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Jacques, le 5 mai 2013

Jacques, le 5 mai 2013

Cahiers de l'espoir

Votre cadre de vie ? Vos conditions d’existence ?

Peronnellement, pas de raison de se palindre;
Cadre dans une CCI, je suis conseiller d’entreprise.

Compte tenu de votre réalité quotidienne quelle (s) proposition (s) pour votre avenir, celui de vos enfants pourriez vous proposer ? Quel(s) projets seriez vous prêts à soutenir fermement ? ?

Je rencontre beucoup de patrons de PME. Globalement, ce sont des gens formidables qui se donneent beaucoup pour leur entreprise et, indirectemet, pour leurs salariés et leur territoire;
Ce qu’ils demandent, ce ne sont pas des aides, mais arrêter de trainer deux gros boulets : des prélèvement obligatoires trop élevés et une réglementation asphixiante !
Le meilleur contre exemple est le fameux crédit impot compétitivité emploi ; non seulement, il est trop peu, mais c’est une usine à gaz !

LA SOLUTION est un baisse généralisée et simple des charge sociales : par exemple; 40 % de charges patronales unifromes sur tous les salaires et 20 % de charges pour les salariés. Les fiches de paie comprendrait 3 lignes : salaire brut, les charges goblales (40 + 20 %) et le salaire net.
Sans recevoir d’aide particulière, cela boosterait immédiatement l’économie et les emplois !

La simplification des procédures et du droit du travail sont aussi indsipensables. Même si cela peut choquer, le fait de »faciliter » les licenciements est le meilleur moyen de créer des emplois, car il n’y a pas l’épée de Damoclès qui glace le dirigeant d’entreprise.

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Danièle, le 31 mai 2013

Danièle, le 31 mai 2013

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Danièle, 61 ans, auto-entrepreneur en prestations de services en secrétariat dans la région toulousaine.
J’ai été licenciée l’année dernière à 60 ans pour raison économique. N’ayant pas un nombre de trimestres suffisant pour pouvoir bénéficier d’une retraite à taux plein (loin s’en faut, car j’ai arrêté de travailler plusieurs années pour élever mes enfants et suivre mon mari dans ses mutations – je sais cela fait un peu dinosaure -), et après avoir en vain chercher un emploi (je n’avais guère d’illusions…), j’ai créé en janvier 2013, mon auto-entreprise de prestations de services en secrétariat. Je vais chez mes clients quelques heures de temps en temps au soutien des secrétaires en place ou j’effectue ce travail depuis mon domicile. Mon activité ne vient en rien concurrencer la leur et ne supplante en aucun cas un emploi salarié, même à mi-temps.

Quel est mon cadre de vie ?

Je vais résumer au mieux, le désarroi dans lequel nous nous trouvons, nous, minuscules entrepreneurs qui avons créé notre mini-entreprise, grâce aux dispositions simplissimes de création et de gestion que nous proposaient ce régime. Nous allons tout simplement disparaître pour la plupart, car les dispositions voulues par le gouvernement, en dépit des recommandations et du rapport rendu par IGF et IGAS en avril dernier, nous mènent à la cessation de nos entreprises.
Qui dérangeons-nous ? Nous sommes de vraies entreprises avec il est vrai pour la plupart un tout petit chiffre d’affaires, mais qui nous permet au moins de rester dans le monde du travail.
Je ne comprends pas pourquoi on nous rebat les oreilles avec les arguments fallacieux de concurrence déloyale, (la mission relève dans son rapport, qu’il n’y a pas redondance mais plutôt complémentarité avec les autres régimes, car intervenant sur des micro-marchés délaissés par les autres entreprises) de favoritisme !!! ( les taux de cotisations ont été relevés en janvier, et sont à la hauteur des autres régimes TI..), de travail dissimulé, de travail au noir… dont le rapport de l’IGF et de l’IGAS ne relève que de cas « résiduels », en notant aussi que les obligations de qualifications ou d’assurances obligatoires, sont les mêmes que pour les autres régimes.
De plus nous n’intervenons pas tous dans le secteur du bâtiment ou des soins à la personne !!!!

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Il est vrai pour la plupart nous dégageons un tout petit chiffre d’affaires, mais qui nous permet au moins de rester dans le monde du travail et de ne pas vivre de subsides de l’état : chômeurs, travailleurs handicapés, bénéficiaires de différentes aides sociales, femmes ou hommes au foyers, jeunes à la recherche d’un premier emploi introuvable…liste non exhaustive de chemins de vie différents qui nous ont conduits à choisir en toute liberté ce régime, qui nous donne le droit de travailler dans la dignité.
En abrogeant toutes ces dispositions qui nous permettent d’exister : gestion simple de comptabilité, charges sur le chiffre d’affaires encaissé et non appels de charges forfaitaires qui tuent régulièrement les PME françaises, et en limitant dans le temps notre régime, l’état nous renvoie immanquablement à Pôle Emploi voire pire.
Les prétextes avancés sont fallacieux et démentis dans le rapport de l’IGF et l’IGAS.
En ces temps de disette salariale, en septembre prochain, notre pays aura à charge quelques centaines de milliers chômeurs, bénéficiaires du RSA et autres allocations, de plus… Est-ce raisonnable ?

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Tout est perfectible dans ce monde et bien sûr le régime des auto-entrepreneurs ne fait pas exception.
Mais le limiter dans le temps, baisser les CA, assurances obligatoires, appels de charges forfaitaires…. c’est ne pas »TOUCHER » le régime, effectivement c’est l’ANEANTIR et nous avec, car nos micro-entreprises dont nous sommes fiers de les avoir créées avec nos si faibles moyens, mais à la force du poignet, ne pourrons, malgré notre volonté, survivre.
Je me rends compte que j’ai employé »nous ». Effectivement, ces temps-ci je me bats avec mes autres »collègues » auto-entrepreneurs et nous avons pris l’habitude dire nous, sûrement pour nous sentir moins seuls, nous qui sommes indépendants, si petits et si désireux de continuer à VIVRE dignement.

MERCI Monsieur Lassalle de nous permettre de nous exprimer sur ces pages. Vous allez, dans votre marche vers nous, et nous allons vers vous par nos écrits. Avec tout mon respect.

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