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Europe Archives - Le député qui marche. de Jean Lassalle

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Manon, le 30 juillet

Manon, le 30 juillet

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Jeune lycéenne de 17 ans, je passerai en terminal ES à la rentrée prochaine. Je sais : bien jeune pour rédigé de telles lignes, mais pourtant déjà tant de choses à écrire.

Je vis dans un lotissement HLM depuis ma naissance, dans une charmante ville moyenne de Dordogne. Nos revenus ne sont pas extraordinaires, mais suffisent amplement à nous faire vivre décemment. Appartenant à la petite classe moyenne, je n’ai droit à aucune bourse, pour 200 ou 300 euros de trop. Écart déjà colossal pour certain; je peux vous dire qu’il n’est pas si grand qu’il y paraît.

J’ai, en toute modestie, toujours très bien réussie mes études : première de classe depuis le début. Je compterai passer la concours de Sciences Po l’an prochain. Mais celui de Bordeaux, je n’ai pas les moyens de partir ailleurs. N’ayant pas droit au Crous, pas d’aide particulière pour trouver un logement. Avec la suppression de la bourse au mérite pour la mention très bien (que j’aurai normalement au bac) pas de récompense non plus de l’Etat… alors que mon travail et ma motivation ne sont guères différentes des classes populaires (dont j’ai fait partie, un certain temps).

Dans ma ville, majoritairement composée de retraités, les infrastructures réservés aux jeunes se comptent sur les doigts d’une main : les élus locaux ont bien du mal à faire bouger et vivre la ville, et ce ne sont pas deux ou trois manifestations de ci de là qui changeront quelques choses. Du coup, de moins en moins d’ados bougent, s’investissent : les adhésions aux associations, partis politiques sont assez faibles. L’union de nos voix pour faire évoluer la situation est inexistante. Tous vivent dans la plénitude de l’indifférence, de l’ignorance, du désintérêt pour la gestion municipale, cantonale, et même nationale.

Quelle est la valeur a laquelle je tiens ?

Pourtant, je crois profondément en la nature humaine, en la jeunesse et son pouvoir formidable de rénovation, d’innovation, bref son regard réformateur sur le monde. La solidarité, l’écoute, l’entraide pour »bien vivre » et évoluer tous et toutes dans nos milieux me semblent indispensables. Mais est-ce encore le cas pour beaucoup de ma génération ?

Quel est mon cadre de vie ?

Je ne suis pas cartée, dans ma modeste ville de 30 000 habitants il n’y a pas de véritable rassemblement de jeunes. Néanmoins, ceux de ma génération prendront la relève, d’ici une vingtaine d’année… mais à quel prix ?

On a souvent pensé que l’école est le reflet de la société dans laquelle elle vit… cela n’a certainement jamais autant pris de chance qu’aujourd’hui. Avec la dégradation croissante de la confiance, de l’estime, de l’amitié et du respect entre habitants d’une même nation, d’un unique pays, notre enseignement n’a plus grand sens. Nos programmes, notamment dans les matières portant à réfléchir (histoire-géo, sciences économiques et sociales, langues étrangères) sont décousus, abondés de théories tantôt simplistes, tantôt complexes, sans pour autant apporter les fondements de l’éducation républicaine et citoyenne de tout Français : l’engagement, l’humanité, le respect, l’ouverture d’esprit, la confiance en soi et en l’autre. Une fois évoquée la liberté d’expression (assez mal connue finalement, si on en croit la pâle figure de la presse aujourd’hui…) et les Droits de l’Homme, l’Education Nationale semble considérer avoir fait le tour. Pourtant, il n’en sont qu’à la fin du commencement.

Comment apprendre la culture républicaine, la foi en sa patrie et les principes élémentaires de civilités et de citoyennetés quand les jeunes sont les témoins de massacres, de guerres fratricides, de fraudes, de trahison, de la montée des individualités et de la violence ?
Comment expliquer l’importance de se rendre aux urnes et d’exercer pleinement son pouvoir de citoyen, alors qu’on ne prend même pas la peine d’éduquer politiquement et d’ouvrir l’esprit des futurs gouvernants ?

Derrière l’image d’Épinal de la façade des grands partis, affirmant haut et fort être prêt à amener la nouvelle génération sur la table politique, lui apprendre les enjeux politiques nationaux et internationaux, se cache une réalité plus sensible. Les conflits intergénérationnels existent, certaines communes (dont la mienne) se dotent d’un parti de gouvernement qui ne cherche pas et ne veut pas monter un réel mouvement politique des jeunes. Non seulement, nous ne recevons pas l’éducation politique, intellectuelle et sociale en cours; en plus on nous ferme les portes permettant d’accéder aux sphères décisionnelles de notre pays. Parce que oui, nous ne dénigreront jamais notre pays : nous y tenons, nous y sommes en grande parti nés, nous voulons le relever, le soutenir, nous engager à ses côtés. Mais encore faudrait-il qu’on nous en donne la possibilité.

Méfiez-vous de l’eau qui dort… et qui pourrez un jour très mal se réveiller. Sans l’encadrement des anciens, des politiciens expérimentés ou de l’école, les futures élites politiques iront droit dans le mur. Celui de la démocratie, probablement engloutis sous la poussée des discours mélodieux et savoureux des extrêmes. De plus en plus de jeunes votants déclarent sans gêne voter FN ou l’extrême gauche. Je n’ai rien à redire sur les convictions personnelles que chacun peut avoir; là n’est pas la question. Mais pensez-vous que tous se retrouveront dans ces mêmes discours, dix ou vingt ans plus tard ? Est-il nécessaire de menacer un équilibre démocratique déjà assez fragile par un manque d’écoute, d’intérêt au rapport qu’exerce la génération des années 90 avec la politique ?

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Nous sommes très largement capable, à l’heure actuelle, de faire changer le cours des choses. Tout n’est pas perdu, mais seule une prise rapide de conscience du péril que nous encourrons peut aider à renouer le contact entre jeunesse et politique. Pourquoi ne pas organiser des mouvements de jeunesse à l’image du parcours qu’exerce M. Lassalle ? Elles pourraient défiler dans les rues, voir organiser un tour de leur région, de leur département… et se rassemblaient pour les futures manifestations, dialoguer en fraternisant autour d’un bon verre, sans pour autant avoir à s’exiler dans les plus grandes villes ? Pourquoi ne pas fonder un mouvement d’éducation à la politique, sans pour autant devoir se carter à un parti ? Il pourrait être animer par des sympathisants de tout bord, des professeurs, des élus et représenté ?

Les syndicats d’étudiants, les rassemblements aux universités d’été ne sont plus suffisantes : de moins en moins de jeunes croient au syndicalisme, au pouvoir politique et à son réel impact sur leur vie quotidienne. On les enferme, par manque de moyens d’engagements à la vie de la cité, autour de leurs propres problèmes, de leur propre personne, de leurs propres manques. Alors qu’ils ne sont pas seuls à souffrir; alors qu’ils auraient, eux aussi, besoin d’être réunis. Apprendre ensemble comment agir pour demain, apprendre ensemble à réfléchir aussi pour le bien-être d’autrui. Connaître le monde qui nous entoure, s’apercevoir des merveilles et des manques de la mondialisation et ainsi repenser sa conception. S’unir aux jeunesse d’autres pays (notamment européens) pour partager culture, langue, civilisation et histoire. Créer une Europe réellement unie culturellement, politiquement, socialement et économiquement. Voilà des enjeux louables à nos yeux.

Transcender les clivages, les partis politiques, les appartenances ethniques et religieuses pour créer un monde harmonieux, en paix, prêt à vivre le lendemain : voilà mon souhait le plus cher. Voilà un combat dont la plus-value ne sera probablement pas perceptible à notre échelle. Pourtant, c’est avec courage, dignité et conviction que nous devront l’amorcer. Parce que la croissance à tout prix ne remplacera jamais des réformes retardées déjà depuis une dizaine d’année : celle des retraites, de la Sécu, des collectivités territoriales, du Parlement. Il faut en finir avec le populisme, la peur d’une prochaine raclée aux élections : la santé économique, sociale et politique de la France en dépend. Expliquez aux Français pourquoi ces changements sont nécessaires : ils vous écouteront, ils vous comprendront si vos paroles sont claires, si vous appeler à la raison de tous. Mais encore faut-il qu’ils acceptent de payer pour tous, pour l’avenir, pour leurs enfants.

Parce que les Français ne se sont jamais aussi peu aimés. Parce qu’ils ont peur de l’autre. Parce que peu de choses leur donne confiance en l’avenir.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

De beaux projets sont encore à bâtir… une Europe réellement fédéraliste, ou une véritable coopération règne, et non pas la guerre des clans entre austérité et relance. Pourquoi pas renforcer l’unité culturelle, sociale et linguistique si chère à l’enracinement des valeurs européennes ? Erasmus existe, peut-être y-a-t’il d’autres organismes, d’autres mouvements à mettre en place.
Axer notre éducation vers l’Europe serait aussi une solution : privilégier l’étude de la construction européenne à celle du découpage régional français.
Repenser notre mode de vie, de façon plus respectueuse, plus environnementale : toujours pas de croissance verte à l’horizon, malgré l’accord passé entre EELV et PS.
Continuer le combat contre les discours intégristes, extrémistes, nationalistes et racistes : la France n’est pas une entité auto-suffisante. Au contraire, sa force réside en sa capacité à s’appuyer sur un groupe pour faire rejaillir sa puissance.
Développer encore plus les régions les plus compétitives ou pas complètement utilisées.
Revoir le système du chômage en France et de Pôle Emploi : beaucoup de gaspillage, assez peu d’efficacité pour un ensemble disposant de trop peu de prérogatives.
Et, évidemment, redonner l’envie aux Français d’être actifs. Électoralement, politiquement, citoyennement, socialement et économiquement. Nous n’avons rarement été autant divisés alors que nous n’avons jamais autant eu besoin les uns des autres.
Et encore tant d’autres batailles, réformes à mener..

Sans quoi la France ira droit dans le vide,
Sans quoi l’Europe sera le bouc-émissaire de ceux qui ne font rien pour faire avancer le fédéralisme,
Sans quoi la haine de l’Allemagne et de Merkel rejaillira et bouleversera notre place en UE, donc dans le monde
Sans quoi nous nous empêtreront dans une recherche absurde de croissance, sans réfléchir aux autre objectifs, aux autres urgences que nous laissons de côté,
Sans quoi le bien vivre en France laissera place aux déchaînements des passions, aux émeutes populaires, à la rupture.

Peut-être, qu’un jour, quelqu’un lira ce message et le prendra au sérieux,
Peut-être, qu’un jour, les jeunesse politiques seront de nouveau vivantes,
Peut-être, qu’un jour, nous verrons la France d’un oeil nouveau.

En attendant, bonne marche M. Lansalle. Vive la République, vive la France, longue vie au peuple.

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Louis, le 24 juillet

Louis, le 24 juillet

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

J’ai 34 ans, j’ai un enfant et je suis marié. Ma femme et moi avons fait des études supérieures et exerçons chacun des postes à responsabilités. Bref nous pouvons dire que nous sommes des privilégiés.

Quelle est la valeur a laquelle je tiens ?

La responsabilité individuelle

Quel est mon cadre de vie ?

Je vis à Paris dans un quartier familial où il reste encore un peu de mixité sociale. Cependant les moins aisés quittent de plus en plus Paris, ce ue je regrette.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Oui en favorisant l’installation ou le maintien des classes populaires et des jeunes dans Paris

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Je souhaite que tous puissent choisir leur avenir. Pour la France je souhaite une révolution démocratique dans laquelle chacune des sensibilités politiques puissent être représentée. Pourquoi ne pas faire les élections législatives le même jour que les élections présidentielles, cela renforcerait la légitimité et la représentativité du parlement notamment grâce à une forte participation. Pour le reste, simplifier, abolir les privilèges, mieux contrôler et sanctionner et décentraliser en recherchant l’efficacité réelle et non électorale. Enfin bâtir une Europe fédérale seul moyen pour la France et les autres pays de conserver leur rang dans le monde.

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Loria, le 11 juillet 2013

Loria, le 11 juillet 2013

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

* Sous »r.s.a socle » et hébergé à titre gratuit au sein de ma famille avec pourtant depuis 3ans, Travaillant ardemment sur un projectuel susviserait création d’1 association d’entraide serait dévouée pour notre milieu rural.

* Suis détenteur du C.F.G 94 et fit 1/3 sur le C.A.P que niveau 4ème Lycée confirmée;
Ainsi que formé dans le bois car eu été en altérnance scolaire, Mais à mes 19ans me suis lancé pendant 6ans 1/2 dans le gardiennage/surveillance puis eu été aussi manoeuvre pour des intérim qu’employeurs, Hé malheureusement suis devenu »entre temps » suis sous r.s.a socle avec se fier projet associatif, Qui me prend tout mon temps, Car repose sur un renouveau comme dit »modèle social ».

Quelle est la valeur a laquelle je tiens ?

Celle de ma famille que de notre Constitution de 1789

Quel est mon cadre de vie ?

* Suis trop confiné dans ma famille, Ce qui conflictualise de trop notre relationnel qui devrait être plus harmonieux, Mais suis un sans relâche bon-vivant qu’optimiste.

* Vivant pas vraiment la vie que veus-je au vu de ma situation contextuelle, Mais travail inexorablement sur mon projet qu’exerce pleinement mon devoir Citoyen.

* Avant étais-je libre par moi-même au gré de mes payes, Que-là suis dépendant du »r.s.a socle » que »ma famille ».

* Rien n’est commode dans la vie, Mais tente de sancesse m’adapté qu’enfin de me voir dûment réussir mon parcours de vie.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

* Refonder profondément pour plus amplement viabilisé ceci:

»pôle emploi/mission-locale/c.r.i.j/maison du département/association caritative qu’oeuvrant dans les quartiers dits difficiles/aide sociale/c.e.s.u »;
Pour genre ce qui suit ci-dessous

.

- Se simple principe d’équité, Recadrerait plus légitimement les attrayances pluridisciplinaires de nos communes et contribuerait par effet de destination, A la bienfaisance de nos »besoins/ désagréments dus moments », parce qu’ainsi, Trop d’argent public partant en fumée et constatons
le nombre dit de chômeurs que d’assistés sociaux.

PS: arrêter de rendre possible l’emploiment tel connaissâmes par le dit »patronat », pour plus viablement, le compenser par ce genre de pôle par région qui tiendrait bon-compte des spécificités de celles-ci

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

* Pour le local comme régional que national= »nous » juste, renforcer le plurimutualisme ambiant au gré viable que proportionnelle de nos »congrégation », avec un pouvoir plus turnover avec impossibilier de réprésentation quelconque à un poste de pouvoir officiel que celui-ci, devrait être
à durée trimestrielle que rendrait compte à sa congrégation et opérationnel H24/7 ainsi que co-partagé, à hauteur de 50% de concitoyens de bien, hé plus aucun fonctionnaire/élu payé que sous fiche de paie, car serait tous convenablement pris en charge comme nos militaire »PARCE QU’ EXERCé UNE FONCTION DE POUVOIR, N’EST PAS UN MéTIER, MAIS UN DEVOIR ».
+
Il y’a tellement de chose important qu’attrayant de bien à nous y afférés, Que comprenant pas le sens actuel de nos Gouvernents plantent le pays et fonçent bananièrement dans leurs Européanisme au mépris du peuple de france lui souverain que France constitutionnalisée !!!;
Vive la france qu’à nos morts pour Elle est affairons-nous plus dignement chacun à notre niveau que lieu, Là où pouvons faire quoi de bien pour »soi-même/ses siens/sa congrégation que Nation française »

PS: redonnons enfin pleine liberté à la CORSICA qu’en son peuple, Peut être que ce jour-là, se passerait moindre de faits-divers que coûterait 2 fois moindre le faite que la france investi en l’état
, l’équivalent de 2 départements française et tout ça, pour imposée sa présence en son dicta + regardez le discour de Monsieur ROCARD lorsqu’il parle de la »corsica » à l’assemblée-nationale et comparé ensuite ce qui dit à ce que le présent rapport sénatorial émant le chiffrement de la présence française indûe en »corsica »
+
la politique TUE et engrange des mini-révoltes que profonde injustices partout en FRANCE, alors le tout vite l’Europe, vous m’étonnés que le peuple comprend plus son gouvernant et »vice versa »

* Pour l’Europe= la france souveraine, n’a rien à faire de plus avec Elle ou nous appliqués comme fait là »SUISSE ».

* Pour l’international= le pouvoir français, devrait moindre voyagé qu’enlever toutes nos ambassades et plus viabiliser les affaires d’importances via »l’O.N.U ».

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Carole, le 18 juin

Carole, le 18 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Carole, 45 ans, Enfant de la libre circulation, née en 1968 prés de la frontiére Allemande, partie de mon village Lorrain sinistré par la fermeture des mines, comme presque tous les jeunes de ma génération, devenue Européene car la France n´avait pas de travail à m´offrir , Electricienne, Technicienne, Qualifiée en ressources humaines, en relations interpersonelles, Diplomée de 3 pays Européens en électricité, actuellement en formation pour le brevet de maitrise en électricité au Luxembourg, mariée avec un Belge, je travaille au Luxembourg et nous vivons en Allemagne, nous dissons souvant que de l´Europe nous sommes les citoyens, que l´Euro est notre monnaie, engagée politiquement pour que l´émigration soit un choix ,que les jeunes ne soient pas contraint de chercher un travail ailleurs, engagée contre la montée du nationalisme, contre les euro-septiques, afin que personne ne puisse jamais nous priver de notre droit á la libre circulation, de notre monnaie, mais aussi afin que chaque nation garde sa gouvernance et ces particularités, dans une Europe partageant certes beaucoup, mais laissant aussi les hommes et les femmes libres de choisir un pays, pour sa particularité. Pour une Europe des nations, qui respecte la culture de chacun.

Quel est mon cadre de vie ?

Notre vie entre les frontiéres est celle que j´avais révé pour mes enfants, car jamais je n´aurais osé croire que l´Europe construite hier était pour moi, aujourd´hui dans la même journée je parle trois langues, je rencontre de nombreuses personnes venant de nombreux pays, mais un bonheur n´est complet que si il concerne les autres.

Hélas, ce n´est pas le cas pour mes proches restés en France, ni pour les Francais. La vision de mon pays m´attriste, nous perdons tout de notre gloire passé, nous glissons, loin des valeurs humaines, loin de l´honneur.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Pour la France , il serait heureux que des grands chantiers soient entrepris, comme la réforme des ressources humaines, responsable du fait qu´une personne aujourd´hui est considéré comme au »Top » entre 27 et 35 ans, cela ne représente pas même 10 % de l´espérance de vie, ce n´est pas à la société de s´adapter à l´entreprise, mais à l´entreprise d´offrir á chacun sa place dans la société. Les entreprises doivent avoir une approche systémique, contrairement à ce que pensent certains Enarques et conseillés de haut rang, L´école doit s´adapter à l´entreprise. Une France qui gagne c´est un France ou chacun trouve sa place.

La France y gagnerait si la vérité était dites, sur des sujet aussi tabou que la raison réelle pour laquelle il n´y à pas assez de logements sociaux, les vrais raisons du chomage des jeunes et des séniors, ce que les responsable des ressources humaines étudies, le choix des livres, des auteurs, et le formatage des cadres, comment cela influence notre société.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

L´ambition ne manque pas, c´est la légitimité qui manque. Les idées ne manquent pas, les solutions ne manquent pas, il manque des personnes capables d´écouter, des facilitateurs, des personnes qui ne cherchent pas dans les vieux livres des solutions d´hier, mais bien de réponses d´aujourd´hui aux problémes de demain.
Merci à Monsieur Jean Lassale de faire cette démarche, elle à le mérite d´exiter.
Pour relancer l´économie, nous devons faire de notre pouvoir d´achat , un outil responsable, pour introduire dans le systéme une nouvelle donnée économique, nous devons créer de nouvelles normes, relancer la consommation en tendant vers l´exellence, pour attirer des investisseurs… trop vaste pour un cahier de l´espoir, mais les solutions existent.
Pour l´Europe, j´espére que nous aurons un jour la possibilité d´en avoir la citoyenneté, sans qu´elle soit rendue obligatoire.

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Philippe, le 17 juin

Philippe, le 17 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Depuis quarante ans de vie dite »active » – j’en ai cet été cinquante-six ans, j’ai traversé les étapes de ma vie sociale et professionnelle en trouvant à chaque fois, et non sans ces petits relais humains qui sont la vraie nature du lien social, les moyens de rebondir. Homme de langue et de rencontres, à la jeunesse révoltée, j’ai repris des études en 1983, sans moyens et ai cependant obtenu un DEA de Lettres en 1989, cumulant d’autres études, intellectuel de terrain, sachant aussi construire et entreprendre. J’ai été quelques années professeur de français, comme MA, mais là encore l’on m’a barré dés 1994. Depuis j’ai vécu de quelques autres remplacements, de cours particuliers longuement et avec andante, de tentatives diverses. J’ai concocté un vrai projet d’entreprise, né de cette expérience au long cours, exposée et souvent en butte aux rigidités bureaucratiques, manque d’accueil et exclusions. Ce projet, e-traverses, basé sur les technologies de l’information permettrait, s’il était soutenu à la hauteur de son ambition, de mutualiser intelligemment des supports pédagogiques, de piloter des parcours élèves, et de fournir en solutions innovantes tant techniques que pédagogiques, les écoles de demain. Ayant longuement oeuvré à son élaboration, multiplié les rencontres, eut quelques soutiens, dont l’élaboration d’un cahier des charges, je bute cependant principalement sur le fait que je suis sans moyens financiers, et que mon parcours et mon positionnement sont atypiques. Parfois je me dis qu’il n’est guère sûr que mes lendemains soient encore jouables, mais je continue pour voir, sans naïveté cependant.

Contractuel dans l’enseignement public pour quelques remplacements, jusqu’en février, je touche un chômage jusqu’en septembre, puis plus rien. Je suis en porte à faux avec ces écoles, qui pratiquent une école-garderie (entendre le mot école dans son sens générique), la grammaire extra-light, et surtout un protectionnisme de la fonction qui ne m’inspire que du dégout. J’ai tout de même subi bien des injustices, comme s’il n’était possible au fond d’être dans ce pays, un intellectuel immergé dans le monde, s’y coltinant. Concrètement, et financièrement, j’ai dû gagner en lissé même pas l’équivalent du smic sur toute une vie, y compris en comptant mes années d’entrepreneur, et n’aurait qu’une retraite à minima. Je sais tout à la fois projeter, planifier et réaliser bon nombre des tâches nécessaires à la construction d’une maison, m’y étant entrainé, et ayant payé nombre de mes temps d’études (près de quinze ans cumulés) par des chantiers tous corps de métier, mais n’est pas un sou vaillant pour acquérir une maison.

L’un des fondateurs d’Alternative libérale, en ayant proposé le nom, repris, Responsable de la formation alors, J’ai oeuvré politiquement à l’émergence d’une recomposition des relations entre un Etat dont les missions et prérogatives seraient revisitées et soumises à un vrai état de droit, et une société civile libérée. Cependant, je me suis éloigné, n’étant comme cela tout du moins, en accord, et espérant qu’on puisse faire autre chose, de plus ambitieux au plan de la pensée mais aussi du concret, en politique, le pouvoir ne me passionnant pas.
J’ai ainsi une conception du politique, où celui-ci est non seulement composite, mais encore n’a à être en position de surplomb, n’étant qu’une des façons, certes indispensable, d’interroger le réel et d’oeuvrer. Ma préférence, libérale, est ainsi complétée par le souci d’imaginer en toute modernité, l’émergence de solidarités actives et inventives, au plus proche du terrain, retrouvant ainsi du reste la meilleure inspiration ce cette pensée exigeante. En gros ce n’est nullement pour des intérêts de gros sous, que je suis arrivé par un long cheminement à cette maturation.

Au plan des écoles, champ que j’ai labouré en tous sens, j’aimerai contribuer au moins à l’émergence des solutions indispensables, non pas dans le sens de figer dans le marbre, la relation par trop incestueuse entre l’Etat et l’école publique, mais bien en faisant le pari d’un champ social libéré de pesanteurs administratives d’un autre âge, et valorisant les réponses probantes et innovantes. L’école, historiquement, n’a pas tant ses prémisses du coté des pouvoirs, qu’elle a été initiée par des libres penseurs.

Tout cela étant dit et résumé, ma situation et mes conditions d’existence, sont tout à fait précaires en regard d’un avenir incertain, et notre petit ménage, un couple et deux enfants encore ados, passé par bien des galères, gagnerait à ce que je puisse enfin réaliser ce pourquoi j’ai investi tant de temps, de compétence et de passion, nonobstant mon jardin secret littéraire qui lui aussi devrait aller vers le dehors.

Pour ce qui est du »qui suis-je », je ne sais qui je suis et où jusqu’à où (double signification que nous offre cette belle langue), et ai trouvé tout à fait juste que l’hébreu tout en en disposant pour l’autrement qu’être, n’autorise l’emploi ordinaire du verbe être qu’au passé ou au futur, comme si un laps toujours me séparait de l’affirmation de l’être là et que ce tremblement n’était pas tant le lieu d’une inquiétude que d’une préférence expérimentée pour la question, non point en sa violence qu’en une suspension qui ouvre à l’infinité des réponses comme autant de visages passés et à venir…

Quel est mon cadre de vie ?

Nous vivons depuis 2009 à Perpignan, en cette région connue depuis trente-cinq ans et arpentée. Nous vivions auparavant en région parisienne en grande banlieue non loin des Mureaux. Malgré l’ampleur des transferts des grandes villes à haute valeur ajoutée à cette lointaine province ensoleillée, (DGF, immobilier surenchéri pour la petite classe moyenne prenant retraite ici, tourisme de masse tout de même bien trop siphonné par des tarifs abusifs en regard de la qualité servie), malgré la beauté des lieux, je subis comme bien d’autres l’ostracisme local et la logique tribale qui tend à y prévaloir hélas ; il est difficile d’envisager de développer ma vie professionnelle ici. S’agit-il du reste encore de travail ou bien de ma volonté d’accomplir ce pourquoi je me suis si longtemps battu, et qui ressort plutôt du verbe oeuvre, qu’il s’agisse de réalisations concrètes ou de réflexions au long cours ?
Vivre entre la grande ville où j’ai vécu une grande partie de ma vie, et ce pays du sud (quoique je préfère au fond l’Aude toute proche…) me convient mais n’est guère facile au plan des échanges indispensables au progrès de ce qu’on appelle encore projet par défaut, puisqu’à mon âge, il ne s’agit plus tout à fait de cela. L’hyper-centralisme français, lequel est au fond d’essence tribale, et se démultiplie à quelque niveau que ce soit, devrait faire place à une culture non pas décentrée, mais où l’important c’est l’autre homme, plus haut que moi, me permettant de dire je (je pense ici à Lévinas et à la culture juive qu’il m’a si profondément permis d’arpenter et qui tant m’est chère…), le centre du monde ou de quoi que ce soit étant illusoire et introuvable, contrepèterie malicieuse d’un Dali… Il serait alors pleinement et en tous cas mieux possible d’inventer (mettre dans le vent) où que ce soit.

Je m’inquiète pour mes enfants, ce qu’ils ont et auront à affronter, en une société si peu ouverte qu’elle en devient souvent stupide. Et je ne peux aimer la démocratie que lorsqu’elle se dote en tous points de son meilleure antidote et contrepouvoir, le souci qu’à chaque instant et en toutes choses, le meilleur gagne, ce qui ne veut nullement dire le plus fort, et demande qu’on médite, cultive et rende toujours plus dense le partage indispensable qui doit compléter et accompagner l’échange, lieu de nos espoirs, de nos réussites et de nos échecs, principal lieu de notre dignité. Il convient donc de préférer l’emploi, à toute autre situation qui surprotégeant certains, en expose beaucoup trop d’autres, réduits à l’indignité de n’être que d’éternels spectateurs, tout juste consultés parfois…

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Quel est en fait mon cadre de vie ? Est-ce Perpignan, où nous habitons pour l’heure, les Pyrénées Orientales, la Catalogne, le Languedoc-Roussillon, le sud, le midi, la France, Paris, l’Europe, le monde occidental, le monde, plus encore ? Un peu tout cela, et ce d’autant plus que le monde, via la dernière révolution humaine du net (qui nous permet du reste d’échanger, tout du moins je le souhaite pour la suite) est en quelque sorte tout à la fois plus vaste, plus complexe et plus incertain aussi. Il reste que les cadres ne manquent pas en France, et qu’ils génèrent bien trop de labyrinthes inutiles (à coté de ceux que l’on arpente du coté des sciences ou des arts, …, lieux de progrès,) bêtement bureaucratiques qui ne semblent parfois être là que pour justifier l’hydre insensée d’un état boursouflé, et à l’abri duquel, protégé, l’on peut en arriver à croire que l’on domine ce qu’on voudrait contrôler. Entre des règles indispensables, et qui devraient être mieux claires et en nombre limité, et stricto-sensu à appliquer, et la profusion démentielle de textes qui entendent tout régir soi-disant pour le bien de tous (comme si qui que ce soit pouvait vraiment savoir ce qu’est l’intérêt général, et agir en son nom.

Si ce n’est le cas, cela n’invalide pour autant l’action politique, mais la rendrait plus prudente, plus obligée et moins grandiloquente), il va fallori choisir. Mais en restant à l’acception sociologique de »cadre de vie », et en le limitant à notre base de vie géographiquement située, disons que j’aimerais que ce lieu où nous habitons, devienne plus ouvert et mieux accueillant, profitant de son positionnement géographique et de ses atouts, faisant meilleure place aux autres, émigrants de l’intérieur retraités ou pas souvent de grande expérience (car c’est en bougeant et changeant qu’on en acquiert, fusse à l’intérieur du continent des livres), immigrés par trop relégués et gitans sédentarisés, cantonnés dans l’aide et la délinquance chronique pour un trop grand nombre d’entre eux, alors qu’il faudrait là aussi devenir inventifs. Trouver aussi les moyens d’un pas de deux avec la Catalogne du sud, autrement dynamique. Comme je suis aussi parisien (mais je vous passe tout ce qu’il faudrait faire là à mon sens, en cette même perspective, de confiance, de sérieux, de réponse, d’échange et de partage, que j’appelle de mes voeux, et à laquelle j’entends contribuer), j’aimerai par exemple qu’il soit possible de circuler entre la capitale et Perpignan pour un prix bien moindre, et que donc l’on apprenne de l’aéroport de Girona et de Ryanair plutôt que de privilégier un faux low-cost à la Air France, inaccessible aux petites bourses, lesquelles bien évidemment n’en sont que rarement au temps confortable des réservations sur l’avenir…) : ne pas prélever de taxes surenchérissant le voyage, le manque à gagner pouvant être largement compensé par le surcroit de fréquentation qui augmente les recettes de la région. Parier sur l’ouvert là encore donc, contre les clivages, la morosité…

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Face à une telle question, ce qui me vient de suite, et au fond c’est le coeur de ma formation en ces plus chères parties, »effacé par la journée envisagée », Henri Michaux.

L’avenir de chacun, et ce mondialement, est de plus en plus relié, en de multiples segments. C’est un progrès mais aussi problématique, puisqu’en même temps nous profitons de beaucoup plus : informations, connaissances, rencontres, objets, possibles, … mais que cette démultiplication au regard de notre condition humaine faillible et de passage, rend incertain notre avenir qui n’est ainsi plus tout à fait terrien, tout du moins nous semble t-il. Le vieil atavisme paysan du français, est ainsi mis à mal, puisque le monde sans limites s’immisce partout, modifiant sans cesse la donne, les enjeux, et rendant incertains calculs, prévisions et réussites. Une organisation telle celle de la France me semble bien trop peu adaptée à un tel contexte ; les grands écarts qu’il faut pratiquer entre la réalité du monde dont nous faisons partie, et les conceptions autour desquelles tant s’arc-boute la société civile, ou plutôt les tenants-lieu de celle-ci (car il y a un écart certain entre l’état de conscience de beaucoup d’hommes de la rue, et ceux qui en politique ou dans les corps intermédiaires entendent les représenter, sans toutefois toujours la légitimité qui devrait prévaloir : ainsi notamment de certains syndicats qui opposent ainsi des évolutions historiques passées, fruits certes de combats, en leur conférant le statut de traditions intouchables, à l’état de la société présente où beaucoup veulent surtout trouver des solutions à leur vie quotidienne pour maintenant. Un syndicalisme basée sur l’idée d’une mono-carrière en CDI ou comme fonctionnaire, est bien peu à même de défendre la France exposée, de comprendre par exemple les motivations des auto-entrepreneurs, de préférer l’emploi à l’hyper-protection, de promouvoir réellement dans les faits une société civile ouverte et prospère, ce qui ne veut nullement dire ne pas défendre ses mandants, l’emploi en France, un niveau élevé de protection sociale, etc, mais ne pas dogmatiser un positionnement en se comportant comme une nouvelle prêtrise)
La société civile est en fait prête à bien des évolutions. L’on accepterait mieux aisément de perdre si l’on pouvait légitimement penser gagner en une autre étape, mais si tout est déterminé par un positionnement à l’issue de la formation initiale, alors nombre sont ceux qui se cramponnent à ce que j’appelle »l’os à ronger de l’égalitarisme ».
Si j’évite de projeter pour mes enfants, je vise à les accompagner au mieux en ces deux prochaines décennies, afin qu’ils puissent perdre moins de temps que moi, et mieux jouer leurs atouts et désirs, cependant sans nul manquement aux autres.
J’aimerai qu’il soit possible qu’ils se réalisent en France, mais les invite (nous voyageons, low-cost, dés que possible, de toutes les façons) à voyager, bosse qu’ils ont déjà, développée. Ma priorité, notre priorité, c’est eux, la fille de ma femme (un peu ma fille) et mes deux garçons, et au delà toutes celles et tous ceux que j’ai pu croisé, amis d’un jour ou de toujours, mais il ne pourrait être question que je privilégie l’un des miens, si cela m’apparaissait injuste. De toutes façons, en restant réaliste, toute cette culture que j’ai tant arpentée en de multiples façons, ne me sert que de peu, au dehors, tant ce que je suis, sans forfanterie et en conscience aigüe de ce que je ne suis pas, ne trouve que trop peu son espace au dehors, voire soit reconnu, et génère quelque revenu mieux régulier… Mais tout en étant lucide, informé, étudiant la moindre question, imaginant des réponses, pilotant des associations, tenant bon sur le projet e-traverses dont je ne comprends parfois qu’on m’en est dit tant de bien, sans rien y apporter qui m’est accompagné concrètement en son lancement effectif (et me relisant avant envoi et n’ignorant le volume de ce témoignage, je serais ici fort sérieusement en demande de l’exposer à ce ministre de l’éducation nationale qui fut aussi en quelque sorte mon boss du temps où l’on me fit misère. J’ai tant lu, entendu les uns et les autres en de multiples occasions, qu’il serait temps qu’on m’entende un peu, non ?), je suis confiant, en quelque sorte croyant, faisant résonner au mieux la traduction d’attendre en espagnol… Nous ne faisons certes que de passer, mais la vraie richesse serait de le faire avec quelque élégance.
Pour l’avenir de la France, j’aimerais contribuer à l’évolution et la libération de l’école, mariant ce qui fait de mieux au nord de l’Europe en termes de suivi et de promotion des diverses intelligences rencontrées, avec le souci du dur, c’est à dire de doter chaque futur citoyen d’un vrai socle de langues et langages, ce dont nous sommes scandaleusement loin. Au plan des langues anciennes, et en regard d’une histoire millénaire tragique, je proposerai qu’on n’oublie pas Jérusalem lorsqu’on s’insurge contre la raréfaction des heures consacrées à l’étude du grec et du latin, y ajouter l’hébreu générerait un vrai débat, et corrigerait une injustice. Si nos vieilles langues de terroir, sont maintenant peu en usage par tous, j’aimerai aussi qu’on leur fasse la place qui leur revient, ce n’est pas pour rien que Babel est écroulé, et se comprendre suppose d’être deux, et que chacun retrouve le »don des langues, la sienne au moins, qui sinon soi, qui la parlerait », dixit Michaux, que j’ai longuement lu alors, mais n’est jamais pu enseigner en ce pays inventif, ce qui ne cesse de me révolter, et est sans forfanterie, un gachis. Au plan politique, je milite pour ce que j’appelle la subsidiarité ascendante, basée sur la confiance qui doit présider à nos échanges. Ne pas interférer systématiquement dans ce que fait l’autre, le laisser échagner, trouver son chemin, ne veut pas dire ne pas mutualiser où celà est utile ni non plus laisser faire ce qui serait contraire à la loi. Au plan européen, même s’il faut se doter des moyens d’une vraie présence internationale, il ne faut surtout pas transférer le modèle français centraliste et jacobin à la gouvernance de notre diversité multipolaire. Cependant il faut tout à la fois doter l’Europe d’un vrai budget, et repenser la question des subsidiarités, n’en déplaise aux corps constitués des hauts-fonctionnaires platoniciens. Au plan international, s’allier avec l’amérique est la voie, et sans exceptions pour l’avenir, nous n’y perdrons pas nos âmes, et les USA apprendront aussi, bien plus qu’on ne le prétend avec une certaine jalousie… mais aussi oeuvrer pour le multipolaire, le souci non dogmatique d’un contenu durable de nos croissances respectives, le décollage de l’Afrique où nous aurions tant à jouer et inventer, au plus loin des petits arrangements d’une françafrique qui a encore de »beaux » restes… oeuvrer à la démultiplication des échanges et du développement de tous, mais sans fausses naïvetés, la valeur d’un objet échangé étant subjective aux désirs des échangeurs, et non point de quelque valeur travail comprise mais peu calculable, oeuvrer contre les facteurs de guerre en appelant un chat un chat, et en refusant toute espèce de collaboration avec le terrorisme ou ses financeurs, et de fait soutenir les sociétés civiles du monde musulman en les invitant à quelque aufklarung salvateur et indispensable pour le développement et la paix… Redéfinir bien sûr les limites que doivent avoir les Etats et les organisations qu’ils génèrent et président, ce dans un souci d’efficacité basé sur les droits de l’homme, droits naturels inconditionnels, valables pour tous, où que ce soit et sans considération de fortune. Le reste relève de la foi et de l’espoir, et appartient à notre quotidien, qui en est digne ou rabougri, selon notre (mais c’est toujours d’abord un mon) souci exigeant de l’autre.

Au plan de l’organisation politique, ce qu’a pu notamment proposer François Bayrou, me semble relever d’un socle indispensable. Il faudrait donc sérieusement aborder la question de l’interdiction du cumul des mandats, simplifier le mille-feuilles, obliger l’Etat à des règles de bonne gestion sérieuse, le contingenter à l’état de droit bien plus qu’à présent, réfléchir et oeuvrer aussi résolument et rapidement à un rééquilibrage pérenne des pouvoirs, à l’introduction non anecdotique de la proportionnelle. Entre ouvrer et oeuvrer, synonymes, il y a le plus du »e », dis »eux » joua Lacan, et sans eux, ils et elles, eux mêmes en résonance, point de pays, fut-ce ce »euh », hésitant qu’il faut accompagner, convaincre, et pour cela inviter. Ou comment refaire de ce pays, le pays de tout le monde.

Merci de m’avoir lu, et en soutien de cette marche, appréciée, à laquelle je veux bien me joindre un jour, même si elle passe loin de chez moi. Je crois qu’effectivement il faut que le pays retrouve ou recouvre ses droits pour que l’espoir, l’aventure et les solutions s’y démultiplient et contrecarrent clivages, barrages, et fausses impossibilités. Ce en un individualisme démocratique, où la seule personne qu’on puisse sans fiction nommer ainsi, est physique et porte nom propre, nul ne devant manquer si l’on veut encore en dansant peupler la terre.

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Stéphane, le 15 juin

Stéphane, le 15 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Stéphane, chef de petites entreprises, cinquante deux ans, célibataire, engagé dans diverses assoces d’entraide, culturelles, ou politiques de terrain (pas de politique politicienne)
Fou de boulot, et pas de femme, c’est mauvais pour la santé !
Ingénieur, j’ai été salarié pendant 15 ans, et suis indépendant depuis 10 ans, en gros.
Fils de paysan, j’aime mon pays, ses paysages et son histoire. Et je salue avec respect votre initiative, Jean, car comment mieux connaître un pays qu’avec ses pieds, au rythme lent du pas de l’homme ?

Quel est mon cadre de vie ?

Je vis à Paris 17, dans un appartement agréable. Je vais assez souvent en Champagne, ma région d’origine.
Ce qui a changé, c’est la vie quotidienne : les gens qui ne se disent plus bonjour dans la rue, la méfiance de l’autre a priori (une tante âgée me disait qu’il y a cinquante ans, à Paris, il était tout à fait inconcevable de mettre un antivol à un vélo), le sentiment d’insécurité qui vient largement d’une immigration massive, incontrôlé et revendicatrice, le choc de la culture musulmane en pleine expansion, face au nihilisme occidental, qui vient volontairement effacer des siècles de culture chrétienne. Officier à mes heures, j’ai vécu la période où, pour des exercices sur notre propre sol, il est devenu nécessaire d’adopter les mêmes dispositions de combat que celles à adopter si nous étions sur un sol ennemi (vers 1990). Et là, je me suis dit que quelque chose avait changé, dans le pays de Ronsard et du Bellay.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Je crois qu’il faut retrouver le sens de la fraternité, et par exemple, l’initiative de la fête des voisins, instaurée par un conseiller d’arrondissement du 17°, Atanase Périfan, est excellente. Mais il faut aller plus loin, il faut redonner des racines à la fraternité. Faire la fête ne suffit pas. Il faut revenir aux sources de la fraternité : c’est de se savoir proche de son voisin, d’une proximité incarnée (et pas intellectuelle, car il s’agit le plus souvent d’un fantasme). C’est de remarquer que nous avons une histoire bimillénaire commune. Que nous parlons la même langue, une des plus belles du monde. Que notre avenir est commun.

Pour prendre une comparaison agricole, je pense qu’une civilisation heureuse est comme un arbre puissant qui pousse sur un sol : les branches sont les initiatives diverses des citoyens, qui vont dans un sens ou dans l’autre, et qui meurent quelquefois, ou sont taillées ou émondées par un Etat-jardinier, en fonction de l’harmonie générale de l’arbre. Ainsi, l’arbre profite au mieux du soleil, et pousse d’une manière équilibrée, du fait de la contribution de toutes ses branches, les grandes et les petites, les droites et les courbes. Aujourd’hui, ce sont plusieurs arbres qui poussent sur le même sol, se font concurrence, se gênent, poussent de manière anarchique et truquée, et le résultat est laid.

Nous avons besoin de retrouver le sens de la justice et celui de la vérité. Or notre classe politique nous a tellement trompé…

Dans l’affaire DSK, ce n’est pas la conduite du directeur du FMI, qui me choque. C’est que quelques mois après, le même homme aie l’impudence de se présenter sur le tapis rouge de Cannes, avec un autre »matériel ». Dans l’affaire Cahuzac, ce qui me choque le plus, ce n’est pas que le ministre chargé de la lutte contre la fraude fiscale possède un compte en Suisse. C’est l’indécence de cet homme qui, ayant engagé son honneur devant 60 millions de français, a envisagé un moment de revenir à l’Assemblée, ou de se représenter devant le suffrage, tellement le sens de la justice à déserté la politique. L’affaire Méric n’est qu’une rixe entre petites frappes, regrettable mais banale. Ce qui est choquant, c’est qu’au plus haut de l’Etat, une exploitation politique et médiatique en a été faite, visant à salir, à opposer les uns et les autres, utilisant la puissance publique pour diffuser des mensonges vénéneux. Et chaque jour apporte un nouveau scandale, tant la représentation nationale a oublié le caractère quasi sacerdotal de son métier.

A chaque communiqué politique, la première question qui vient est : A quelle manipulation va-t-il se livrer, celui qui parle ?

Nous avons besoin aussi de retrouver le sens de l’équité, notamment entre le secteur privé et la fonction publique. Cette dernière, portée par ses organisations syndicales et par la couardise des politiques, a perdu de vue qu’elle n’existe qu’en terme de service, certes nécessaire, mais second par rapport aux créateurs de richesse. Il n’est pas juste que le salaire moyen de la fonction publique soit largement plus élevé que celui du secteur privé, sans parler des multiples autres avantages, dont le système de retraite, tellement opaque, …et tellement profitable, pour certains seulement. Il n’est pas juste, que les créateurs de service soient au dessus des créateurs de richesse, en terme de considération comme en terme de rémunération, car leur apport au pays est plus important et plus risqué : ce ne sont pas des CERFA, que nous exportons, ce sont des bagnoles, des produits agricoles, des technologies, etc.

Nous avons besoin de retrouver le sens de la vérité : ce n’est pas parce qu’une loi a décidé qu’un homme et un homme, cela pouvait s’appeler un mariage, que cela suffit à en faire une vérité. Non, un homme et un homme, ce n’est pas un mariage (même s’il peut y avoir de très belles et très respectables histoires d’amour entre personnes de même sexe), et un enfant a besoin de savoir d’où il vient, et de s’inscrire dans une filiation qui ne soit pas purement théorique. Ce n’est pas parce qu’une loi impose qu’il faut enseigner aux enfants qu’un homme est homme par choix ou poids culturel, que cela suffit à en faire une bonne loi. Nous avons besoin d’un rapport apaisé avec la religion catholique : formés par l’anticléricalisme du XIX°, nous avons perdu beaucoup d’objectivité dans nos rapports.

La prétention de l’Etat de déconstruire les consciences est inacceptable, car c’est l’expression ultime du totalitarisme.

Nous avons besoin aussi de retrouver le sens de la responsabilité. Non, ce n’est pas à l’Etat de tout prendre en charge, et il appartient au citoyen de prendre toute sa part de devoir, avant de réclamer ses droits, tant que l’Etat assume sa charge régalienne. Or l’Etat devient une pieuvre coûteuse qui intervient dans tous les domaines, devenant odieux, matraquant tout le monde sous les amendes, les radars, les taxes, pour assumer de moins en moins sa charge régalienne, justement (moins de justice, moins d’armée, perte du sens du bien commun, etc.). Or cet Etat déresponsabilise : »ma taxe d’habitation est tellement chère que je peux bien jeter mes papiers par terre », »j’ai le droit de rouler à 90, alors je roule à 90, quel que soit le danger, puisque ce sont les radars, maintenant, qui disent si je conduis bien », »j’ai bien le droit d’être au chômage, puisque tout le monde en profite et que je gagnerai moins à travailler », ou encore »j’ai bien le droit de frauder la sécu, tout le monde le fait », sont devenus des standards.

Et j’aimerai davantage de prise en compte de l’originalité de certaines pensées, ou de certaines démarches, telles la votre, qui rendent compte de la diversité des personnalités humaines, car je crois que c’est dans la diversité que s’exprime le mieux l’aptitude humaine au bonheur terrestre. Et pour cela, nous avons besoin de favoriser l’indépendance de la pensée, d’éduquer les enfants à la liberté, plutôt que de les mouler dans un système intellectuel unique, celui de la bien-pensance médiatiquement acceptable.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Je crains que mon pays ne soit déjà mort, car je ne sais plus ce que je peux faire pour lui.

Les systèmes sont devenus tellement puissants qu’il devient chaque jour plus difficile d’agir.

Nous, petits entrepreneurs, sommes écrasés de charges. Chaque jour, nous travaillons à produire de nouvelles richesses d’une manière plus performante, que la puissance publique s’ingénie aussitôt à gaspiller, pour en demander toujours plus, toujours plus, toujours plus. Et pour quoi faire ? Pour créer de nouveaux postes improductifs, contrôleurs de ceci ou cela, commissions de machin, haute-autorité de cela, foutaises le plus souvent.

Nous subissons chaque jour de nouveaux règlements, aussi stupides qu’inutiles, qui nous font perdre en charge administrative ce que nous pourrions donner en charge productive, ou en repos pour profiter de la vie.

Les marchés sont truqués par des artifices fiscaux toujours plus troubles.

Les flux de population étrangère sont tels qu’on ne se sent plus chez soi, et que nous serons en minorité, nous, ceux qu’ils appellent »les souchiens », dans peu d’années. Pour se sortir de là, il y a deux solutions : soit disparaître, soit inverser la vapeur. Dans le premier cas, ce sont des larmes, dans le second, c’est du sang. En verriez vous une troisième, dont un exemple dans le monde montrerait qu’elle puisse fonctionner ?

Il n’y a plus de stabilité qui tienne : une chose qui a été faite hier peut disparaître demain, au gré des fantaisies d’un technocrate irresponsable qui n’assumera pas les conséquences de ses actes. Pour prendre un exemple récent, qui va assumer les conséquences, pour les millions de personnes que cela concerne, de la suppression du régime de l’autoentreprise telle que voulu par le gouvernement ? Qui peut penser avenir dans un univers mouvant ? Et le pire, c’est que je pense que cette instabilité est voulue, par ceux qui veulent que l’homme libre devienne chaque jour davantage un consommateur standard, sans autre horizon que la satisfaction immédiate d’instincts primaires, vision matérialo-consumériste que cherchent à imposer chaque jour davantage groupes industriels monstrueux, politiciens-clowns, média aux ordres, organisations supra-étatiques diverses travaillant dans l’ombre, à la destruction de l’âme et celle de la planête, sans que rien ne vienne plus équilibrer cette pression mortelle. J’ai longtemps pensé que cette idée, celle d’un groupe souhaitant cela, était monstrueuse. Mais en regardant les événements, il s’en dégage une logique telle que cette idée ne peut pas être exclue.

Je crois que les devoirs de l’Etat se rapprochent du devoir des parents, »donner à leurs enfants des racines et des ailes » (proverbe juif). Or l’Etat s’ingénie à nous couper de nos racines et à nous distribuer des béquilles, après nous avoir coupé les jambes.

Pour ce qui est de l’Europe, il faudrait qu’elle soit incarnée (c’est à dire que nous connaissions les chefs et puissions leur faire confiance, voire les aimer), responsable (que les responsables des ordres en assument aussi les conséquences), à sa place (que les producteurs de règlements n’emmerdent pas les producteurs de richesse que lorsque c’est absolument nécessaire, en leur laissant la liberté maximum, et en évitant de les considérer comme leurs esclaves), et porteur d’un projet européen, qui ne soit pas celui de Monsanto, de Bayer, ou d’autres lobbies. Il y a du boulot !

Pour l’international, la France n’est grande que quand elle rappelle les fondamentaux, et non quand elle participe à des curées répugnantes. La France se déshonore, en renversant un despote Lybien après lui avoir rendu les honneurs, pour mettre un nouveau chaos dans le pays. Elle se déshonore en essayant à tous prix de trouver un prétexte honteux pour intervenir en Syrie. Dans une certaine mesure, elle se déshonore en prenant part à des conflits trop dyssimétriques, qui justifient le terrorisme. La France s’est honorée de ne pas prendre part à la guerre en Irak, qui a vu une des plus grandes puissances mentir au monde entier, et appeler »Justice » ce qui s’appelle argent ou pouvoir. La France s’honore quand elle assume son passé colonial, dont je n’ai pas peur d’être fier, en intervenant magnifiquement au Mali, dans le but d’aider nos »petits frères » africains.

Oui, l’avenir est sombre, me semble-t-il.

Mais il reste des hommes libres, et vous êtes un de ceux là, car vous avez prouvé, depuis de longues années, votre engagement personnel, physique, incarné. De la plupart de vos collègues, j’aurai suspecté une manipulation. Pas de vous.
Et la simple décision d’un seul homme, qui marche à pied à la rencontre de son peuple, est réellement porteuse d’espoir.
Et tant qu’il restera un seul homme libre (j’espère que nous serons au moins deux !), tout espoir n’est pas définitivement perdu.

C’est parce que votre démarche suscite mon enthousiasme que je me suis laissé allé à cette contribution longue et un peu désordonnée.

Noire, mais pas sans espérance.
Et vous faites partie de cette Espérance.
Merci, Jean.

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Elisabeth, le 14 juin

Elisabeth, le 14 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Mon nom est Elisabeth, je suis enseignante spécialisée depuis une quarantaine d’années et ai ainsi pu côtoyer et connaître les milieux sociaux les plus défavorisés, comme on les nomme. Je suis aussi artiste et les expositions m’ont permis de voyager aux USA et en Europe. Je connais très bien les USA et suis de très près leurs choix politiques et les créations de groupes de résistance aux lobbies. Dans la situation actuelle de danger incontestable touchant les ecosystèmes, les biotechnologies et les conséquences de l’absence de politique internationale saine et sensée défendant les conditions de vie de l’humanité entière, je cherche à trouver des conditions de débats et d’action.
Je tiens à féliciter Jean Lassalle pour cette initiative intelligente et pour la forme méditative et poétique qu’il lui a donnée.

Quel est mon cadre de vie ?

Je vis actuellement en Martinique depuis le mois d’Août, c’est un choix volontaire qui me permet de prendre des distances face à la situation de marasme politique que ce gouvernement engendre.
Je vis dans d’excellentes conditions.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Je ne suis pas encore assez intégrée pour formuler des vœux de changement. Même si la présence des métropolitains et leurs liens avec la population locale laissent encore beaucoup à désirer.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Il me semble que la priorité absolue est le frein à donner à l’hégémonie politique, idéologique, économique décadente et belliciste des USA. Les choix politiques faits par leur système corrompu et sans issue autre que le pillage sans limite et la thésaurisation immédiate et sans régulation est une forme de mise en jeu d’une pulsion mortifère qui a des répercussions sur l’ensemble de la planète. Le libre marché transatlantique de 2015 doit être régulé voire compromis face à l’absence de position éthique claire des USA. Il faut une Europe forte, et surtout forte par ses valeurs, son attachement à la qualité de sa production, son respect de l’environnement, une Europe qui affirme sa différence et draine vers ses choix les nations ex-centrées qui sont sous le joug du néo-capitalisme anthropophage. Les mouvements populaires qui naissent dans tant de pays du monde montrent assez que cet ordre imposé qui va contre l’intelligence et le sens même de la quête d’humanité devra s’adapter sous peine d’exploser.

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Jean-Claude, le 14 juin

Jean-Claude, le 14 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Je suis un ancien militaire de la gendarmerie. J’ai pris ma retraite en 2010 après 35 ans de service sur le terrain.
Je ne suis pas à plaindre par rapport à d’autres, mais ce qui se prépare dans les mois à venir ne m’inspire pas du tout confiance en nos hommes politiques. Les français sont maltraités de toute part.
Il n’y a plus de respect de notre drapeau. On tolère que des gens crachent sur nos valeurs. Dès qu’on objecte sur l’attitude des immigrés ou de certaines personnes »bien pensantes » ont se fait traiter de »facho » sans écouter les paroles de bon sens qui sont les notre. Nous sommes entourés de dirigeants qui préfèrent regarder leur nombril plutôt que de regarder la réalité en face, bien sur elle »fait mal ».

Quel est mon cadre de vie ?

Je suis dans une petite ville de province qui progresse régulièrement. Cependant les charges augmentent toujours. Il va arriver un moment ou on ne pourra plus payer. Que va-t-il se produire, la même chose qu’en Grèce ou ailleurs dans le monde. On va nous jeter à la rue, prendre nos quelques biens que nous aurons économisés à la sueur de notre front pour les redistribuer à des gens qui n’en ont rien à foutre de nous. Ils ne veulent que partager le bien des autres sans faire aucun effort ni s’investir pour le bien du pays.
Certaines âmes chagrines se plaignent de la montée des extrêmes, faut pas s’en étonner. Il n’y a rien de plus dangereux qu’un peuple que désespère. Mr le député vous avez raison d’attirer l’attention de vos collègues autistes sur la situation des français et sur leurs sentiments réels non entendus par les dirigeants.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Il faut absolument remettre les fondements de notre société sur le métier. Réapprendre les valeurs de la république, le patriotisme, les règles de savoir vivre, le vivre ensemble, la vrai solidarité ( pas les aides sociales ).
Arrêtons de jeter l’argent par les fenêtres. Relançons de vrais travaux pour le bien du pays et pas pour une certaine caste. Empêchons les financiers de raser tous les peuples pour se remplir encore plus les poches c’est complètement indécent.
Notre jeunesse est entrain de se détruire par la consommation de produits stupéfiants et l’alcool, sans que cela n’inquiète les adultes non encore descendus de leur rêve de mai 68.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Je suis inquiet pour mes enfants et mes petits enfants. Quel avenir est-on entrain de leur construire. Qu’attendons nous que nous tombions dans la guerre civile comme au Liban ( société multiculturelle par excellence ).
Je suis persuadé que sans une réveil massif et franc de notre caste politique ( celle qui est encore honnête ), les véreux vont se gaver sur la lie de notre démocratie chancelante.
Quand je vois toutes les attaques commises contre nos origines, notre organisation, nos valeurs, nos libertés, je me m’interroge sur les moyens à utiliser pour un terme à tous ses mensonges de la classe politique qui refusent d’écouter la plainte du peuple.
J’invite nos concitoyens à charger de comportement envers nos hommes politiques. Ne voter plus pour leur couleur politique, par ce que vous êtes du même bord, mais pour l’homme ou la femme qui défend vos vrais valeurs pas celles qu’on veut vous faire avaler de gré ou de force.

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Godefroy, le 14 juin

Godefroy, le 14 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Godefroy , jeune étudiant en Droit de 19 ans, vit chez mes parents, aidé par une bourse.
Catholique pratiquant, j’aime mon pays. J’ai toujours vécu à Bordeaux pour l’instant.

Quel est mon cadre de vie ?

Mon cadre de vie a beaucoup évolué ces derniers temps, auparavent issu d’un milieu aisé, mon père a changé de situation professionnel, la crise l’a frappé de plein fouet, et l’argent rentre beaucoup moins, les vacances sont rares, et j’ai du travailler tôt pour maintenir mon train de vie. Je suis conscient que je reste quand même privilégié.
Dans mon entourage, je remarque une tension, une crispation, intéressé par l’actualité et la politique, je me rends compte que les gens ne veulent plus s’écouter, que le fossé se creuse. Depuis les récents débats de société, ce constat est agravé, j’écris ici parce que la superposition des crises, économiques, sociales et morale, me font peur, j’ai peur pour l’avenir. Je côtoie des situations très diverses, je sens que les gens n’en peuvent plus, ils sont éxédés, ils croient que les politiques sont déconnectés du pays réel, ils savent que ça peut changer, mais pensent que nos dirigeants ne le veulent pas, qu’ils n’en on pas l’envie, le besoin.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Au délà de ma situation personnelle, dont je suis conscient que beaucoup peuvent l’envier, je pense qu’il est urgent de défaire des dogmes.
Il appparait clairement que nos ouvriers, nos industries, notre agriculture, nos emplois ne sont pas protégés, qu’ils sont noyés dans une union européenne qui concrètement ne nous apportent plus rien depuis longtemps. les gens sont livrés aux plans sociaux, au chômage de masse, à la perte de leur identité, il est urgent de retrouver un Etat qui protège, qui soutient la population qui l’a élue.
De plus les gens sont préoccupés, je le voit autour de moi, par le délitement du lien social, de la montée de communautarisme et de l’effacement de la solidarité, ne serait il pas temps enfin, de créer une véritable politique d’assimilation, d’un espace commun, d’une culture française qui nous rassemble, français et fils d’immigrés, tout en étant ferme sur les valeurs de la république, face aux minorités revendicative?
Retrouver un vivre ensemble, en promouvant nos identités communes, est pour moi le meilleur gage de paix sociale.
Les gens des campagnes et des villes ne se sentent plus écoutés, pour beaucoup la démocratie représentative atteint ses limites, ne faudrait il pas chercher d’autres moyen de faire parler le peuple, par référendums réguliers, ou par la démocratie directe, les pétitions…
La décentralisation pourrait facilité ce type de démocratie, en rapprochant le pouvoir du citoyen, à Bordeaux les conseils de quartier sont appréciés et pour les projets urbains, la population est souvent consultée.
Malheureusement les promesses de démocratie directe se sont écroulé, malgré la saisine du CESE par la manif pour tous dernièrement, celui ci a refusé de répondre, jetant ainsi 700 milles pétitions à la poubelle.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

pour mes enfants, je ne sais pas, l’avenir me parait tellement incertain.
Pour la France, pays que j’aime, j’espère qu’elle retrouvera confiance en elle, qu’elle cesse de croire religieusement qu’elle est finit, et que son unique avenir est la dissolution dans un ensemble fédéral européen. J’espère qu’on évitera l’affrontement car les gens ne se parlent plus, ne se cotoient plus, j’ai peur d’une sorte de guerre civile qui va nous tomber dessus, partout autour de moi j’entends, »ça va pèter »
Pour l’Europe, je crois encore que l’UE comprendra qu’elle ne peut se construire sur le dos des peuples, en rejetant les référendums.
Je crois en une europe de la paix, de la civilisation et de la culture commune. Une europe de la coopération économique. Mais l’UE me parait plus comme fauteur de trouble, en Grèce, en Espagne, à Chypre, elle est technocratique, opaque, et par les traités de libre échange, ne semble pas protéger les peuples européens dans la bataille de la mondialisation. J’espère voir apparaitre une europe des nations, une europe qui protège, une europe qui respecte les peuples, leurs histoire leur culture, pas une europe au service des banques et des Etats Unis.

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Robert, le 13 juin

Robert, le 13 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Je suis retraité depuis 1 an, et depuis mes fins de mois sont difficiles, il faut s’habituer à vivre 2 mois sur 3 avec seulement la retraite principale, la complémentaire venant combler les déficits éventuels…car pendant 2 mois les prélèvements pompent le plus gros (impôts, gaz, électricité, eau, crédits, assurances… etc…)
Je ne suis pas à plaindre car d’autres sont encore plus malheureux que moi.
Quand j’entends dire que les retraités vont devoir se serrer la ceinture ça me fait mal au cœur, je me demande où l’on va comme ça ?

Quel est mon cadre de vie ?

J’ai la chance de vivre au soleil dans le midi de la France, mais d’un autre côté c’est là que les prix à la consommation sont les plus chers, idem pour le prix des carburants.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Je pense que l’on devrait nationaliser pour que les prix des carburants soient identiques pour tous dans toute la France. Je pense que les transports en commun devraient être gratuits pour tous en ce qui concerne les bus et les trains régionaux.
De toute façon, en ce qui concerne les trains régionaux certains s’en servent déjà gratuitement ce qui dégénère parfois au moment des contrôles, et qui le plus souvent débouche sur des grèves de cheminots , ce qui emmerde encore plus la majorité des usagers.
ça fait travailler les journalistes, mais bon, on tourne en rond et rien n’avance.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Je pense que l’Europe n’est pas une solution pour résoudre mes problèmes, bien au contraire, je pense qu’elle les amplifie. Je ne participe donc pas aux élections européennes…Sauf aux référendums pour dire mon opposition à cette organisation.

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Anonyme, le 11 juin

Anonyme, le 11 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Je suis un jeune infographiste, parti travailler a Londres. Je vis correctement au prix d’incroyable efforts et avoir du quitter mon pays.

Quel est mon cadre de vie ?

J’ai du quitter mon pays a regret, mais mon metier s’exerce ’plus facilement’ ici… j’ai decouvert la triste realité du modele anglo-saxon et du capitalisme sauvage: je suis exploité je travail parfois 13h par jour payé 8.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Heureusement ici j’ai aussi pu decouvrir l’eurosceptisme. Que meme ici les anglais commence a grincer des dents contre ce model promu par bruxelle, qui met l’humain au second plan. Je sais maintenant que ce qui a appauvris ma famille n’est ni une fatalité ni eternel… et je pourrais alors retourner en France ou le chomage cesserait d’exploser!

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Je veux grandir dans un espace ou chaque pays conserve ses specificités. Arreter cette folie europeenne. J’aimerais avoir du travail dans le pays qui a accueuillis ma mere de Pologne. Et y avoir a mon tour des enfants.

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Philippe, le 1er juillet 2013

Philippe, le 1er juillet 2013

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Je m’appelle Philippe, 57 ans , marié trois enfants dont deux ados encore à charge. Cadre commercial à Paris dansune compagnie d’assurance. Juste un seul salaire pour payer les dépenses courantes et les impôts et on sacrifie des dépenses de confort pour boucler le budget. Mais je ne me plains pas trop car beaucoup de français sont dans une situation très très difficile, ce qui n’est pas encore mon cas sauf si le gouvernement décide de s’entêter dans ses choix politiques et économiques.

Quelle est la valeur a laquelle je tiens ?

la vraie démocratie, la liberté d’opinion et d’entreprendre, la vérité, l’identité française

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Je vis dans l’ouest de la région parisienne, et en Bretagne dans le morbihan (ma patrie) quand je ne travaille pas. C’est en Bretagne que je retrouve mes racines, que je me sens chez moi, avec des gens qui se parlent, qui se respectent, avec du bon sens, qui ne pratiquent pas le mensonge, ni la langue de bois, qui savent accueillir l’étranger quand cet étranger respecte celui qui tend la main.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

1) virer les socialistes du pouvoir
2) modifier la composition de l’assemblée nationale qui ne reflète pas la diversité des opinions des français.
3) faire des lois qui s’appliquent pour tous, la même justice pour tous, sans exception (supprimer le clientélisme)
4) une france qui respecte les religions (toutes les religions !) et qui n’impose de modèle de société par le mensonge et la force
5) une Europe respectueuse des nations, transparente et à l’écoute des européens, démocratique

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Marie, le 28 juin 2013

Marie, le 28 juin 2013

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Bonjour, jeme présente Massé Mado 65 ans retraitée milieu hospitalier ..Je suis au Modem depuis bientot 3 ans, je demeure dans la moselle, Thionville.Mon activite , mon parcours: j’etais Ash ,puisj’ai fait mon diplome d’aide-soignante en candidate libre , à l’epoque ç etait ainsi!Que vous dire ,Je vis avec 718euros de retraite mensuelle et§. C’est tres dur , mais on est obligé de faire avec.Je suis seule célibataire!

A quelle valeur tenez vous ?

J’attache de l’importance au respect, à l’education des enfants en classe de façon à les intereresser à notre langue et les bases de l’instruction scolaire!

Quel est mon cadre de vie ?

Je vis dans un T2 dans une petite résidence, oui je m’y plais, c est calme et de bons voisins, j’adore la communication!JE perçois des apl heureusement.mon cadre de vie me convient!!C est des autres choses qui me font grincer les dents.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Non ou peut etre quecertains soient moins solitaires, aller vers les autres c’est important pour moi!.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

je n ’ai pas d’enfants hélas!Ici il sepasse que tous les petits commerces ferment , çà c’est pas bien du tout , faudrait reouvrir faire de petites superettes !!Niveau national qu’il y est moins de difference entre certains revenus, plus de partage , de convictionsmoins de saturation des choses.Je ne suis pas trop douéepourparler politique je démarre et onm’a aidée à comprendre, donc pour ce qui est de l’europe ce serait quand même mieux de s’entendre sur des points de vue, on dit on essaie de voir je pense que c est realisable. International ce mot là m’impressione donc je bloque ;

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Beatrix, le 25 juin 2013

Beatrix, le 25 juin 2013

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Bonjour,

J’ai 45 ans, je suis mère de famille et accessoirement graphiste.
Je fais partie des gens qui ont la chance de vivre dans le Sud-Ouest, autour de moi la plupart des gens ont encore un travail, mais les choses se dégradent (salaires, conditions de travail, insécurité) depuis quelques années.
Les difficultés financières se multiplient -payer sa maison, les études des enfants, changement d’emploi…
Et je ne parle pas de vacances.

Ma fille aînée n’a pas trouvé de boulot en France, malgré un master en biologie. On lui en a proposé en Suisse et en Angleterre, elle a préféré vivre à Toulouse et reprend ses études. Mon fils ne se fait pas non plus beaucoup d’illusions quant à sa formation en archéologie.

A quelle valeur tenez vous ?

A la solidarité, à la famille, au droit de chacun de vivre dignement de son travail.

Quel est mon cadre de vie ?

Mon cadre de vie ?
Il est formidable parce que la région est formidable et que les miens y vivent. Mais le découragement suinte partout, le sentiment de n’être ni entendu, ni acteur de nos vies, le mépris des hommes politiques incapables de dire la vérité que nous connaissons au jour le jour, sinon pour en accuser le bord opposé.
Que tout change est sans doute dans l’ordre des choses, mais pourquoi en pire ?

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Il est urgent qu’on nous parle comme à des adultes.
Nous avons besoin d’espoir, parce que nous savons que le pays va mal.
A quoi servent aujourd’hui le Senat et ses privilèges ?
Pourquoi tant de régimes de retraites différents ?
Pourquoi cette obsession de l’Europe marchande alors que nous avons besoin d’une Europe sociale ?
On parle d’égalité, mais les français entre eux ne le sont pas.
On parle de fraternité, mais de plus en plus se sentent davantage de fraternité avec les pays du Maghreb qu’avec leurs voisins, et d’autres sont prêts à jeter à la mer les gens coupables de n’être ni blancs ni chretiens.
Quant à la liberté, elle est grignotée un peu plus à chaque fois qu’un élu veut laisser sa marque dans le paysage.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

J’aimerais surtout que les gens qui nous gouvernent réalisent la montée des extremismes et décident enfin de porter la culotte.
Je crois qu’on appelle ça une utopie.

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Pierre, le 21 juin 2013

Pierre, le 21 juin 2013

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Je suis ingénieur, 44 ans, marié et père de 2 enfants (4 et 10 ans).

Quel est mon cadre de vie ?

J’habite en banlieue parisienne car c’est là que nous avons trouvé du travail, ma femme et moi. Nous avons la chance d’habiter à moins de 30 min. de nos lieux de travail respectifs. Nous aimerions partir en province car il y a trop de monde au même endroit et au même moment ici.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Il faudrait d’abord que les gens puissent travailler à côté de leur domicile pour réduire l’énergie et le temps perdus dans les déplacements. Le télétravail pourrait également être une solution. Il faut aussi favoriser le développement des transports en commun (mais en site propre).

Il faudrait aussi rétablir plus de civisme dans la population.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Il faut ramener en France (ou au moins en Europe) tout le travail qui a été délocalisé pour redonner du travail à tout le monde (et partout sur le territoire). Nous devons également accepter de payer plus cher les biens français que nous achetons pour financer notre modèle social. Il en va de l’avenir de nos enfants (et de leur futur travail).
L’Europe est une belle idée mais il faudrait qu’il y ait une réelle Europe politique (et comprise de tous) qui fédérerait tous les européens.
Sur le plan écologique, il faut accélérer la transition énergétique : cela permettrait peut-être de créer de nouveaux emplois.

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