formation

Yann, le 26 juillet

Yann, le 26 juillet

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

J’ai 32 ans, j’ai fini de longues études à l’âge de 29 ans, et pendant longtemps j’ai cru à la méritocratie. Je n’ai jamais redoublé, j’ai toujours réussi ma scolarité et mes diplômes du 1e coup et j’ai été pénalisé pour celà.
D’abord diplômé en informatique (bac+2) à l’âge de 20 ans, les recruteurs m’ont dit que j’étais trop jeune pour travailler et qu’à mon âge on pensait plus à faire la fête et à se droguer !
N’ayant pas trouvé un travail en rapport avec mon diplôme et suite à un an d’intérim, je me suis réorienté en droit.
Après un bac+5 en droit obtenu en 2007, je n’ai toujours pas trouvé de travail pendant presque 2 ans.
Je suis parti au Luxembourg, l’école d’avocat ne coûtant que 200 euro là bas contrairement aux 2000 demandés en France que je ne pouvais pas payer.
J’ai obtenu mon diplôme d’avocat et il me fallait un stage au Luxembourg pour devenir avocat.
Cette année là et pour la 1e fois, la moitié des diplômés se sont retrouvés sans stage suite à la crise créée par les financiers, et bien évidemment ce sont les non Luxembourgeois qui se sont retrouvés au chômage, ce pays (comme tous les autres) pratique la préférence nationale, contrairement à la France, ce qui implique que lorsque l’on est français on n’est prioritaire ni à l’étranger ni dans son propre pays.
Jusqu’à présent j’enchaînais les CDD de formateurs à temps très partiels, mais c’est fini, je n’ai à nouveau plus rien. Lorsque je candidate aux rares offres de juriste, on me reproche mon manque d’expérience, ce qui est aberrant, comment peut on acquérir de l’expérience si personne nous laisse commencer !?
Mon expérience dans la formation juridique n’est pas prise en compte, alors que former des profanes au droit est plus complexe que de simplement faire du conseil, mais les RH avec leurs œillères doivent s’en tenir au libellé : formateur ce n’est pas juriste.
Je connais bien le chômage, mais n’ai jamais été indemnisé, aujourd’hui je suis obligé de vivre chez mes parents, je ne peux faire aucun projet.

Quelle est la valeur a laquelle je tiens ?

La véritable reconnaissance du mérite.

Quel est mon cadre de vie ?

Etant juriste de formation et suivant l’actualité, j’ai pu constater l’inefficacité des réformes sur l’amélioration de mon cadre de vie, ainsi que la dégradation exponentielle du cadre général de France, à ce rythme on mourra de faim dans moins de 10 ans.
Cette dégradation est de la responsabilité totale des politiques qui n’ont plus l’intérêt général comme objectif, mais leurs ambitions personnelles afin d’avoir un cadre de vie confortable, eux. Ils ne vivent plus pour le peuple, ils vivent au dépend du peuple.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Il faut changer les choses de manière radicale, rétablir un sentiment de justice qui n’existe plus, punir de manière exemplaire les élus et ministres qui fraudent, mettre en œuvre la procédure de haute trahison pour le président intouchable pénalement, s’il s’avère qu’il était complice de ses fraudes… La liste est longue, je vais peut être en faire un livre.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Malgré mes désillusions, mon dégoût de la situation, la morosité économique et le désespoir général, j’essaie de m’en sortir, de lancer mes propres activités, 2 ont déjà échouées faute de moyen et aussi à cause du manque d’aide et de la pression sociale et fiscale sur les entreprises. 800 aides pour les entreprises, la plupart sont des exonérations de charges sociales sur les salariés, sauf qu’avant d’embaucher il faut pouvoir créer son activité, les problèmes sont pris à l’envers. La réforme envisagée du statut d’auto entrepreneur avec un forfait social, mais arrêtez de taxer une activité naissante, vous la tuez dans l’œuf, il ne devrait déjà pas y avoir de CET sur les auto entrepreneurs qui travaillent à leur domicile puisqu’il paie déjà leur taxe d’habitation sur ce lieu.
D’ailleurs droit au logement opposable et taxe d’habitation, il y a comme une résonance paradoxale dans cette phrase !
Pour rappel ces taxes (d’habitation, foncière et professionnelle renommée en CET) sont des survivances moyenâgeuses d’avant la révolution française…
Parlons Europe maintenant et reprenons un peu mon cas personnel, les diplômes devraient être reconnu partout en Europe, or mon diplôme d’avocat luxembourgeois n’est pas reconnu en France, alors que la difficulté d’obtention est équivalente voir supérieure.
Mais plus grave mon Master issu du système LMD n’a pas été reconnu automatiquement au Luxembourg, j’ai dû produire de copies certifiées conformes, ce qui est illégal. Avant de faire de nouveaux textes, faisons déjà appliquer ceux qui existent, avec de véritables sanctions dissuasives.
Et puisqu’on en parle, les Etats de l’UE qui n’ont pas respecté le contrat européen (les traités) en mentant sur leur endettement (Grèce entre autres) doivent être exclu de l’UE.
Le droit sans sanction n’a aucune valeur.
Quand je signe un contrat cela m’engage et en cas de défaillance de ma part, je serais sanctionné, les Etats doivent être traité de manière équivalente, voir plus durement car ils sont censés montrer l’exemple.
Il convient donc d’harmoniser l’Europe rapidement ou bien d’arrêter ce massacre si les Etats ne veulent pas collaborer en posant leur veto pour les décisions à l’unanimité.
La fiscalité et la pression sociale diffèrent, certains n’ont même pas l’euro, la société privé européenne qui pourrait relancer l’activité est bloquée car 3 Etats ne sont pas d’accord sur des points de détails.
Ce n’est pas de cette manière que l’on aura un Etat fédéral européen fort, et l’Europe à la carte pour chaque Etat dessert les peuples.

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Map, le 21 juillet

Map, le 21 juillet

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Je suis un pur produit de la formation continue dans la fonction publique. Grâce à ce dispositif, j’ai gravi les échelons à partir de la base et j’occupe aujourd’hui un poste de haut fonctionnaire. Et je n’ai jamais oublié d’où je viens. J’ai profite de l’ascenseur social car il existait à mon époque. Mais je crains que les dispositifs qui permettaient à des gens modestes comme moi d’obtenir un meilleur statut social aient disparus.

Quelle est la valeur a laquelle je tiens ?

Plusieurs valeurs sont au centre de mes actions : solidarité, équité, loyauté

Quel est mon cadre de vie ?

Jusqu’à peu, l’évolution de mon cadre de vie me convenait. J’arrivais à mettre en adéquation mes valeurs et le sens de mes actions (personnelles et professionnelles).
Aujourd’hui, je ressens très fortement la perte de sens. J’ai l’impression que nous sommes dans le mur mais rien n’est fait pour arrêter la course au profit, pour redonner du sens, pour créer une société solidaire et plus mature.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

En lisant qq cahiers de l’espoir, je m’aperçois que nous sommes nombreux à vouloir une société plus juste, une société plus solidaire…alors pourquoi n’y arrivons nous pas ? Pourquoi les hommes politiques n’entendent ils pas nos espoirs ? Pourquoi continuer à détruire notre environnement, à produire de la »mal bouffe », à empoisonner nos rivières, à….la liste est trop longue ! Pourquoi cet autisme de la part de nos hommes politiques ?
Je me sens impuissante….

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Je pense qu’il faut revenir au (bon) sens.
Impliquons les citoyens dans leur vie locale. Bâtissons ensemble notre village, notre ville…consommons »local ». Engageons nous dans la transition énergétique, dans la transition tout court ! Que les politiques locaux inscrivent leur bout de territoire dans cette transition, avec leurs concitoyens.
Au niveau international ? Partageons les richesses entre tous les pays, que les riches donnent aux pauvres…mais voilà que je deviens utopiste : j’arrête donc là et merci pour cet espace d’échanges

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Carole, le 18 juin

Carole, le 18 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Carole, 45 ans, Enfant de la libre circulation, née en 1968 prés de la frontiére Allemande, partie de mon village Lorrain sinistré par la fermeture des mines, comme presque tous les jeunes de ma génération, devenue Européene car la France n´avait pas de travail à m´offrir , Electricienne, Technicienne, Qualifiée en ressources humaines, en relations interpersonelles, Diplomée de 3 pays Européens en électricité, actuellement en formation pour le brevet de maitrise en électricité au Luxembourg, mariée avec un Belge, je travaille au Luxembourg et nous vivons en Allemagne, nous dissons souvant que de l´Europe nous sommes les citoyens, que l´Euro est notre monnaie, engagée politiquement pour que l´émigration soit un choix ,que les jeunes ne soient pas contraint de chercher un travail ailleurs, engagée contre la montée du nationalisme, contre les euro-septiques, afin que personne ne puisse jamais nous priver de notre droit á la libre circulation, de notre monnaie, mais aussi afin que chaque nation garde sa gouvernance et ces particularités, dans une Europe partageant certes beaucoup, mais laissant aussi les hommes et les femmes libres de choisir un pays, pour sa particularité. Pour une Europe des nations, qui respecte la culture de chacun.

Quel est mon cadre de vie ?

Notre vie entre les frontiéres est celle que j´avais révé pour mes enfants, car jamais je n´aurais osé croire que l´Europe construite hier était pour moi, aujourd´hui dans la même journée je parle trois langues, je rencontre de nombreuses personnes venant de nombreux pays, mais un bonheur n´est complet que si il concerne les autres.

Hélas, ce n´est pas le cas pour mes proches restés en France, ni pour les Francais. La vision de mon pays m´attriste, nous perdons tout de notre gloire passé, nous glissons, loin des valeurs humaines, loin de l´honneur.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Pour la France , il serait heureux que des grands chantiers soient entrepris, comme la réforme des ressources humaines, responsable du fait qu´une personne aujourd´hui est considéré comme au »Top » entre 27 et 35 ans, cela ne représente pas même 10 % de l´espérance de vie, ce n´est pas à la société de s´adapter à l´entreprise, mais à l´entreprise d´offrir á chacun sa place dans la société. Les entreprises doivent avoir une approche systémique, contrairement à ce que pensent certains Enarques et conseillés de haut rang, L´école doit s´adapter à l´entreprise. Une France qui gagne c´est un France ou chacun trouve sa place.

La France y gagnerait si la vérité était dites, sur des sujet aussi tabou que la raison réelle pour laquelle il n´y à pas assez de logements sociaux, les vrais raisons du chomage des jeunes et des séniors, ce que les responsable des ressources humaines étudies, le choix des livres, des auteurs, et le formatage des cadres, comment cela influence notre société.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

L´ambition ne manque pas, c´est la légitimité qui manque. Les idées ne manquent pas, les solutions ne manquent pas, il manque des personnes capables d´écouter, des facilitateurs, des personnes qui ne cherchent pas dans les vieux livres des solutions d´hier, mais bien de réponses d´aujourd´hui aux problémes de demain.
Merci à Monsieur Jean Lassale de faire cette démarche, elle à le mérite d´exiter.
Pour relancer l´économie, nous devons faire de notre pouvoir d´achat , un outil responsable, pour introduire dans le systéme une nouvelle donnée économique, nous devons créer de nouvelles normes, relancer la consommation en tendant vers l´exellence, pour attirer des investisseurs… trop vaste pour un cahier de l´espoir, mais les solutions existent.
Pour l´Europe, j´espére que nous aurons un jour la possibilité d´en avoir la citoyenneté, sans qu´elle soit rendue obligatoire.

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Julien, le 15 juin

Julien, le 15 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Bonjour,
j’ai 36 ans, je vis en Savoie. J’ai débuté ma carrière professionnel en Restauration avec un BEP et CAP. Puis j’ai changé de branche en devenant commerçant en équipement de la personne. A mon compte depuis 12 ans avec ma femme, nous avons repris un 2e commerce il y a 3 ans.

Quel est mon cadre de vie ?

Je me considère comme faisant parti de la classe moyenne basse. Notre foyer a des revenus de 40000€ par an. Nous sommes propriétaires de notre maison ( encore 21 ans de crédit ^^). Nous faisons attention à notre train de vie. Nous ne partons pas tous les ans en vacances ( hiver comme été ). Nous ne faisons pas d’excès car nous n’en avons pas les moyens.
Nos charges RSI augmentent de plus en plus et nous rognons sur toutes les petites choses non essentielles pour compenser.
Nous employons 4 personnes sur nos 2 boutiques. Nous essayons de les aider du mieux que nous pouvons. ( Avance de trésorerie, augmentation annuelle de leur salaire, caution pour leur appartements en location…)
Quand à nous, nous éprouvons beaucoup de difficultés à l’accès au crédit bancaire en tant que commerçant. Nos salariés ont plus de facilités à emprunter que nous, qui sommes chef d’entreprise.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Réguler le E-commerce sur Internet et montrer aux gens les dégâts que cela cause sur le tissu économique local. Nous, commerçants, nous employons du personnel qui a un travail intéressant et plaisant. Au contraire des ces plateformes (Amazon, drive…) qui embauchent que des manutentionnaires payés à coup de lance pierre en bossant dans des hangars de stockage.
Nous participons à notre devoir de formation en embauchant des jeunes en alternance qui préparent des diplômes. En 12 ans, nous avons formé 5 alternants en Bac et Bac +2. Sans compter les stagiaires Bac Pro, BEP vente etc…
Nous aidons les associations locales avec des lots ou des aides pour leurs manifestations. Nous aidons nos clients en leur différent leur paiement par Chèque quand cela coince. Nous payons nos impôts et taxes en France. Nous ne pratiquons pas l’optimisation fiscale comme Amazon, Ebay, etc…
Tout cela, ça fait parti de notre métier. Pourtant, personne ne parle de nous. Les gouvernants nous oublient tout simplement. Pourtant nous sommes un maillon important de l’économie.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Remettre à plat tout le système. Une 6e République. Privilèges, Impôts, taxes, Normes, Charges, salaires, Banques, Assurances, sécurité sociale, Santé. Public/Privé, Etat, collectivités, Europe.
On ne peut plus continuer comme ça.
La politique ne peut pas être une carrière. C’est un devoir pour un moment donné mais pas un moyen de vivre professionnellement. Les intérêts personnels ne doivent pas primer sur le devoir collectif que la politique impose.
Si la situation continuait à empirer, je pense que l’économie va se transformer en chacun pour soi. Travail au noir, argent au black, non respect des normes etc…

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Yoann,le 12 juin 2013

Yoann,le 12 juin 2013

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Je suis un jeune homme Lorrain de 27 ans depuis peu. Actuellement je vis chez mes parents faute de moyens pour prendre mon indépendance, je suis retourné chez eux il y a environ 2 ans, car mes finances ne me permettaient plus de vivre de façon indépendante.
Un parcours de vie des plus simple, des études jusqu’au Bac et une envie de liberté et une grosse erreur d’orientation (merci l’éducation nationale…) m’ont conduit à arrêter mes études après l’obtention de ce diplôme pour aller sur le marché de l’emploi, où j’ai depuis 2008 cumulé des emplois dits alimentaires (téléconseiller, téléprospecteur, ….). Actuellement je regrette amèrement l’arrêt de mes études et depuis l’année dernière je cherche à reprendre mes études, nous aurons l’occasion d’y revenir dans le prochain cadre.
Je suis aussi militant associatif, dans le domaine de la lutte contre les discriminations.

Quel est mon cadre de vie ?

Franchement je ne vais pas le cacher, mon cadre de vie est vraiment pas des plus sympathique en ce moment. Donc pour résumer, je ne peux ps dire que je m’y sens bien.
Déjà au niveau professionnel, voilà un an que je cherche à trouver une formation en alternance pour passer un BTS, j’ai 27 ans et c’est très dur pour moi, car les sociétés sont dans l’obligation de me payer avec au minimum le SMIC, donc je ne fais pas le poids face à un jeune qui sortirais du cursus normal et qui serait payé entre 700 et 900 euros? L’an passé plus de 120 candidatures pour trouver un post en contrat de professionnalisation et aucune réponse positive.
Plus au delà des problèmes d’emploi, je constate en tant que citoyen et militant associatif une montée exponentielle des phénomènes de rejet de l’autre, de discriminations, etc… Accompagné par une montée des extrêmes bien inquiétante. Ces phénomènes provoquent un mal être que ça soit pour moi ou les personnes victimes. Je pense même que au delà de ces problèmes il y a une »banalisation » du rejet. Chose non souhaitable pour notre société.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Bien sur qu’il faut faire évoluer le cadre de vie, je ne parle pas uniquement de mon cas personnel.
Il faut déjà avant tout faire évoluer l’emploi dans notre pays mais plus en particulier dans le formation et le reclassement des personnes.
Il faut avant toute chose remettre en place le bien vivre ensemble qui semble oublié depuis trop longtemps.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Première proposition: une meilleure offre de reprise d’études ou de formation pour les personnes de plus de 26 ans.
En effet, les personnes de plus de 26 ans ne sont pas aidées. Cela passerait déjà avant tout par des aides plus avantageuses pour les entreprises pour le recrutement d’une personne de 26 ans et plus, comme la loi Fillon l’a permis, faisant bénéficier si mon souvenir est bon d’une prime exceptionnelle de 1000 euros par an pour l’embauche d’une personne de plus de 26 ans dans une formation. Ceci surtout dans le but de garantir une égalité de traitement des demandes, et par conséquent évite une certaine forme de »concurrence déloyale » entre postulants de plus de 26 et ceux ayant moins de 26 ans.

Seconde proposition: Si la première proposition n’est pas faisable, pourquoi ne pas revoir le barème des salaires en fonction de l’âge lors de formation?
En effet aujourd’hui la rémunération pour des formations types alternance, contrat de professionnalisation etc…. est soumis à un barème de salaire en fonction de l’âge, ce qui comme je viens de le dire, peut désavantager les personnes les plus avancées dans l’âge, car ne soyons pas dupes entre un jeune sortie du lycée payé 700 euros et une personne de 27 ans avec expérience professionnelle payée un SMIC, le patron va de facto privilégier le jeune sorti du lycée, même si la personne de 27 ans a plus d’expérience et sera opérationnelle plus rapidement.
Donc ma proposition serait de mettre tous les apprentis, personne effectuant une formation, un contrat de professionnalisation etc… sur un même pied d’égalité, c’est à dire payé au même niveau.

Troisième proposition: Il faut toujours dans ce même système revenir à plus juste entre employés, en supprimant les contrats spécifiques ou spécifiquement réservés à telle ou telle catégorie de population. C’est avant tout pour mettre sur un pied d’égalité tous les travailleurs et arrêter de favoriser la discrimination dans la société (je sais c’est un vaste programme mais le commencement c’est avant tout ne pas différencier les personnes selon leur lieu de vie).

Quatrième proposition: Il existe un problème en France qui est celui des contrats subventionnés par l’Etat et les collectivité. Contrats qui en échange de l’embauche de telle ou telle catégorie de population/personnes permet à l’entreprise de toucher des aides. Ces contrats subventionnés sont souvent des contrats à durée déterminée, et il n’y a pas de limites de cumul des contrats spécifiques pour les entreprises, ce qui fait que dès qu’un contrat se termine, l’entreprise se sépare de la personne et signe derrière un nouveau contrat avec une nouvelle personne pour toucher une nouvelle fois les aides des l’Etat. Ce n’est pas normal, car cela précarise l’emploi, et surtout cela représente un coût très important pour l’Etat et les collectivités locales.
Donc la proposition est de limiter les contrats subventionnés par l’Etat, le chiffre de 3 contrats subventionnés sur une période me semble bien, au législateur de définir le nombre de contrats maximum par période.

Cinquième proposition: Aujourd’hui on trouve des »stages » en entreprise obligatoires dans le cursus scolaire des élèves ou obligatoire car imposés par Pole Emploi. Ces stages ne sont pour la plupart pas rémunérés, et pourtant le stagiaire fait le même travail qu’un employé lambda durant son stage. C’est une honte de voir ça. Je propose donc que ces stages soient un minimum rémunérés. Car c’est ainsi qu’on le pratique en France, tout travail mérite salaire

Sixième proposition: Comme dit plus haut on voit une banalisation des phénomènes de rejets dans notre société, le paroxysme ayant été pour moi, l’affaire des pains au chocolat de JF Copé ou des propos tenus lors des débats sur le mariage pour tous.
Je pense qu’il faudrait punir plus durement les propos intolérants tenus par nos hommes politiques, et plus en particulier ceux tenus par nos représentants. En effet, nos hommes politiques sont là pur représenter tous les électeurs qui ont votés, même si on a pas voté pour le candidat élu. Donc il est normal que nos hommes politiques aient un langage exemplaire lors de leurs interventions. Donc il faut punir plus durement ces propos au niveau de l’appareil d’Etat, un homme politique qui a des fonctions, doit être suspendu pour une durée X (à déterminer par le législateur) du/des mandats qu’il exerce. Cela semble normal et éviterait à terme la banalisation des propos haineux et provoquant faits uniquement dans un soucis politique et idéologique.

Voici quelques unes des propositions que je peux faire, suite à des échanges avec des personnes ou des réflexions personnelles.

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Aissetou, le 30 mai 2013

Aissetou, le 30 mai 2013

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Aïssetou, 40 ans, Aide soignante, mariée, 1 enfant.

Quel est mon cadre de vie ?

Je travaille dans un établissement médico social de gériatrie depuis 1995. Des conditions de travail et moral bien difficile, des manipulations répétés qui use l’organisme et m’ont conduites par deux fois a une maladie professionnelle du canal carpien.
Ce sont certes des conditions dure, mais l’attachement des personnes dépendantes est si grande qu’elle font légèrement passer ses problèmes.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Ayant validé les acquis professionnel, j’ai décidée de passer le concours d’infirmière. Passer l’épreuve du concours, j’ai eue la chance de pouvoir intégrer une IFSI.
Trois ans avant de devenir infirmière, de progresser dans le parcours médical, trois ans avant d’être fiers de mon parcours.
Mais ca n’a pas été le cas! Rattrapée par le quotidien et une administration inhumaine:
Comment pouvoir suivre une formation si l’on ne reçoit pas d’aide? Mon établissement m’a signifiée qu’il ne pourrait financer cette formation. La formation professionnelle ne prendra en charge que deux ans de formations.
Que faire? Comment faire?
La vie quotidienne a un cout et n’est pas flexible: On ne peut pas demander a un enfant de se passer de manger et jouer et on ne peut pas demander a un crédit immobilier de sursoir de trois ans les mensualités.
Malgré tout et en accord avec mon mari, j’ai décidée d’y aller. On ne doit rien regretter, et on se serrera la ceinture.
La première année fut terrible. Se remettre a l’école après plus de dix de travail est une épreuve dure, compliquée et cruelle. Vous vous retrouvez en »concurrence » avec des petite jeunes de 18 ans quant vous en avez plus de 30 ans, un choc de génération, un incompréhension des problèmes du quotidien. Ma première année fut donc un échec et malgré tout un redoublement accepté, mais pas de redoublement du financement. Une année de disette, de dure disette! Mais l’espoir une fois cette épreuve passée.
Ma deuxième première année fut plus sereine et validée. Retour du quotidien plus normal.
La deuxième année a été un peu moins chaotique mais elle a été ponctuée de l’aigreur de » collègues » lors de stage n’acceptant pas ma situation. Cette aigreur de personne m’ont fait rater la validation d’un stage et par la même, la validation de ma deuxième année.
Retour donc a ma situation précédente.
Quelques année passent re-validation des acquis, re-concours infirmier. Moins d’espoir, mais malgré tout une réussite au concours. Possibilité d’intégrer une IFSI.
Mon établissement m’a une nouvelle fois signifiée qu’il ne prendrait pas en charge cette formation, tout comme la formation professionnelle. Pas de possibilité d’aide auprès de pole emploi: On ne cotise pas, nous les fonctionnaires! Approche du conseil général: C’est la crise, pas de sous! Aucune possibilité de financement et un quotidien qui n’accepte pas de se serrer la ceinture.
Il existe bien des contrats avec des hôpitaux qui rémunèrent la formation a condition que vous vous engagiez avec eux a l’issue. Mais la aussi, la crise est passée et je n’ai trouvée aucun établissement qui finance des la première année.
L’IFSI a bien voulu repousser d’un an mon entrée, mais sans financement, pas de possibilité d’entrer et donc pas de possibilité d’évoluer.
Retour définitif a la case départ.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Comment faire évoluer cette situation? C’est bien difficile. Comment financer une formation sans avoir la certitude de résultat? Je n’ai pas de solution a proposer . Il est simplement dommage qu’il ne soit pas possible d’évoluer dans un même domaine, alors que le domaine de la santé réclame toujours plus de personnels.
Peut être pourrions nous mettre en place un »crédit formation » que chacun choisirait d’utiliser ou non et qu’il rembourserait une fois la formation terminée.

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