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international Archives - Le député qui marche. de Jean Lassalle

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Gabrielle, le 21 juillet

Gabrielle, le 21 juillet

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Bonjour Monsieur Lassalle,
Permettez-moi de vous saluer sans avoir le plaisir de vous rencontrer à l’occasion de votre passage en Franche-Comté. Je suis Franc-Comtoise et fière de l’être (née en 1946 à Quingey -25-), comme vous certainement fier de votre ville natale de Lourdios-Ichère que vous défendez »bec et ongles » et vos Pyrénées. Je suis admirative de vos actions et très sensible, très touchée par cette marche que vous avez entreprise pour tendre l’oreille aux murmures des »sans voix ». Si seulement vous pouviez être imité par de nombreux élus, mais dans le même esprit bien entendu, pas sous forme de campagne électorale ………… A cet effet, je vais vous dire (ce n’est pas primordial mais très épidermique) : si vous saviez ce que j’en ai marre que les politiques, à mon âge, qui n’est pas canonique, certes, mais qui commence à compter, si vous saviez ce que j’en ai marre que les politiques nous fassent vieillir de plusieurs années en nous rabachant jour après jour les dates des échéances électorales à venir, c’est usant et démoralisant. Pendant ce temps-là, ils ne parlent pas de nos préoccupations et Dieu sait s’il y en a, vous en êtes conscient puisque vous marchez pour les écouter et les noter.
Mariée à un pied-noir en 1965 à Quingey, hélas malade depuis 1993 (avec un AVC en 2006 qui l’a laissé hémiplégique du côté droit), nous avons »fêté » au mois de février nos 20 ans de galère. Nous sommes tous les deux retraités (2001 pour mon mari, 2006 pour moi) et malgré des pensions qui devraient nous permettre de vivre gentiment (pas somptueusement), nous sommes surendettés, plan Banque de France en cours depuis le 1.1.2012. Je ne me serais pas permis de vous raconter notre parcours si nous avions fait valser les cartes de crédit à des fins de loisirs, achat de voitures, bijoux, meubles, informatique, vacances etc….. Non, nous avons été obligés d’en passer par là pour manger, permettre à nos filles de finir leurs études et sauver notre cadette de finir dans la rue seule avec ses 2 enfants début 2004 à mi-2007. Non, les retraités comme je l’ai entendu, ne sont pas des privilégiés, ils n’habitent pas tous à Nice ou ne se sont pas tous retirés au Maroc. Ce genre d’idée reçue me fait hurler quand je pense que je n’ai pas un centime d’euro pour arriver au versement des prochaines pensions le 10 août et rien ni personne ne peut m’aider, j’ai épuisé toutes les pistes, il y a loin de la coupe au lèvres entre ce qu’on entend et la réalité et ce sont des idées très noires qui passent et repassent dans la tête lorsque vous êtes acculé à une situation dont vous ne pouvez pas vous sortir car la 3ème partie de notre plan Banque de France est trop lourde, il faudrait que les créanciers acceptent de reporter un trimestre d’échéances en fin de contrat mais ça ne se fait pas, alors, à part ………………….. J’ai jeté une dernière bouteille à la mer à Mme Michèle DELAUNAY, j’espère mais ……………………………………….

Quelle est la valeur a laquelle je tiens ?

fraternité

Quel est mon cadre de vie ?

appartement/maison HLM petit lotissement de 22 maisons/appartements à Quingey, 3 pièces 63 M2, nous y sommes très bien (construction 2000, emménagement en mai 2000). Le renouvellement des locataires m’inquiète, l’ambiance change petit à petit pas dans le bon sens. Loyer mensuel 611 Euros garage, local, charges, chauffage individuel au gaz compris, c’est très correct par rapport à ce qui se pratique à Quingey. Appartement pas adapté par contre pour un handicapé. Les HLM ont fait à leurs frais quelques aménagements qui nous permettent de rester.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Veiller à un mélange de générations et ne pas attribuer les appartements qui se vident uniquement à des familles monoparentales avec x enfants qui ne respectent pas grand chose, parents débordés qui n’ont aucune autorité.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Aucun projet d’avenir pour mon mari et moi : ça fait 20 ans qu’on vit à Quingey intra muros, nous avons été obligés d’abandonner nos activités associatives suite à l’AVC de mon mari. Mais on se contenterait totalement de notre vie si le problème d’argent ne nous »bouffait » pas et le physique et le moral.
Pour nos deux filles de 42 et 38 ans, bien qu’elles aient du travail, nous nous faisons du souci pour leur retraite en particulier. Là aussi, on oblige les adultes plus ou moins jeunes à vivre déjà dans l’angoisse du jour où ils auront notre âge, c’est inhumain.
Pour nos petits-enfants : 5 ans, 9 ans, 12 ans, 13 ans, 16 ans, nous nous faisons énormément de souci par rapport à l’emploi lorsqu’ils auront fini leurs études.
Pour l’avenir commun : nous qui avons connu les 30 glorieuses, nous sommes complètement déstabilisés par rapport à ce que nous voyons : tous ces jeunes de la 2ème ou 3ème génération de parents sans travail. Ils ne savent pas ce que c’est un réveil qui sonne le matin pour aller au travail.
Pour l’avenir de la France : TOUT PASSE PAR L’EMPLOI responsable de TOUS LES MAUX.
Nous nous sentons dépassés par les décisions de l’Europe dans tous les domaines et complètement otages d’une bande de technocrates qui, comme les politiques, ont perdu pied par rapport à ce qui se passe sur le terrain.
Au plan international, la situation nous semble très dangereuse pour ne pas dire sur une poudrière et là aussi, nous ne comprenons pas les décisions ou les non-décisions, le rôle de l’ONU, de l’OTAN etc…..C’est assez terrifiant cette sensation de ne pas être en guerre comme en 14.18 ou 39.45, mais de l’être en permanence à cause du terrorisme, cette guerre sournoise dont tout le monde peut être victime à un moment ou un autre (otages, attentats etc……)
Nous nous sentons aussi complètement les otages de la finance, c’est horrible.
En fait, tout fait peur et il n’y a personne pour nous rassurer, nous sommes des »chiens perdus sans collier ».

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Laurent, le 16 juin

Laurent, le 16 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Laurent, un père de famille de 40 ans.
Militant au MoDem car je pense que l’humanisme est l’avenir, qu’on ne peut continuer a mentir au peuple Français, que la vérité doit s’imposer.

Quel est mon cadre de vie ?

On reproche souvent aux franciliens d’être distant, de ne pas prendre le temps. Ce qui est vrai. Vivant en Région parisienne, plus précisément en Seine et Marne, je m’aperçois chaque jour de l’individualisme de l’humain. Pourtant dans le même temps je m’aperçois également qu’avec un petit rien, cette individualité devient entraide et amitié. Il suffit que votre voisin vous demande quelque chose ou ai besoin de vous pour que se crée un lien, comme dans le reste de la France.
Et comme les franciliens, la France oublie volontairement ou non ses concitoyens, dès qu’ils sont loin d’eux.
Huit otages sont retenus pour certains depuis maintenant plus de 1000 jours. Peu de manifestation, peu de réaction journalistiques, politique ou autre. Pourtant ils sont comme la majorité des Français: Ce sont des personnes normales, père de famille, travaillant pour gagner leur vie, ou s’étant investie dans une mission humanitaire. Ils ont été kidnappés simplement car ils sont européens.
Voici un petit récapitulatif:

Thierry DOLE: Enlevé le 16 / 10 / 2010
Marc FERRET: Enlevé le 16 / 10 / 2010
Daniel LARRIBE: Enlevé le 16 / 10 / 2010
Pierre LEGRAND: Enlevé le 16 / 10 / 2010

Ces quatre hommes, sont des salariés de Vinci ou AREVA et ont été kidnappés a Arlit au Niger.

Serge LAZAREVIC: Enlevé le 24 / 11 / 2011
Philippe VERDON: Enlevé le 24 / 11 / 2011
Géologue et ingénieur, ils ont été enlevés dans un hôtel au nord Mali.

Gilberto RODRIGUEZ LEAL: Enlevé le 20 / 11 / 2012 dans l’ouest du Mali.

Retraité, il parcourait l’Afrique dans son camping car chargé de matériel scolaire, dans le but de les distribuer dans différentes écoles.

Francis COLLOMP: Enlevé le 19 / 12 / 2012 au Nigéria.

C’est un ingénieur dont la famille se trouve a la réunion.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Des manifestations ont lieu le 22 Juin a 11h, en soutien aux otages:

Paris : Place de l’Hôtel de Ville
Nantes : Cour Saint-André
Nîmes : sur l’Esplanade (à côté des Arènes)
Aix en Provence : La Rotonde, devant les Allées Provençales
Orléans : Constitution d’une chaine humaine rue Jeanne d’Arc
Valence : devant l’Hôtel de Ville
Saint-Céré : devant la Mairie

Ne les oublions pas, soutenons les familles des otages, venez nombreux.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

L’avenir de la France doit passer par l’humanisme. La démocratie par l’utilisation de toutes les forces politiques utiles minoritaire ou non. L’oublie et l’indifférence peut conduire a la mort. Agissons.

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Stéphane, le 15 juin

Stéphane, le 15 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Stéphane, chef de petites entreprises, cinquante deux ans, célibataire, engagé dans diverses assoces d’entraide, culturelles, ou politiques de terrain (pas de politique politicienne)
Fou de boulot, et pas de femme, c’est mauvais pour la santé !
Ingénieur, j’ai été salarié pendant 15 ans, et suis indépendant depuis 10 ans, en gros.
Fils de paysan, j’aime mon pays, ses paysages et son histoire. Et je salue avec respect votre initiative, Jean, car comment mieux connaître un pays qu’avec ses pieds, au rythme lent du pas de l’homme ?

Quel est mon cadre de vie ?

Je vis à Paris 17, dans un appartement agréable. Je vais assez souvent en Champagne, ma région d’origine.
Ce qui a changé, c’est la vie quotidienne : les gens qui ne se disent plus bonjour dans la rue, la méfiance de l’autre a priori (une tante âgée me disait qu’il y a cinquante ans, à Paris, il était tout à fait inconcevable de mettre un antivol à un vélo), le sentiment d’insécurité qui vient largement d’une immigration massive, incontrôlé et revendicatrice, le choc de la culture musulmane en pleine expansion, face au nihilisme occidental, qui vient volontairement effacer des siècles de culture chrétienne. Officier à mes heures, j’ai vécu la période où, pour des exercices sur notre propre sol, il est devenu nécessaire d’adopter les mêmes dispositions de combat que celles à adopter si nous étions sur un sol ennemi (vers 1990). Et là, je me suis dit que quelque chose avait changé, dans le pays de Ronsard et du Bellay.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Je crois qu’il faut retrouver le sens de la fraternité, et par exemple, l’initiative de la fête des voisins, instaurée par un conseiller d’arrondissement du 17°, Atanase Périfan, est excellente. Mais il faut aller plus loin, il faut redonner des racines à la fraternité. Faire la fête ne suffit pas. Il faut revenir aux sources de la fraternité : c’est de se savoir proche de son voisin, d’une proximité incarnée (et pas intellectuelle, car il s’agit le plus souvent d’un fantasme). C’est de remarquer que nous avons une histoire bimillénaire commune. Que nous parlons la même langue, une des plus belles du monde. Que notre avenir est commun.

Pour prendre une comparaison agricole, je pense qu’une civilisation heureuse est comme un arbre puissant qui pousse sur un sol : les branches sont les initiatives diverses des citoyens, qui vont dans un sens ou dans l’autre, et qui meurent quelquefois, ou sont taillées ou émondées par un Etat-jardinier, en fonction de l’harmonie générale de l’arbre. Ainsi, l’arbre profite au mieux du soleil, et pousse d’une manière équilibrée, du fait de la contribution de toutes ses branches, les grandes et les petites, les droites et les courbes. Aujourd’hui, ce sont plusieurs arbres qui poussent sur le même sol, se font concurrence, se gênent, poussent de manière anarchique et truquée, et le résultat est laid.

Nous avons besoin de retrouver le sens de la justice et celui de la vérité. Or notre classe politique nous a tellement trompé…

Dans l’affaire DSK, ce n’est pas la conduite du directeur du FMI, qui me choque. C’est que quelques mois après, le même homme aie l’impudence de se présenter sur le tapis rouge de Cannes, avec un autre »matériel ». Dans l’affaire Cahuzac, ce qui me choque le plus, ce n’est pas que le ministre chargé de la lutte contre la fraude fiscale possède un compte en Suisse. C’est l’indécence de cet homme qui, ayant engagé son honneur devant 60 millions de français, a envisagé un moment de revenir à l’Assemblée, ou de se représenter devant le suffrage, tellement le sens de la justice à déserté la politique. L’affaire Méric n’est qu’une rixe entre petites frappes, regrettable mais banale. Ce qui est choquant, c’est qu’au plus haut de l’Etat, une exploitation politique et médiatique en a été faite, visant à salir, à opposer les uns et les autres, utilisant la puissance publique pour diffuser des mensonges vénéneux. Et chaque jour apporte un nouveau scandale, tant la représentation nationale a oublié le caractère quasi sacerdotal de son métier.

A chaque communiqué politique, la première question qui vient est : A quelle manipulation va-t-il se livrer, celui qui parle ?

Nous avons besoin aussi de retrouver le sens de l’équité, notamment entre le secteur privé et la fonction publique. Cette dernière, portée par ses organisations syndicales et par la couardise des politiques, a perdu de vue qu’elle n’existe qu’en terme de service, certes nécessaire, mais second par rapport aux créateurs de richesse. Il n’est pas juste que le salaire moyen de la fonction publique soit largement plus élevé que celui du secteur privé, sans parler des multiples autres avantages, dont le système de retraite, tellement opaque, …et tellement profitable, pour certains seulement. Il n’est pas juste, que les créateurs de service soient au dessus des créateurs de richesse, en terme de considération comme en terme de rémunération, car leur apport au pays est plus important et plus risqué : ce ne sont pas des CERFA, que nous exportons, ce sont des bagnoles, des produits agricoles, des technologies, etc.

Nous avons besoin de retrouver le sens de la vérité : ce n’est pas parce qu’une loi a décidé qu’un homme et un homme, cela pouvait s’appeler un mariage, que cela suffit à en faire une vérité. Non, un homme et un homme, ce n’est pas un mariage (même s’il peut y avoir de très belles et très respectables histoires d’amour entre personnes de même sexe), et un enfant a besoin de savoir d’où il vient, et de s’inscrire dans une filiation qui ne soit pas purement théorique. Ce n’est pas parce qu’une loi impose qu’il faut enseigner aux enfants qu’un homme est homme par choix ou poids culturel, que cela suffit à en faire une bonne loi. Nous avons besoin d’un rapport apaisé avec la religion catholique : formés par l’anticléricalisme du XIX°, nous avons perdu beaucoup d’objectivité dans nos rapports.

La prétention de l’Etat de déconstruire les consciences est inacceptable, car c’est l’expression ultime du totalitarisme.

Nous avons besoin aussi de retrouver le sens de la responsabilité. Non, ce n’est pas à l’Etat de tout prendre en charge, et il appartient au citoyen de prendre toute sa part de devoir, avant de réclamer ses droits, tant que l’Etat assume sa charge régalienne. Or l’Etat devient une pieuvre coûteuse qui intervient dans tous les domaines, devenant odieux, matraquant tout le monde sous les amendes, les radars, les taxes, pour assumer de moins en moins sa charge régalienne, justement (moins de justice, moins d’armée, perte du sens du bien commun, etc.). Or cet Etat déresponsabilise : »ma taxe d’habitation est tellement chère que je peux bien jeter mes papiers par terre », »j’ai le droit de rouler à 90, alors je roule à 90, quel que soit le danger, puisque ce sont les radars, maintenant, qui disent si je conduis bien », »j’ai bien le droit d’être au chômage, puisque tout le monde en profite et que je gagnerai moins à travailler », ou encore »j’ai bien le droit de frauder la sécu, tout le monde le fait », sont devenus des standards.

Et j’aimerai davantage de prise en compte de l’originalité de certaines pensées, ou de certaines démarches, telles la votre, qui rendent compte de la diversité des personnalités humaines, car je crois que c’est dans la diversité que s’exprime le mieux l’aptitude humaine au bonheur terrestre. Et pour cela, nous avons besoin de favoriser l’indépendance de la pensée, d’éduquer les enfants à la liberté, plutôt que de les mouler dans un système intellectuel unique, celui de la bien-pensance médiatiquement acceptable.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Je crains que mon pays ne soit déjà mort, car je ne sais plus ce que je peux faire pour lui.

Les systèmes sont devenus tellement puissants qu’il devient chaque jour plus difficile d’agir.

Nous, petits entrepreneurs, sommes écrasés de charges. Chaque jour, nous travaillons à produire de nouvelles richesses d’une manière plus performante, que la puissance publique s’ingénie aussitôt à gaspiller, pour en demander toujours plus, toujours plus, toujours plus. Et pour quoi faire ? Pour créer de nouveaux postes improductifs, contrôleurs de ceci ou cela, commissions de machin, haute-autorité de cela, foutaises le plus souvent.

Nous subissons chaque jour de nouveaux règlements, aussi stupides qu’inutiles, qui nous font perdre en charge administrative ce que nous pourrions donner en charge productive, ou en repos pour profiter de la vie.

Les marchés sont truqués par des artifices fiscaux toujours plus troubles.

Les flux de population étrangère sont tels qu’on ne se sent plus chez soi, et que nous serons en minorité, nous, ceux qu’ils appellent »les souchiens », dans peu d’années. Pour se sortir de là, il y a deux solutions : soit disparaître, soit inverser la vapeur. Dans le premier cas, ce sont des larmes, dans le second, c’est du sang. En verriez vous une troisième, dont un exemple dans le monde montrerait qu’elle puisse fonctionner ?

Il n’y a plus de stabilité qui tienne : une chose qui a été faite hier peut disparaître demain, au gré des fantaisies d’un technocrate irresponsable qui n’assumera pas les conséquences de ses actes. Pour prendre un exemple récent, qui va assumer les conséquences, pour les millions de personnes que cela concerne, de la suppression du régime de l’autoentreprise telle que voulu par le gouvernement ? Qui peut penser avenir dans un univers mouvant ? Et le pire, c’est que je pense que cette instabilité est voulue, par ceux qui veulent que l’homme libre devienne chaque jour davantage un consommateur standard, sans autre horizon que la satisfaction immédiate d’instincts primaires, vision matérialo-consumériste que cherchent à imposer chaque jour davantage groupes industriels monstrueux, politiciens-clowns, média aux ordres, organisations supra-étatiques diverses travaillant dans l’ombre, à la destruction de l’âme et celle de la planête, sans que rien ne vienne plus équilibrer cette pression mortelle. J’ai longtemps pensé que cette idée, celle d’un groupe souhaitant cela, était monstrueuse. Mais en regardant les événements, il s’en dégage une logique telle que cette idée ne peut pas être exclue.

Je crois que les devoirs de l’Etat se rapprochent du devoir des parents, »donner à leurs enfants des racines et des ailes » (proverbe juif). Or l’Etat s’ingénie à nous couper de nos racines et à nous distribuer des béquilles, après nous avoir coupé les jambes.

Pour ce qui est de l’Europe, il faudrait qu’elle soit incarnée (c’est à dire que nous connaissions les chefs et puissions leur faire confiance, voire les aimer), responsable (que les responsables des ordres en assument aussi les conséquences), à sa place (que les producteurs de règlements n’emmerdent pas les producteurs de richesse que lorsque c’est absolument nécessaire, en leur laissant la liberté maximum, et en évitant de les considérer comme leurs esclaves), et porteur d’un projet européen, qui ne soit pas celui de Monsanto, de Bayer, ou d’autres lobbies. Il y a du boulot !

Pour l’international, la France n’est grande que quand elle rappelle les fondamentaux, et non quand elle participe à des curées répugnantes. La France se déshonore, en renversant un despote Lybien après lui avoir rendu les honneurs, pour mettre un nouveau chaos dans le pays. Elle se déshonore en essayant à tous prix de trouver un prétexte honteux pour intervenir en Syrie. Dans une certaine mesure, elle se déshonore en prenant part à des conflits trop dyssimétriques, qui justifient le terrorisme. La France s’est honorée de ne pas prendre part à la guerre en Irak, qui a vu une des plus grandes puissances mentir au monde entier, et appeler »Justice » ce qui s’appelle argent ou pouvoir. La France s’honore quand elle assume son passé colonial, dont je n’ai pas peur d’être fier, en intervenant magnifiquement au Mali, dans le but d’aider nos »petits frères » africains.

Oui, l’avenir est sombre, me semble-t-il.

Mais il reste des hommes libres, et vous êtes un de ceux là, car vous avez prouvé, depuis de longues années, votre engagement personnel, physique, incarné. De la plupart de vos collègues, j’aurai suspecté une manipulation. Pas de vous.
Et la simple décision d’un seul homme, qui marche à pied à la rencontre de son peuple, est réellement porteuse d’espoir.
Et tant qu’il restera un seul homme libre (j’espère que nous serons au moins deux !), tout espoir n’est pas définitivement perdu.

C’est parce que votre démarche suscite mon enthousiasme que je me suis laissé allé à cette contribution longue et un peu désordonnée.

Noire, mais pas sans espérance.
Et vous faites partie de cette Espérance.
Merci, Jean.

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Elisabeth, le 14 juin

Elisabeth, le 14 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Mon nom est Elisabeth, je suis enseignante spécialisée depuis une quarantaine d’années et ai ainsi pu côtoyer et connaître les milieux sociaux les plus défavorisés, comme on les nomme. Je suis aussi artiste et les expositions m’ont permis de voyager aux USA et en Europe. Je connais très bien les USA et suis de très près leurs choix politiques et les créations de groupes de résistance aux lobbies. Dans la situation actuelle de danger incontestable touchant les ecosystèmes, les biotechnologies et les conséquences de l’absence de politique internationale saine et sensée défendant les conditions de vie de l’humanité entière, je cherche à trouver des conditions de débats et d’action.
Je tiens à féliciter Jean Lassalle pour cette initiative intelligente et pour la forme méditative et poétique qu’il lui a donnée.

Quel est mon cadre de vie ?

Je vis actuellement en Martinique depuis le mois d’Août, c’est un choix volontaire qui me permet de prendre des distances face à la situation de marasme politique que ce gouvernement engendre.
Je vis dans d’excellentes conditions.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Je ne suis pas encore assez intégrée pour formuler des vœux de changement. Même si la présence des métropolitains et leurs liens avec la population locale laissent encore beaucoup à désirer.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Il me semble que la priorité absolue est le frein à donner à l’hégémonie politique, idéologique, économique décadente et belliciste des USA. Les choix politiques faits par leur système corrompu et sans issue autre que le pillage sans limite et la thésaurisation immédiate et sans régulation est une forme de mise en jeu d’une pulsion mortifère qui a des répercussions sur l’ensemble de la planète. Le libre marché transatlantique de 2015 doit être régulé voire compromis face à l’absence de position éthique claire des USA. Il faut une Europe forte, et surtout forte par ses valeurs, son attachement à la qualité de sa production, son respect de l’environnement, une Europe qui affirme sa différence et draine vers ses choix les nations ex-centrées qui sont sous le joug du néo-capitalisme anthropophage. Les mouvements populaires qui naissent dans tant de pays du monde montrent assez que cet ordre imposé qui va contre l’intelligence et le sens même de la quête d’humanité devra s’adapter sous peine d’exploser.

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