etoiles en Italie et je trouve ça super.

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Matthias, le 14 juin

Matthias, le 14 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Je suis un homme de 38 ans, habitant une petite ville de l’Indre depuis 2007 (j’habitais en région parisienne auparavant). Je me considère comme plutôt privilégié: je suis cadre d’entreprise, et propriétaire de ma maison.
Politiquement, je ne suis ni de gauche ni de droite. Je suis de sensibilité écologiste, et engagé. Je vais tous les jours au travail à vélo, entre autres choses.

Quel est mon cadre de vie ?

Mon cadre de vie est agréable, au cœur de la France. Il me suffit de faire quelques centaines de mètres pour être dans la campagne. J’habite une France calme (peut-être trop calme!), mais extrêmement vieillissante et subissant de plein fouet les effets directs ou indirects de la crise: fermetures d’usines, délocalisation de base militaire, fermetures de commerces…c’est bien dommage.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Le cadre de vie naturel est bon, mais il manque de dynamisme économique. Peu d’emplois, et la plupart de nature précaire. Voilà qui n’augure rien de bon pour l’avenir.
La France tient encore en partie grâce aux aides sociales. Je serais curieux de voir combien de »nouveaux pauvres » arriveraient dans les rues si elles étaient suspendues du jour au lendemain. Je ne critique pas l’aide sociale, elle est nécessaire et souvent la conséquence d’une action politique inadaptée, mais les vrais problèmes commenceront le jour où ce filet se rompt.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Mon avenir proche n’est probablement pas en France. Je pense très sérieusement à partir à l’étranger (Je parle anglais, allemand et espagnol), et je pense pas moins sérieusement que la France approche d’une période bien plus troublée.
Il y a quelques mois, j’ai effectué un voyage en Asie. J’ai été stupéfait de constater le décalage d’atmosphère entre l’aéroport de Roissy et celui de Hong Kong. Ici, décrépitude en marche et morosité. Là-bas, ultra-modernité et une confiance dans l’avenir. La France n’est plus réellement un pays moderne, on veut y croire et on y croit mais c’est faux, il suffit de voyager dans certains pays pour s’en rendre compte.
La France est encore dans l’Ancien-Régime, malgré les apparences. Une caste qui est à la fois juge et partie est toujours là, avec les mêmes visages qui reviennent sans arrêt, par roulement: la classe politique. Oui, les hommes politiques d’aujourd’hui sont la Noblesse d’hier. Plus de blasons, mais toujours les pleins pouvoirs (souvent cumulés!), une inefficacité, une quasi-impunité voire une amoralité (DSK, Fabius…et bien d’autres car on ne sait pas tout).
Si au moins ils agissaient pour le peuple…mais non, ils agissent pour eux-mêmes. Bien sûr, ils ne veulent pas scier la branche sur laquelle ils sont assis.
Mais bien sûr, ils ne sont pas seuls à être en cause: tout un système politico-économico-syndical est là, dans un seul but: que rien ne change.
Quelques mesurettes économiques sont imaginées de temps en temps (encore récemment) pour faire croire au peuple que les choses vont s’améliorer, mais ils savent pertinemment que la situation ne changera pas.
Bref, en un mot, la France est décadente.
La classe politique, mais aussi l’Etat et l’ensemble des collectivités locales sont pléthoriques. C’est là le premier problème de la France. Cela coute cher à entretenir, et comment faire vivre toute cette masse sans ponctionner des impôts effarants sur le dos du Travail? Impossible. Tant que l’administration sera aussi importante, aucune chance de voir la situation s’améliorer sur le plan du cout du travail et donc au niveau économique au sens large. Commençons par réduire la taille du secteur public ET réduisons de 50% le cout des charges salariales et patronales.
L’avenir est à l’efficacité. L’avenir est à celui qui sera compétitif. Nous sommes dans un monde globalisé, qu’on le veuille ou non. Pas d’adaptation? Nous perdrons encore et encore des emplois.
Mais je ne suis pas dupe: la France n’ayant jamais su se reformer en douceur, elle le fera donc par la force. Le jour où le mécontentement qui gronde sera canalisé par un évènement ou un homme du peuple qui mettra le peuple sur le devant de la scène.

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Jean-Claude, le 14 juin

Jean-Claude, le 14 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Je suis un ancien militaire de la gendarmerie. J’ai pris ma retraite en 2010 après 35 ans de service sur le terrain.
Je ne suis pas à plaindre par rapport à d’autres, mais ce qui se prépare dans les mois à venir ne m’inspire pas du tout confiance en nos hommes politiques. Les français sont maltraités de toute part.
Il n’y a plus de respect de notre drapeau. On tolère que des gens crachent sur nos valeurs. Dès qu’on objecte sur l’attitude des immigrés ou de certaines personnes »bien pensantes » ont se fait traiter de »facho » sans écouter les paroles de bon sens qui sont les notre. Nous sommes entourés de dirigeants qui préfèrent regarder leur nombril plutôt que de regarder la réalité en face, bien sur elle »fait mal ».

Quel est mon cadre de vie ?

Je suis dans une petite ville de province qui progresse régulièrement. Cependant les charges augmentent toujours. Il va arriver un moment ou on ne pourra plus payer. Que va-t-il se produire, la même chose qu’en Grèce ou ailleurs dans le monde. On va nous jeter à la rue, prendre nos quelques biens que nous aurons économisés à la sueur de notre front pour les redistribuer à des gens qui n’en ont rien à foutre de nous. Ils ne veulent que partager le bien des autres sans faire aucun effort ni s’investir pour le bien du pays.
Certaines âmes chagrines se plaignent de la montée des extrêmes, faut pas s’en étonner. Il n’y a rien de plus dangereux qu’un peuple que désespère. Mr le député vous avez raison d’attirer l’attention de vos collègues autistes sur la situation des français et sur leurs sentiments réels non entendus par les dirigeants.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Il faut absolument remettre les fondements de notre société sur le métier. Réapprendre les valeurs de la république, le patriotisme, les règles de savoir vivre, le vivre ensemble, la vrai solidarité ( pas les aides sociales ).
Arrêtons de jeter l’argent par les fenêtres. Relançons de vrais travaux pour le bien du pays et pas pour une certaine caste. Empêchons les financiers de raser tous les peuples pour se remplir encore plus les poches c’est complètement indécent.
Notre jeunesse est entrain de se détruire par la consommation de produits stupéfiants et l’alcool, sans que cela n’inquiète les adultes non encore descendus de leur rêve de mai 68.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Je suis inquiet pour mes enfants et mes petits enfants. Quel avenir est-on entrain de leur construire. Qu’attendons nous que nous tombions dans la guerre civile comme au Liban ( société multiculturelle par excellence ).
Je suis persuadé que sans une réveil massif et franc de notre caste politique ( celle qui est encore honnête ), les véreux vont se gaver sur la lie de notre démocratie chancelante.
Quand je vois toutes les attaques commises contre nos origines, notre organisation, nos valeurs, nos libertés, je me m’interroge sur les moyens à utiliser pour un terme à tous ses mensonges de la classe politique qui refusent d’écouter la plainte du peuple.
J’invite nos concitoyens à charger de comportement envers nos hommes politiques. Ne voter plus pour leur couleur politique, par ce que vous êtes du même bord, mais pour l’homme ou la femme qui défend vos vrais valeurs pas celles qu’on veut vous faire avaler de gré ou de force.

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Jean, le 13 juin

Jean, le 13 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

informaticien handicapé dans la fonction publique – Services du PM.

Quel est mon cadre de vie ?

Paris XVe.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Ouverture des magasins à heures extensives : je plains les vendeurs/caissiers, etc.
Il y aura, à terme, perte du dimanche et donc du jour de repos de toute la famille/amis.
Quel vivre ensemble ? 1 mois = 1 salaire donc pas plus de dépenses – sauf pour les touristes. (quelle redistribution aux employés? pour le moment rien ou minime).
Trop de SDF partout et de mendiants + des voleurs dans les transports en commun, etc.
Les services sociaux sont mal employés de même que la police (leur coût est lui assez fort).

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Moralisation vie politique : il faudrait de la transparence dans les dépenses publiques : publication des dépenses et possibilité de saisie par les citoyens (cf. Europe du Nord) (quelle économie pour les vérifications !)
Diminution des administrations (mairie, régions, départements, etc.) . Les Etats unis n’ont que 435 députés et 100 sénateurs alors qu’ils sont beaucoup plus nombreux et étendus.

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Beatrix, le 25 juin 2013

Beatrix, le 25 juin 2013

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Bonjour,

J’ai 45 ans, je suis mère de famille et accessoirement graphiste.
Je fais partie des gens qui ont la chance de vivre dans le Sud-Ouest, autour de moi la plupart des gens ont encore un travail, mais les choses se dégradent (salaires, conditions de travail, insécurité) depuis quelques années.
Les difficultés financières se multiplient -payer sa maison, les études des enfants, changement d’emploi…
Et je ne parle pas de vacances.

Ma fille aînée n’a pas trouvé de boulot en France, malgré un master en biologie. On lui en a proposé en Suisse et en Angleterre, elle a préféré vivre à Toulouse et reprend ses études. Mon fils ne se fait pas non plus beaucoup d’illusions quant à sa formation en archéologie.

A quelle valeur tenez vous ?

A la solidarité, à la famille, au droit de chacun de vivre dignement de son travail.

Quel est mon cadre de vie ?

Mon cadre de vie ?
Il est formidable parce que la région est formidable et que les miens y vivent. Mais le découragement suinte partout, le sentiment de n’être ni entendu, ni acteur de nos vies, le mépris des hommes politiques incapables de dire la vérité que nous connaissons au jour le jour, sinon pour en accuser le bord opposé.
Que tout change est sans doute dans l’ordre des choses, mais pourquoi en pire ?

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Il est urgent qu’on nous parle comme à des adultes.
Nous avons besoin d’espoir, parce que nous savons que le pays va mal.
A quoi servent aujourd’hui le Senat et ses privilèges ?
Pourquoi tant de régimes de retraites différents ?
Pourquoi cette obsession de l’Europe marchande alors que nous avons besoin d’une Europe sociale ?
On parle d’égalité, mais les français entre eux ne le sont pas.
On parle de fraternité, mais de plus en plus se sentent davantage de fraternité avec les pays du Maghreb qu’avec leurs voisins, et d’autres sont prêts à jeter à la mer les gens coupables de n’être ni blancs ni chretiens.
Quant à la liberté, elle est grignotée un peu plus à chaque fois qu’un élu veut laisser sa marque dans le paysage.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

J’aimerais surtout que les gens qui nous gouvernent réalisent la montée des extremismes et décident enfin de porter la culotte.
Je crois qu’on appelle ça une utopie.

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André le 5 mai 2013

André le 5 mai 2013

Cahiers de l'espoir

Votre cadre de vie ? Vos conditions d’existence ?

Retraité dans un petit village

Compte tenu de votre réalité quotidienne quelle (s) proposition (s) pour votre avenir, celui de vos enfants pourriez vous proposer ? Quel(s) projets seriez vous prêts à soutenir fermement ? ?

La suppression de toutes les structures inutiles qui occupent beaucoup d’hommes politiques, mais qui nous coûtent très cher..
Comment accepter des sacrifices si certains gardent tous leurs privilèges ?

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Bernard, le 6 mai 2013

Bernard, le 6 mai 2013

Cahiers de l'espoir

Votre cadre de vie ? Vos conditions d’existence ?

Retraité, pas malheureux ! Mais un peu effrayé par l’absurde de notre monde politique

Leurs transformations ?

Je ne demande rien pour moi

Compte tenu de votre réalité quotidienne quelle (s) proposition (s) pour votre avenir, celui de vos enfants pourriez vous proposer ? Quel(s) projets seriez vous prêts à soutenir fermement ? ?

Avoir un monde politique, public, moins couteux, moins corrompu, professionnel. La première logique, c’est qu’un homme politique ne drevait jamais être opérationnel, il ne devrai jamais avoir la signature. Il est élu ( que ce soit Maire, député, et autre ), il n’a plus à s’engager opérationnellement. Les opérations sont le fait de professionels révocables »ad nutum » On a alors un monde politique qui a du temps pour réféchir, comme peut l’avoir un conseil d’administration. On a alors de vrais professionels à la direction des affaires, mais contrôlés par le peuple à travers les élus. Et cela quelque soit le niveau.

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Mathieu, le 28 mai 2013

Mathieu, le 28 mai 2013

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

bonjour je suis un homme de 34 ans de profession mecanicien auto. J’ai integrer une concession a maubeuge avec l’espoir d’evoler au sein de l’entreprise apres 11 ans d’ancienneter et avoir etait balader de service en service et avoir une des promesse il ne s’est rien passer.J’ai vraiment l’impression d’etre pris pour un con voir le boy a tous faire. Resultat aujourd’hui j’en suis reduit a prendre des cachet pour les nerfs.
J’ai toucher habiter a la campagne et ne me voie pas faire autrement.

Quel est mon cadre de vie ?

Mon cadre de vie a evoluer grace a la rencontre de ma compagne et c’est le seul endroit ou je me sent bien. C’est ma bulle d’oxygene.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Non je m’y sent tres bien.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Mon avenir je le voie sombre sans savoir comment faire pour moi avoir un nouveau travail ou un poste qui me permettrais de m’épanouir.
L’avenir de la france je le voie comme le grece la faute a une politique désastreuse depuis 30 ans et aujourd’hui plus personne ne fait confiance au politique. La solution communiquer avec les concitoyen pour les rassurer car ne pas consommer c’est mettre sont propre emploie en danger hors il y a encore de l’argent en france. Je trouve que notre gouvernement et trop silencieux voir absent.
Ensuite il faut passer des loi pour limiter les salaires des grand patron ainsi que les prime car il ne font que s’enrichir sur le dos des ouvrier c’est facile de vivre avec la sueur d’un autre.
Lutter contre la fraude quand je voi que le france se fait depouiller de 30 millions d’euro a la fraude au prestation social, alors q’un simple logiciel qui regrouperai et comparerer les donnee des different organisme pourrai resoudre ce probleme.
De la transparence total comme dans certain pays nordique ou la moindre note de frais et publier au concitoyen apres tous c’est nous qui payons les restaurant et autre avantage l’argent de l’etat c’est le notre aussi. Et y en marre qu’il sert a encrosser des incompetent. Alors montrer l’exemple en remplacent les voiture de l’etat par des véhicule électrique. En reduisant vos avantage et vos salaires.

En réduisant les avantages au fonctionnaire bref on veut de l’égalité pour tous.

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