jeunesse

Manon, le 30 juillet

Manon, le 30 juillet

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Jeune lycéenne de 17 ans, je passerai en terminal ES à la rentrée prochaine. Je sais : bien jeune pour rédigé de telles lignes, mais pourtant déjà tant de choses à écrire.

Je vis dans un lotissement HLM depuis ma naissance, dans une charmante ville moyenne de Dordogne. Nos revenus ne sont pas extraordinaires, mais suffisent amplement à nous faire vivre décemment. Appartenant à la petite classe moyenne, je n’ai droit à aucune bourse, pour 200 ou 300 euros de trop. Écart déjà colossal pour certain; je peux vous dire qu’il n’est pas si grand qu’il y paraît.

J’ai, en toute modestie, toujours très bien réussie mes études : première de classe depuis le début. Je compterai passer la concours de Sciences Po l’an prochain. Mais celui de Bordeaux, je n’ai pas les moyens de partir ailleurs. N’ayant pas droit au Crous, pas d’aide particulière pour trouver un logement. Avec la suppression de la bourse au mérite pour la mention très bien (que j’aurai normalement au bac) pas de récompense non plus de l’Etat… alors que mon travail et ma motivation ne sont guères différentes des classes populaires (dont j’ai fait partie, un certain temps).

Dans ma ville, majoritairement composée de retraités, les infrastructures réservés aux jeunes se comptent sur les doigts d’une main : les élus locaux ont bien du mal à faire bouger et vivre la ville, et ce ne sont pas deux ou trois manifestations de ci de là qui changeront quelques choses. Du coup, de moins en moins d’ados bougent, s’investissent : les adhésions aux associations, partis politiques sont assez faibles. L’union de nos voix pour faire évoluer la situation est inexistante. Tous vivent dans la plénitude de l’indifférence, de l’ignorance, du désintérêt pour la gestion municipale, cantonale, et même nationale.

Quelle est la valeur a laquelle je tiens ?

Pourtant, je crois profondément en la nature humaine, en la jeunesse et son pouvoir formidable de rénovation, d’innovation, bref son regard réformateur sur le monde. La solidarité, l’écoute, l’entraide pour »bien vivre » et évoluer tous et toutes dans nos milieux me semblent indispensables. Mais est-ce encore le cas pour beaucoup de ma génération ?

Quel est mon cadre de vie ?

Je ne suis pas cartée, dans ma modeste ville de 30 000 habitants il n’y a pas de véritable rassemblement de jeunes. Néanmoins, ceux de ma génération prendront la relève, d’ici une vingtaine d’année… mais à quel prix ?

On a souvent pensé que l’école est le reflet de la société dans laquelle elle vit… cela n’a certainement jamais autant pris de chance qu’aujourd’hui. Avec la dégradation croissante de la confiance, de l’estime, de l’amitié et du respect entre habitants d’une même nation, d’un unique pays, notre enseignement n’a plus grand sens. Nos programmes, notamment dans les matières portant à réfléchir (histoire-géo, sciences économiques et sociales, langues étrangères) sont décousus, abondés de théories tantôt simplistes, tantôt complexes, sans pour autant apporter les fondements de l’éducation républicaine et citoyenne de tout Français : l’engagement, l’humanité, le respect, l’ouverture d’esprit, la confiance en soi et en l’autre. Une fois évoquée la liberté d’expression (assez mal connue finalement, si on en croit la pâle figure de la presse aujourd’hui…) et les Droits de l’Homme, l’Education Nationale semble considérer avoir fait le tour. Pourtant, il n’en sont qu’à la fin du commencement.

Comment apprendre la culture républicaine, la foi en sa patrie et les principes élémentaires de civilités et de citoyennetés quand les jeunes sont les témoins de massacres, de guerres fratricides, de fraudes, de trahison, de la montée des individualités et de la violence ?
Comment expliquer l’importance de se rendre aux urnes et d’exercer pleinement son pouvoir de citoyen, alors qu’on ne prend même pas la peine d’éduquer politiquement et d’ouvrir l’esprit des futurs gouvernants ?

Derrière l’image d’Épinal de la façade des grands partis, affirmant haut et fort être prêt à amener la nouvelle génération sur la table politique, lui apprendre les enjeux politiques nationaux et internationaux, se cache une réalité plus sensible. Les conflits intergénérationnels existent, certaines communes (dont la mienne) se dotent d’un parti de gouvernement qui ne cherche pas et ne veut pas monter un réel mouvement politique des jeunes. Non seulement, nous ne recevons pas l’éducation politique, intellectuelle et sociale en cours; en plus on nous ferme les portes permettant d’accéder aux sphères décisionnelles de notre pays. Parce que oui, nous ne dénigreront jamais notre pays : nous y tenons, nous y sommes en grande parti nés, nous voulons le relever, le soutenir, nous engager à ses côtés. Mais encore faudrait-il qu’on nous en donne la possibilité.

Méfiez-vous de l’eau qui dort… et qui pourrez un jour très mal se réveiller. Sans l’encadrement des anciens, des politiciens expérimentés ou de l’école, les futures élites politiques iront droit dans le mur. Celui de la démocratie, probablement engloutis sous la poussée des discours mélodieux et savoureux des extrêmes. De plus en plus de jeunes votants déclarent sans gêne voter FN ou l’extrême gauche. Je n’ai rien à redire sur les convictions personnelles que chacun peut avoir; là n’est pas la question. Mais pensez-vous que tous se retrouveront dans ces mêmes discours, dix ou vingt ans plus tard ? Est-il nécessaire de menacer un équilibre démocratique déjà assez fragile par un manque d’écoute, d’intérêt au rapport qu’exerce la génération des années 90 avec la politique ?

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Nous sommes très largement capable, à l’heure actuelle, de faire changer le cours des choses. Tout n’est pas perdu, mais seule une prise rapide de conscience du péril que nous encourrons peut aider à renouer le contact entre jeunesse et politique. Pourquoi ne pas organiser des mouvements de jeunesse à l’image du parcours qu’exerce M. Lassalle ? Elles pourraient défiler dans les rues, voir organiser un tour de leur région, de leur département… et se rassemblaient pour les futures manifestations, dialoguer en fraternisant autour d’un bon verre, sans pour autant avoir à s’exiler dans les plus grandes villes ? Pourquoi ne pas fonder un mouvement d’éducation à la politique, sans pour autant devoir se carter à un parti ? Il pourrait être animer par des sympathisants de tout bord, des professeurs, des élus et représenté ?

Les syndicats d’étudiants, les rassemblements aux universités d’été ne sont plus suffisantes : de moins en moins de jeunes croient au syndicalisme, au pouvoir politique et à son réel impact sur leur vie quotidienne. On les enferme, par manque de moyens d’engagements à la vie de la cité, autour de leurs propres problèmes, de leur propre personne, de leurs propres manques. Alors qu’ils ne sont pas seuls à souffrir; alors qu’ils auraient, eux aussi, besoin d’être réunis. Apprendre ensemble comment agir pour demain, apprendre ensemble à réfléchir aussi pour le bien-être d’autrui. Connaître le monde qui nous entoure, s’apercevoir des merveilles et des manques de la mondialisation et ainsi repenser sa conception. S’unir aux jeunesse d’autres pays (notamment européens) pour partager culture, langue, civilisation et histoire. Créer une Europe réellement unie culturellement, politiquement, socialement et économiquement. Voilà des enjeux louables à nos yeux.

Transcender les clivages, les partis politiques, les appartenances ethniques et religieuses pour créer un monde harmonieux, en paix, prêt à vivre le lendemain : voilà mon souhait le plus cher. Voilà un combat dont la plus-value ne sera probablement pas perceptible à notre échelle. Pourtant, c’est avec courage, dignité et conviction que nous devront l’amorcer. Parce que la croissance à tout prix ne remplacera jamais des réformes retardées déjà depuis une dizaine d’année : celle des retraites, de la Sécu, des collectivités territoriales, du Parlement. Il faut en finir avec le populisme, la peur d’une prochaine raclée aux élections : la santé économique, sociale et politique de la France en dépend. Expliquez aux Français pourquoi ces changements sont nécessaires : ils vous écouteront, ils vous comprendront si vos paroles sont claires, si vous appeler à la raison de tous. Mais encore faut-il qu’ils acceptent de payer pour tous, pour l’avenir, pour leurs enfants.

Parce que les Français ne se sont jamais aussi peu aimés. Parce qu’ils ont peur de l’autre. Parce que peu de choses leur donne confiance en l’avenir.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

De beaux projets sont encore à bâtir… une Europe réellement fédéraliste, ou une véritable coopération règne, et non pas la guerre des clans entre austérité et relance. Pourquoi pas renforcer l’unité culturelle, sociale et linguistique si chère à l’enracinement des valeurs européennes ? Erasmus existe, peut-être y-a-t’il d’autres organismes, d’autres mouvements à mettre en place.
Axer notre éducation vers l’Europe serait aussi une solution : privilégier l’étude de la construction européenne à celle du découpage régional français.
Repenser notre mode de vie, de façon plus respectueuse, plus environnementale : toujours pas de croissance verte à l’horizon, malgré l’accord passé entre EELV et PS.
Continuer le combat contre les discours intégristes, extrémistes, nationalistes et racistes : la France n’est pas une entité auto-suffisante. Au contraire, sa force réside en sa capacité à s’appuyer sur un groupe pour faire rejaillir sa puissance.
Développer encore plus les régions les plus compétitives ou pas complètement utilisées.
Revoir le système du chômage en France et de Pôle Emploi : beaucoup de gaspillage, assez peu d’efficacité pour un ensemble disposant de trop peu de prérogatives.
Et, évidemment, redonner l’envie aux Français d’être actifs. Électoralement, politiquement, citoyennement, socialement et économiquement. Nous n’avons rarement été autant divisés alors que nous n’avons jamais autant eu besoin les uns des autres.
Et encore tant d’autres batailles, réformes à mener..

Sans quoi la France ira droit dans le vide,
Sans quoi l’Europe sera le bouc-émissaire de ceux qui ne font rien pour faire avancer le fédéralisme,
Sans quoi la haine de l’Allemagne et de Merkel rejaillira et bouleversera notre place en UE, donc dans le monde
Sans quoi nous nous empêtreront dans une recherche absurde de croissance, sans réfléchir aux autre objectifs, aux autres urgences que nous laissons de côté,
Sans quoi le bien vivre en France laissera place aux déchaînements des passions, aux émeutes populaires, à la rupture.

Peut-être, qu’un jour, quelqu’un lira ce message et le prendra au sérieux,
Peut-être, qu’un jour, les jeunesse politiques seront de nouveau vivantes,
Peut-être, qu’un jour, nous verrons la France d’un oeil nouveau.

En attendant, bonne marche M. Lansalle. Vive la République, vive la France, longue vie au peuple.

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Guy, le 27 juillet

Guy, le 27 juillet

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Une vie modeste au service de l’État, qui me permet de vivre dans la sécurité avec une petite retraite.

Quelle est la valeur a laquelle je tiens ?

L’Homme dans son univers : la Terre

Quel est mon cadre de vie ?

Je suis inquiet quand je vois ce que l’on fait à la Terre pour satisfaire des besoins que l’on s’invente, alors que nous sommes entourés de belles choses que nous ne voyons plus.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Nous sommes tous des humains et nous raisonnons en petits clans… Imaginons un extraterrestre qui nous ferait une visite, que penserait-il en voyant comment nous nous espionnons, comment nous réglons nos échanges commerciaux… culturels… comment nous interdisons l’importation de tel ou tel produit en rétorsion à telle ou telle absurdité…
Comment nous avons créé l’Europe financière sans nous préoccuper des peuples…

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Qui osera établir un gouvernement mondial ?
Tout le monde sait qu’il faut réduire le nucléaire mais personne ne veut moudre le café à la manivelle !
Tout le monde sait qu’il n’y aura plus de pétrole, mais personne ne veut marcher à pied ou rouler à bicyclette.
Etc. Etc.
Qu’allons nous laisser à nos enfants ou petits-enfants ? Ils viendront peut-être cracher sur nos tombes pour avoir pillé les ressources de notre planète.
Qui osera établir une répartition plus juste des richesses, puisque un petit pourcentage de la population s’accapare un énorme pourcentage des ressources au nom de quoi ?
Faudra-t-il attendre que les millions de jeunes sans emploi réinventent 1789 pendant que les principaux dirigeants ne rêvent que de réélection tellement ils vivent… ailleurs…

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Yann, le 26 juillet

Yann, le 26 juillet

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

J’ai 32 ans, j’ai fini de longues études à l’âge de 29 ans, et pendant longtemps j’ai cru à la méritocratie. Je n’ai jamais redoublé, j’ai toujours réussi ma scolarité et mes diplômes du 1e coup et j’ai été pénalisé pour celà.
D’abord diplômé en informatique (bac+2) à l’âge de 20 ans, les recruteurs m’ont dit que j’étais trop jeune pour travailler et qu’à mon âge on pensait plus à faire la fête et à se droguer !
N’ayant pas trouvé un travail en rapport avec mon diplôme et suite à un an d’intérim, je me suis réorienté en droit.
Après un bac+5 en droit obtenu en 2007, je n’ai toujours pas trouvé de travail pendant presque 2 ans.
Je suis parti au Luxembourg, l’école d’avocat ne coûtant que 200 euro là bas contrairement aux 2000 demandés en France que je ne pouvais pas payer.
J’ai obtenu mon diplôme d’avocat et il me fallait un stage au Luxembourg pour devenir avocat.
Cette année là et pour la 1e fois, la moitié des diplômés se sont retrouvés sans stage suite à la crise créée par les financiers, et bien évidemment ce sont les non Luxembourgeois qui se sont retrouvés au chômage, ce pays (comme tous les autres) pratique la préférence nationale, contrairement à la France, ce qui implique que lorsque l’on est français on n’est prioritaire ni à l’étranger ni dans son propre pays.
Jusqu’à présent j’enchaînais les CDD de formateurs à temps très partiels, mais c’est fini, je n’ai à nouveau plus rien. Lorsque je candidate aux rares offres de juriste, on me reproche mon manque d’expérience, ce qui est aberrant, comment peut on acquérir de l’expérience si personne nous laisse commencer !?
Mon expérience dans la formation juridique n’est pas prise en compte, alors que former des profanes au droit est plus complexe que de simplement faire du conseil, mais les RH avec leurs œillères doivent s’en tenir au libellé : formateur ce n’est pas juriste.
Je connais bien le chômage, mais n’ai jamais été indemnisé, aujourd’hui je suis obligé de vivre chez mes parents, je ne peux faire aucun projet.

Quelle est la valeur a laquelle je tiens ?

La véritable reconnaissance du mérite.

Quel est mon cadre de vie ?

Etant juriste de formation et suivant l’actualité, j’ai pu constater l’inefficacité des réformes sur l’amélioration de mon cadre de vie, ainsi que la dégradation exponentielle du cadre général de France, à ce rythme on mourra de faim dans moins de 10 ans.
Cette dégradation est de la responsabilité totale des politiques qui n’ont plus l’intérêt général comme objectif, mais leurs ambitions personnelles afin d’avoir un cadre de vie confortable, eux. Ils ne vivent plus pour le peuple, ils vivent au dépend du peuple.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Il faut changer les choses de manière radicale, rétablir un sentiment de justice qui n’existe plus, punir de manière exemplaire les élus et ministres qui fraudent, mettre en œuvre la procédure de haute trahison pour le président intouchable pénalement, s’il s’avère qu’il était complice de ses fraudes… La liste est longue, je vais peut être en faire un livre.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Malgré mes désillusions, mon dégoût de la situation, la morosité économique et le désespoir général, j’essaie de m’en sortir, de lancer mes propres activités, 2 ont déjà échouées faute de moyen et aussi à cause du manque d’aide et de la pression sociale et fiscale sur les entreprises. 800 aides pour les entreprises, la plupart sont des exonérations de charges sociales sur les salariés, sauf qu’avant d’embaucher il faut pouvoir créer son activité, les problèmes sont pris à l’envers. La réforme envisagée du statut d’auto entrepreneur avec un forfait social, mais arrêtez de taxer une activité naissante, vous la tuez dans l’œuf, il ne devrait déjà pas y avoir de CET sur les auto entrepreneurs qui travaillent à leur domicile puisqu’il paie déjà leur taxe d’habitation sur ce lieu.
D’ailleurs droit au logement opposable et taxe d’habitation, il y a comme une résonance paradoxale dans cette phrase !
Pour rappel ces taxes (d’habitation, foncière et professionnelle renommée en CET) sont des survivances moyenâgeuses d’avant la révolution française…
Parlons Europe maintenant et reprenons un peu mon cas personnel, les diplômes devraient être reconnu partout en Europe, or mon diplôme d’avocat luxembourgeois n’est pas reconnu en France, alors que la difficulté d’obtention est équivalente voir supérieure.
Mais plus grave mon Master issu du système LMD n’a pas été reconnu automatiquement au Luxembourg, j’ai dû produire de copies certifiées conformes, ce qui est illégal. Avant de faire de nouveaux textes, faisons déjà appliquer ceux qui existent, avec de véritables sanctions dissuasives.
Et puisqu’on en parle, les Etats de l’UE qui n’ont pas respecté le contrat européen (les traités) en mentant sur leur endettement (Grèce entre autres) doivent être exclu de l’UE.
Le droit sans sanction n’a aucune valeur.
Quand je signe un contrat cela m’engage et en cas de défaillance de ma part, je serais sanctionné, les Etats doivent être traité de manière équivalente, voir plus durement car ils sont censés montrer l’exemple.
Il convient donc d’harmoniser l’Europe rapidement ou bien d’arrêter ce massacre si les Etats ne veulent pas collaborer en posant leur veto pour les décisions à l’unanimité.
La fiscalité et la pression sociale diffèrent, certains n’ont même pas l’euro, la société privé européenne qui pourrait relancer l’activité est bloquée car 3 Etats ne sont pas d’accord sur des points de détails.
Ce n’est pas de cette manière que l’on aura un Etat fédéral européen fort, et l’Europe à la carte pour chaque Etat dessert les peuples.

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Gabrielle, le 21 juillet

Gabrielle, le 21 juillet

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Bonjour Monsieur Lassalle,
Permettez-moi de vous saluer sans avoir le plaisir de vous rencontrer à l’occasion de votre passage en Franche-Comté. Je suis Franc-Comtoise et fière de l’être (née en 1946 à Quingey -25-), comme vous certainement fier de votre ville natale de Lourdios-Ichère que vous défendez »bec et ongles » et vos Pyrénées. Je suis admirative de vos actions et très sensible, très touchée par cette marche que vous avez entreprise pour tendre l’oreille aux murmures des »sans voix ». Si seulement vous pouviez être imité par de nombreux élus, mais dans le même esprit bien entendu, pas sous forme de campagne électorale ………… A cet effet, je vais vous dire (ce n’est pas primordial mais très épidermique) : si vous saviez ce que j’en ai marre que les politiques, à mon âge, qui n’est pas canonique, certes, mais qui commence à compter, si vous saviez ce que j’en ai marre que les politiques nous fassent vieillir de plusieurs années en nous rabachant jour après jour les dates des échéances électorales à venir, c’est usant et démoralisant. Pendant ce temps-là, ils ne parlent pas de nos préoccupations et Dieu sait s’il y en a, vous en êtes conscient puisque vous marchez pour les écouter et les noter.
Mariée à un pied-noir en 1965 à Quingey, hélas malade depuis 1993 (avec un AVC en 2006 qui l’a laissé hémiplégique du côté droit), nous avons »fêté » au mois de février nos 20 ans de galère. Nous sommes tous les deux retraités (2001 pour mon mari, 2006 pour moi) et malgré des pensions qui devraient nous permettre de vivre gentiment (pas somptueusement), nous sommes surendettés, plan Banque de France en cours depuis le 1.1.2012. Je ne me serais pas permis de vous raconter notre parcours si nous avions fait valser les cartes de crédit à des fins de loisirs, achat de voitures, bijoux, meubles, informatique, vacances etc….. Non, nous avons été obligés d’en passer par là pour manger, permettre à nos filles de finir leurs études et sauver notre cadette de finir dans la rue seule avec ses 2 enfants début 2004 à mi-2007. Non, les retraités comme je l’ai entendu, ne sont pas des privilégiés, ils n’habitent pas tous à Nice ou ne se sont pas tous retirés au Maroc. Ce genre d’idée reçue me fait hurler quand je pense que je n’ai pas un centime d’euro pour arriver au versement des prochaines pensions le 10 août et rien ni personne ne peut m’aider, j’ai épuisé toutes les pistes, il y a loin de la coupe au lèvres entre ce qu’on entend et la réalité et ce sont des idées très noires qui passent et repassent dans la tête lorsque vous êtes acculé à une situation dont vous ne pouvez pas vous sortir car la 3ème partie de notre plan Banque de France est trop lourde, il faudrait que les créanciers acceptent de reporter un trimestre d’échéances en fin de contrat mais ça ne se fait pas, alors, à part ………………….. J’ai jeté une dernière bouteille à la mer à Mme Michèle DELAUNAY, j’espère mais ……………………………………….

Quelle est la valeur a laquelle je tiens ?

fraternité

Quel est mon cadre de vie ?

appartement/maison HLM petit lotissement de 22 maisons/appartements à Quingey, 3 pièces 63 M2, nous y sommes très bien (construction 2000, emménagement en mai 2000). Le renouvellement des locataires m’inquiète, l’ambiance change petit à petit pas dans le bon sens. Loyer mensuel 611 Euros garage, local, charges, chauffage individuel au gaz compris, c’est très correct par rapport à ce qui se pratique à Quingey. Appartement pas adapté par contre pour un handicapé. Les HLM ont fait à leurs frais quelques aménagements qui nous permettent de rester.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Veiller à un mélange de générations et ne pas attribuer les appartements qui se vident uniquement à des familles monoparentales avec x enfants qui ne respectent pas grand chose, parents débordés qui n’ont aucune autorité.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Aucun projet d’avenir pour mon mari et moi : ça fait 20 ans qu’on vit à Quingey intra muros, nous avons été obligés d’abandonner nos activités associatives suite à l’AVC de mon mari. Mais on se contenterait totalement de notre vie si le problème d’argent ne nous »bouffait » pas et le physique et le moral.
Pour nos deux filles de 42 et 38 ans, bien qu’elles aient du travail, nous nous faisons du souci pour leur retraite en particulier. Là aussi, on oblige les adultes plus ou moins jeunes à vivre déjà dans l’angoisse du jour où ils auront notre âge, c’est inhumain.
Pour nos petits-enfants : 5 ans, 9 ans, 12 ans, 13 ans, 16 ans, nous nous faisons énormément de souci par rapport à l’emploi lorsqu’ils auront fini leurs études.
Pour l’avenir commun : nous qui avons connu les 30 glorieuses, nous sommes complètement déstabilisés par rapport à ce que nous voyons : tous ces jeunes de la 2ème ou 3ème génération de parents sans travail. Ils ne savent pas ce que c’est un réveil qui sonne le matin pour aller au travail.
Pour l’avenir de la France : TOUT PASSE PAR L’EMPLOI responsable de TOUS LES MAUX.
Nous nous sentons dépassés par les décisions de l’Europe dans tous les domaines et complètement otages d’une bande de technocrates qui, comme les politiques, ont perdu pied par rapport à ce qui se passe sur le terrain.
Au plan international, la situation nous semble très dangereuse pour ne pas dire sur une poudrière et là aussi, nous ne comprenons pas les décisions ou les non-décisions, le rôle de l’ONU, de l’OTAN etc…..C’est assez terrifiant cette sensation de ne pas être en guerre comme en 14.18 ou 39.45, mais de l’être en permanence à cause du terrorisme, cette guerre sournoise dont tout le monde peut être victime à un moment ou un autre (otages, attentats etc……)
Nous nous sentons aussi complètement les otages de la finance, c’est horrible.
En fait, tout fait peur et il n’y a personne pour nous rassurer, nous sommes des »chiens perdus sans collier ».

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Robert, le 8 mai 2013

Robert, le 8 mai 2013

Cahiers de l'espoir

Quel est mon cadre de vie ?

Je suis retraite depuis 6mois, et je me plaint pas de mes conditions d existence
La France géographique est un très joli pays qui montre par ses paysages agricoles une force énorme que développe les agriculteurs français.
Et pourtant, leur revenus sont modestes au regard des années de labeur….et de souffrance….
Si la France est si belle c’est qu ils ont travaillé dur ……. Ils ne sont pas récompensés ……..ils sont fiers malgré la souffrance
Nous pouvons être très fier de notre monde agricole qui sans lui…, nous aurions du mal à nous nourrir
À votre retour, au pays je souhaiterais vous rencontrer pour vous montrer qu il est possible de lutter contre le frelon asiatique, avec efficacité,
Cet un dispositif qui protégé les ruches, protégé la population, protégé lues fruits matures
Efficace, sélectif, simple, écologique, favorisé la pollinisation……

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

J ai décide de suivre un stage de création d entreprise …… Mon projet a été retenu par le Crédit agricole aquitaine dans le cadre d ETICOOP ’
J ai emmené un de mes fils , apiculteur passionne, à m accompagner dans cette aventure……pour prochainement prendre la suite……

Mais pour lutter contre les lobbying des fabricants de produits pharmaceutique, nous avons besoin de montrer à la représentation nationale
Qu il existe des solutions écologiques, et efficace sans avoir recours à des méthodes de traitement »chimique »

J aide ainsi un jeune à prendre une place dans l économie de notre société qui est bien malade !

Merci de bien vouloir nous recevoir des votre retour !

Bon courage, j ai beaucoup d admiration pour cette façon de faire

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