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Jonathan, le 22 juillet

Jonathan, le 22 juillet

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

J’ai 28 ans, ancien chômeur, maintenant commercial, qui, sans être pauvre vis dignement avec un toit sur la tete !
Je suis père depuis 1 an et demi et c’est un grand bonheur.

Malheureusement, la société humaine change vite et mes parents n’ont pas su s’adapter. Ils ne comprennent pas que la vie actuelle oblige à trouver son bonheur ailleurs qu’à 50km autour de »papa et maman ».
L’aspect »traditionnel » forme l’identité de mes parents car ils ont grandi et ont vécu l’accès au rêve capitaliste : une belle maison, une belle voiture chacun, de beaux enfants, des technologies informatiques et visuelles, un accès aux voyages à travers le monde…
Les familles d’antan vivaient sous le même toit et c’était le temps de leurs propres parents, mes grands-parents ! Des ouvriers et des paysans… leurs terres et ce qui y poussent sont mes racines.

Quel est mon cadre de vie ?

Aujourd’hui, j’ai peur de faire les mêmes erreurs, et de grandir dans la décroissance de la société actuelle.
Nous achetons pour jeter… nous recyclons pour fabriquer… nous importons pour produire…

Je me vois devenir dépendant du courant électrique pour le téléphone portable, la télévision ou la radio, la voiture, l’internet. Celà évite les relations humaines, diminue la violence extérieure mais augmente les tensions internes.
Je perds beaucoup de mon énergie à trier les bonnes informations, à m’instruire des bonnes connaissances, à écouter la bonne musique… et j’ai du mal à faire de belles rencontres ! Des amis, des vrais, j’en rêve, ça et la solidarité d’un quartier ou d’un immeuble.
La révolution technologique semble avoir apporté l’individualisme à l’échelle mondiale !

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

A mon âge, j’aimerais descendre dans la rue et entrainer un maximum de gens autour d’un même objectif. Cependant ce n’est pas twee ter ou fac e book qui va réunir des individualités. Malheureusement, lorsque plus personnes n’aura suffisamment d’argent pour régler ses dépenses, ce sera trop tard pour avancer de façon positive, sans perdre nos acquis de liberté qui nous paraissent si chers.
Nous sommes dans une période de transition géo-industrielle. L’Asie en bénéficie. Les prix bas pratiqués en France avec des produits de basse qualité nous pourrie l’économie et la qualité de vie.
Sans le pilier de l’industrie, les autres secteurs vont s’écrouler petits à petits. L’échelle locale va disparaitre au profit de la nation et du mondialisme.
Avant de devenir des éco-zombies, des hommes assistés par leurs produits et services, j’aimerais que le cadre de vie actuel change !
Qu’on ne nous parle plus de croissance, mais de qualité de travail, plus d’efficacité ou de rendement mais de bonheur de vie commune.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Pour moi et mes enfants, j’aimerais que l’on puisse vivre dignement. C’est à dire gagner correctement sa vie pour un travail moralement en accord avec notre pensée.

Quelques suggestions pour y parvenir :
Il faut soutenir avec beaucoup d’argent les actions de terrain et supprimer les plans d’actions chiffrés !
Par exemple : plus de crèches à partir de bâtiments existants, plus de transport péri-urbains, plus de conseillers qui guident oralement les gens vers un retour à l’emploi et non des contrôleurs, plus d’accès libres aux TGV qui deviennent de vrais wagons à transports d’Hommes, plus de vie locale et de réparation, plus de services de formation dans la vie courante, plus de temps libre pour le faire, plus de gens à travailler ensemble et moins de temps passé seul à rattraper les oublis ou les erreurs professionnelles.
Sans être communautariste, une vie de fourmi vaut mieux que qu’une de cigale non ?
Peut-être que l’on pourrait inventer une garantie à vie des produits français… réparés avec forfait moins cher que le neuf ?

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Marc, le 20 juin

Marc, le 20 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Je suis un ingńieur de 30ans. J’ai étudié en France, en Allemagne et au Danemark. J’ai quitté la France depuis 3 ans dégouté de la mentalité nombriliste des francais.

Quel est mon cadre de vie ?

Je vie à la campagne. J’ai la chance de pouvoir cultiver quelques légumes et fruits dans mon jardin, préservant ainsi mon porte monnaie et ma santé ! Je réalise moi même les travaux à la maison; paver la cours, construire une serre de jardin, poser carrelage, etc. Je n’ai pas la télé. Entre voisins nous nous entraidons.
Bref, cela me convient, mais je suis allé chercher ce cadre de vie en Allemagne

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Pour que je revienne en France il faudrait premièrement inverser la pyramide. C’est à dire, au lieu d’avoir 10 dirigeants, 5 ingénieurs et 1 ouvrier, d’avoir 10 ouvriers, 2 ingénieurs et 1 dirigeant. Ce n’est pas parce que les fils à papa qui dirigent la France aujourd’hui sont intellectuellement défcients, qu’il faut les multiplier à la tête des entreprises. 50 idiots ne valent pas une personne expérimentée et,ou intelligente.
L’assistanat en France est un problème grave. Au lieu d’attendre qu’un politicien vienne trouver la solution à vos problèmes, ce qui n’a que très peu de chances de se produire étant donné qu’ils ne connaissent pas les problèmes de la »France d’en bas » et qu’ils n’ont de toute manière aucune idée, prenez vous en charge, apprenez à bricoler, à vous débrouiller avec les moyens du bord. Revenez aux bases, arrêtez de rêver de posséder toute la gamme Apple et autres conneries qui ne servent à rien.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

La France doit arrêter de penser qu’elle est le meilleur pays du monde. Le système scolaire est totalement obsolète. La hiérarchie tant dans l’administration publique que dans l’industrie, est asphyxiante. Faut-il 20 échelons ou plus encore ? Les dirigeants francais (politiciens, dirigeants de multinationales, etc.) sont des enfants. Ils n’ont jamais été à l’école de la vie, ne savent pas ce que c’est que de se laver à 4h du matin pour aller travailler à la chaine.
L’Europe n’est pas un problème, mais la solution. Il faut effacer les frontières, apprendre à se connaitre, échanger, etc.

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Luca, le 18 juin

Luca, le 18 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Je suis lycéen, en première ES, je vie à la campagne, à 30 minutes de la ville la plus proche et de mon lycée. Mes parents ont un revenus normal qui permet à la famille de bien vivre.

Quel est mon cadre de vie ?

Mon cadre de vie est la campagne, ce n’est pas le meilleur endroit qui soit pour un jeune, pour aller au lycée ou sortir un peu, il faut faire 30 minutes de trajets en bus (pour le lycée) et en voiture pour les sortis (car il n’y a que quatre bus par jour, 2 le matins, 2 le soir). On dit que j’ai de la chance de vivre là ou il y a de l’air frais, mais les pesticides remplacent efficacement les pots d’échappement.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

J’aimerai, qu’à la campagne, on ne soit plus obligés de prendre la voiture pour aller acheter le pain, faire les courses. La périurbanisation n’est plus un phénomène récent, je me demande comment les transports en commun et les entreprises de service ne se sont pas adaptés à l’augmentation de la population en milieu rural.
Autre inconvénient des milieux ruraux, les pesticides: dans mon village, on a régulièrement des problème avec l’eau et nous devons donc compter sur d’autres communes pour l’approvisionnement, les nappes phréatiques sont extrêmement polluées, mais on permet toujours aux agriculteurs de lâcher des pesticides dans leurs champs, et, comme si cela ne suffisait pas, il y a quelques années, on a ouvert un décharge à ciel ouvert dans une zone forestière.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

J’aimerai que le président de l’assemblée nationale puisse lire des questions de citoyens via Twitter et les poser aux ministres/députés concernés.
J’aimerai une taxe carbone sur les produits fabriqués à l’autre bout du monde.
J’aimerai que les grosses fortunes soient lourdement imposés, mais que le taux d’imposition baisse/augmente en fonction de la création/destruction d’emplois en France.
J’aimerai que le sénat soit élu par les citoyens.
J’aimerai que les français issus de l’immigration n’aient plus à se replier sur leur identité, qu’ils se sentent acceptés.
J’aimerai qu’on puisse rouvrir des épiceries en milieu rural.

Ceci est ma modeste contributions aux cahiers de l’espoir.

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Marie-Neige, le 18 juin

Marie-Neige, le 18 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Je suis libraire sur la commune de Le Bourget, la dernière. J’exerce mon métier depuis trente-cinq ans sept jours sur sept. Je suis l’auteur du livre « celle qui dit non » .

Quel est mon cadre de vie ?

Je vis enfermée dans ma boutique transformée en bunker, une prison dont j’ai les clefs. A ce jour j’ai subi trente-trois agressions dont des crimes.
Le harcèlement est quotidien pour me faire quitter mon échoppe par dix pour cent de la population.
Je reste pour les quatre- vingt dix autres pour cent afin que la culture puisse encore être accessible pour eux.
Mon quotidien est un enfer.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Mon cadre de vie s’est transformé mois après mois par une remplacement de population; les nouveaux arrivant chassant les anciens.
Plus de boucherie française, plus de charcuterie, plus de poissonnier, plus de vêtements européens.
Sur le trottoir, dans les moyennes surfaces, la langue arabe est de mise, ainsi que d’autres dialectes.
Dans nos classes les enseignants doivent exercer avec plus de dix nationalités différentes.
L’insécurité est grandissante et les autorités locales ne font rien où si peu de façon à préserver la paix sociale. Nous conseillant de quitter la commune au lieu de regarder à la source des problèmes

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Aujourd’hui, je suis en grève de la faim depuis le 17 juin 2013, date du cinquantième salon de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, afin de préserver pour vos enfants, vos descendants à tous et aux miens également, un avenir où la diversité a sa place si elle ne cherche en aucun cas à imposer ses lois, ses coutumes et ses us au sein de notre mère patrie.
Ma boutique, le dernier endroit où l’on devrait pouvoir encore découvrir Voltaire, Camus et tous les autres, en toute tranquillité.

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Bernard, le 16 juin

Bernard, le 16 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Bonjour, je me prénomme Bernard, j’ai 62 ans. Nous avons fait le choix, ma femme retraitée de l’éducation nationale et moi, d’aller vivre en Tunisie. Nous y résidons à temps plein depuis septembre 2011 mais avons vécu sur place la révolution et le départ du président Ben Ali car nous y passions le temps des vacances scolaires depuis 2009. Nous avons créé une petite société de conseil où nous développons des outils d’employabilité au service des jeunes afin de les aider à consolider leur CV et essayer de trouver un emploi. Ma femme a été élue UDF pendant 18 ans et j’ai rejoint grâce à elle la famille centriste où j’ai été quelques mois président de la section MoDem d’une commune de l’Ile de France. Gaulliste par tradition familiale (un père engagé dans les Forces Françaises libres en 1943, un grand oncle dans la 2ème DB puis l’armée de Lattre, une mère réfugiée politique hongroise), j’ai été nourri au biberon de la liberté et de la préservation de valeurs essentielles pour assumer une véritable citoyenneté. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai opté voilà plus de trente ans pour une activité indépendante. En 2006/2007, François BAYROU me semblait être celui qui portait haut et fort ces valeurs assorties d’un discours de vérité. Je suis aujourd’hui toujours admiratif de sa capacité d’analyse mais plus réservé sur ses qualités de management.

Quel est mon cadre de vie ?

Nous avons beaucoup de chance, nous avons une petite maison située à 10 mètres de la mer avec une vue magnifique sur la baie de Tunis dans la petite commune de Ezzahra située à 12km au sud de Tunis. Il s’agit d’une commune dite »populaire » comparée aux communes chics de la banlieue nord de Tunis (mais je retrouve la simplicité de mon enfance, j’ai vécu quelques années à la Trinité sur mer puis mon père s’est établi dans le Poitou) qui se nommait au temps du protectorat Saint Germain car de nombreux Français y résidaient. Je retrouve ici avec une connotation locale un peu de la vie provinciale des années 60 (la modernité de la Tunisie de Ben Ali n’était que très relative et cachait des réalités moins affriolantes).

Contrairement à la France, tout est à faire ici, les Européens en général et les Français en particulier sont très appréciés. Nous avons le projet de monter, mais actuellement tout est difficile avec une transition démocratique qui peine à se faire, une école française parce que nous pensons que l’immigration venant du Maghreb et de l’Afrique francophone est une aubaine pour la France et l’Europe dont la population vieillit mais comme disait un personnage célèbre, c’est un »vaste programme ».

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Encore une fois, je n’hésite pas à dire que nous faisons partie des privilégiés en ce sens non pas que nous ayons des ressources énormes, mais que nous avons choisi notre vie actuelle et que j’ai eu la chance (attention, la route est semée d’embûches et les échecs ne doivent pas nous faire renoncer) de faire à peu près tout au long de ma vie professionnelle ce que j’avais choisi. Bien évidemment pas de semaine de 35 heures ni de vacances à date fixe, mais la liberté a un prix.
Ma femme avait fait le choix de l’éducation nationale parce qu’elle aime transmettre, elle construit actuellement pour le compte de l’Agence Universitaire de la Francophonie un module d’employabilité à usage des doctorants et croit depuis longtemps aux TIC qui constituent une révolution dans le domaine de la connaissance. Aujourd’hui il faut non plus enseigner de manière traditionnelle et bourrer les crânes mais au contraire organiser la transmission des connaissances et donner aux jeunes les moyens »d’apprendre à apprendre ».
Je pourrais vous parler pendant des heures de la situation ici et de l’incertitude qui règne dans ce pays de tous les possibles, le meilleur comme le pire, où la nature »rebelle » des Tunisiens fait obstacle aux tentatives des instances provisoires pour les enfermer dans un cadre par trop ressemblant à celui dont ils se sont débarrassés. Malheureusement, l’absence d’autorités légitimes empêche de prendre des mesures vitales et le pays a régressé en deux ans de plusieurs années pour redevenir un pays en voie de développement, le véritable défi sera de revenir au statut de pays émergent et pour cela il y a du boulot!

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Quand je relis ce qui précède, le seul paragraphe important est celui-ci parce qu’il concerne l’avenir. Quand on a comme moi passé le bac en 68, on se souvient qu’on avait des rêves plein la tête et que l’avenir nous était grand ouvert. En même temps, il y avait deux mondes, celui que ma mère avait fui et le »monde libre ». Aujourd’hui tout a changé, trois crises ont eu raison de nos économies et les gouvernements successifs n’ont pas eu le courage depuis le premier choc pétrolier de dire la vérité aux gens à savoir que rien ne serait plus comme avant. Ensuite la chute du mur de Berlin a été un tournant décisif et le début de nos vrais problèmes même si elle était juste et nécessaire, mais nos gouvernants de l’époque étaient des hommes du 19ème siècle pas préparés à la modernité. Je doute que la majorité de notre personnel politique d’aujourd’hui soit capable d’anticiper les mutations qui nous attendent.
On parle de quoi en ce moment?
De la dépravation du monde politique, nos institutions et le quinquennat l’encouragent faisant du Président de la République un chef de clan assuré de régner sans partage et sans contrôle pendant 5 ans et il faudra plus qu’une mesurette de pseudo transparence et moralisation de la vie politique pour remédier à un système qui est devenu déviant et quasi mafieux. Il faudra que les extrêmes deviennent dangereuses au point de risquer de prendre le pouvoir pour que les deux partis dominants se réveillent.
De la crise économique, elle est réelle et durable, cessons de rêver il n’y a aucune solution miracle, l’Europe moins que toute autre parce que sa seule raison d’être est le soutien de la monnaie unique (toute la classe politique sombrerait si l’Euro s’écroulait ou que nous décidions de l’abandonner) alors qu’on aurait du faire l’Europe politique avant celle des banques. Nous devons cesser de compter sur l’Etat providence et apprendre à vivre avec moins et/ou à travailler plus et plus longtemps, la gesticulation de syndicats sur les retraites est pathétique et mortifère pour notre société.
Des solutions existent, elles passent par notre volonté de nous en sortir et de redevenir des »citoyens engagés » en réformant de manière importante les institutions qui devront être le reflet de la volonté populaire et non plus une oligarchie qui a confisqué au nom du peuple le pouvoir du peuple. Les jeunes devraient s’engager davantage en politique et bouter hors des partis les septuagénaires et octogénaires qui font barrage à leur ascension. La démocratie directe devrait à terme remplacer celle des partis et donner plus de souplesse aux gouvernants qui seraient également en situation de rendre des comptes et d’être sanctionnés en cas de manquement (je suis conscient du caractère iconoclaste de ces propos, mais les entreprises vivent cela au quotidien et les Etats vont devoir accepter l’idée d’une gestion vertueuse avant que la rue dont les excès sont imprévisibles leur dictent sa loi)
Sur le plan économique, la seule véritable création de richesse et d’embauche passe par les PMI, PME, TPE, artisans et commerçants, c’est sur elles qu’il faut »mettre le paquet », ce devrait être le rôle de la BPI et des banques en général. Une fiscalité encourageant de manière très incitative devrait également être mise en place en donnant une prime à la prise de risque au lieu d’encourager celle du bas de laine faisant des Français les champions d’Europe des épargants et des prélèvements. L’Europe est la première économie du monde, mais elle n’est pas organisée ni unie, je ne sais pas s’il vaut mieux une Europe fédérale ou une Europe des nations, mais il faut repenser l’Euro qui empêche les économies des différents pays de s’ajuster entre elles. L’Allemagne est à la fois une super puissance et un colosse aux pieds d’argile.
L’éducation doit rester la priorité des priorités. Comme l’a dit Martin SCHULTZ: »si nous avons trouvé 700 milliards€ pour sauver les banques, nous devons faire le même effort pour sauver la jeunesse » au risque de créer »une génération perdue ».
Enfin, pardon d’être aussi disert, ce sera ma conclusion, il faut AVOIR ENVIE d’ETRE HEUREUX et renoncer à la sinistrose et au pessimisme. Croire en la vie c’est croire en soi et aimer son prochain. J’invite celles et ceux qui ont un doute sur ces mots à passer quelques semaines avec nous en Tunisie, ils comprendront que la France est un pays qui fait rêver et reste pour beaucoup un modèle. J’en profite pour dire également que vue de 2000 km, la France n’est pas »le nombril du monde » et que la mobilité est une qualité indispensable pour devenir un citoyen du monde.

Bravo monsieur le député, vous faites ce que chacune et chacun des 577 élus de l’Assemblée devrait ne pas oublier, vous souvenir que vous êtes notre représentant et que pour cela il vous faut nous connaitre et nous écouter même si l’on est un incorrigible bavard comme moi..

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Laomba, le 16 juin

Laomba, le 16 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Une femme de 45 ans, secrétaire, sans enfants, vivant à Paris.

Quel est mon cadre de vie ?

30 m2 dans un quartier populaire à Paris depuis 15 ans. A 30 ans, je vivais dans une chambre de 5m2 dans un foyer où j’ai eu toutes les peines du monde à obtenir car j’étais en recherche d’emploi !
Aujourd’hui, avoir un travail fait que je suis »privilégiée ». J’ai ainsi le grand privilège de payer les impôts servant aux gaspillages multiples de nos élus.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Au train où vont les choses, dans 10 ans, il ne me sera plus possible de circuler dans mon quartier sans me couvrir des pieds à la tête. Je sens déjà le regard réprobateur des musulmans lorsque je sors en short ou en jupe dans la rue.

Aussi le plus important pour moi reste la LAICITE que je voudrais voir respecter en France.
Je vois des femmes voilées tous les jours dans ma rue et de plus en plus.
Je souhaiterais pouvoir acheter non halal. Savoir que je paie une taxe pour un mode d’abattage qui me répugne, me mets hors de moi. Beaucoup de cantines se voient obligées de devenir halal sous la pression.
Que des parlementaires utilisent leurs réserves (encore notre argent) pour financer la construction de mosquées devraient être interdit au nom de la laïcité.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

L’avenir est sombre. Lorsqu’arrivera l’âge de la retraite pour moi et je l’imagine à 69 ans, je n’aurais rien et ferais partie d’une nouvelle population d’indigents. Ceux ayant cotisé toute leur vie mais qui n’auront que leurs yeux pour pleurer.

Voici une liste de choses non exhaustive que je trouve inacceptables en cette période de crise où les classes moyennes sont ponctionnées au delà du raisonnable :

– L’AME ou Aide Médicale d’État qui explose et fait que les clandestins sont mieux soignés que des salariés français à petits revenus

– APD (Aide Publique au Développement) – 10 milliards pour aider les pays pauvres alors que la France compte 8 millions de pauvres dont elle ne s’occupe pas faute de moyen

– les subventions octroyées à tout va alors que nos caisses sont vides. Quid des subventions à SOS racisme et autres alors que le mot race va être supprimé. Quid des subventions aux Syndicats qui ne représentent que 8% des salariés. Ils bloquent le pays dès qu’une réforme est en vue, pour protéger une poignée de privilégiés et ce sont mes impôts qui les financent !

-Le cumul des mandats : s’ils tiennent tant à rester maire pour soi disant rester près du peuple quand ils sont députés, qu’ils le fassent mais je suis pour le non cumul des indemnités. Et deux mandats maximum.

– Réforme des régimes spéciaux et avantages à certaines catégories : journalistes, intermittents du spectacle, parlementaires, EDF, GDF, SNCF: tous déficitaires et qui se servent sur les caisses du privé alors que leurs CE distribuent des largesses.

– Mettre non pas 1 mais 3 jours de carence pour les fonctionnaires. Beaucoup de salariés du privé non plus ne sont pas payés pour leurs jours de carence.

– Avantages fiscaux octroyés au Qatar
– Des retraites de 700 euros pour des personnes n’ayant jamais cotisé en France alors que certains de nos retraités touchent moins que cela.
– Contrôle sur les retraites versées à des plus que centenaires en Algérie
– Que des allocations familiales soient versées à des familles dont les services sociaux savent qu’elles sont polygames (300 000 personnes concernées en France) . D’ailleurs, pourquoi les allocations ne sont-elles pas versées pour le 1er enfant qui coûte le plus cher et sont-elles exponentielles : même montant par enfant.

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Julien, le 15 juin

Julien, le 15 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Bonjour,
j’ai 36 ans, je vis en Savoie. J’ai débuté ma carrière professionnel en Restauration avec un BEP et CAP. Puis j’ai changé de branche en devenant commerçant en équipement de la personne. A mon compte depuis 12 ans avec ma femme, nous avons repris un 2e commerce il y a 3 ans.

Quel est mon cadre de vie ?

Je me considère comme faisant parti de la classe moyenne basse. Notre foyer a des revenus de 40000€ par an. Nous sommes propriétaires de notre maison ( encore 21 ans de crédit ^^). Nous faisons attention à notre train de vie. Nous ne partons pas tous les ans en vacances ( hiver comme été ). Nous ne faisons pas d’excès car nous n’en avons pas les moyens.
Nos charges RSI augmentent de plus en plus et nous rognons sur toutes les petites choses non essentielles pour compenser.
Nous employons 4 personnes sur nos 2 boutiques. Nous essayons de les aider du mieux que nous pouvons. ( Avance de trésorerie, augmentation annuelle de leur salaire, caution pour leur appartements en location…)
Quand à nous, nous éprouvons beaucoup de difficultés à l’accès au crédit bancaire en tant que commerçant. Nos salariés ont plus de facilités à emprunter que nous, qui sommes chef d’entreprise.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Réguler le E-commerce sur Internet et montrer aux gens les dégâts que cela cause sur le tissu économique local. Nous, commerçants, nous employons du personnel qui a un travail intéressant et plaisant. Au contraire des ces plateformes (Amazon, drive…) qui embauchent que des manutentionnaires payés à coup de lance pierre en bossant dans des hangars de stockage.
Nous participons à notre devoir de formation en embauchant des jeunes en alternance qui préparent des diplômes. En 12 ans, nous avons formé 5 alternants en Bac et Bac +2. Sans compter les stagiaires Bac Pro, BEP vente etc…
Nous aidons les associations locales avec des lots ou des aides pour leurs manifestations. Nous aidons nos clients en leur différent leur paiement par Chèque quand cela coince. Nous payons nos impôts et taxes en France. Nous ne pratiquons pas l’optimisation fiscale comme Amazon, Ebay, etc…
Tout cela, ça fait parti de notre métier. Pourtant, personne ne parle de nous. Les gouvernants nous oublient tout simplement. Pourtant nous sommes un maillon important de l’économie.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Remettre à plat tout le système. Une 6e République. Privilèges, Impôts, taxes, Normes, Charges, salaires, Banques, Assurances, sécurité sociale, Santé. Public/Privé, Etat, collectivités, Europe.
On ne peut plus continuer comme ça.
La politique ne peut pas être une carrière. C’est un devoir pour un moment donné mais pas un moyen de vivre professionnellement. Les intérêts personnels ne doivent pas primer sur le devoir collectif que la politique impose.
Si la situation continuait à empirer, je pense que l’économie va se transformer en chacun pour soi. Travail au noir, argent au black, non respect des normes etc…

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Bernard, le 15 juin

Bernard, le 15 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Bernard,
51 ans, divorcé, 2 enfants majeurs à charge, profession(s) ingénieur & chef de projet en technologies de l’information, délégué syndical, artisan forgeron.

Quel est mon cadre de vie ?

Mon cadre de vie s’est peu à peu limité au domicile et à l’entreprise où je travaille depuis 27 ans. Mes moyens financiers, plutôt confortables me permettent d’assurer les besoins essentiels et l’éducation de mes enfants, sans plus. J’ai observé la dégradation progressive mais constante des conditions de travail en raison du poids croissant de la financiarisation et de la course à la productivité. J’ai été confronté, au moment où ma »carrière » de cadre aurait voulu que j’intègre le »staff » des cadres supérieurs, à un conflit éthique qui m’a conduit à choisir la voie du syndicalisme plutôt que celle du management. Aujourd’hui ma vie est partagée entre le soutien que j’apporte à mes enfants, mon engagement social et syndical, et une seconde voie professionnelle dans l’artisanat d’art.
L’engagement syndical m’a permis de me dégager un peu de la pression intolérable exercée aujourd’hui sur les salariés. Je considère que cela aura été salvateur. A mon sens, les modes de vie actuels sont, dans leur grande majorité profondément destructeurs et pathogènes. Je n’adhère ni à la vision de la société qui nous est proposée, ni à ses valeurs, et m’en désengage autant que possible.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

– remettre l’outil financier à sa place d’outil et non pas de valeur,
– redonner la primeur à l’humain, partout et systématiquement,
– développer radicalement l’éducation, la culture, l’esprit critique, la connaissance de l’histoire et des humanités,
– ne pas confondre éducation et formation professionnelle,
– développer massivement des services publics dégagés des contraintes et des conflits d’intérêt du privé : santé, transports, énergie, éducation, recherche, agriculture, distribution d’eau, infrastructures…
– faire en sorte que le mandat politique ne puisse devenir un métier : non cumul, mais aussi non renouvellement d’un même mandat au delà d’une certaine durée,
– faire en sorte que la représentation parlementaire soit représentative du peuple : substituer le tirage au sort au suffrage universel, possibilités de révocation par le peuple de ses représentants,
– reconnaître que le développement des technologies et des sciences permet de libérer l’humain de la contrainte du travail, que le travail – enfin – peut disparaître au profit d’activités plus utiles à la collectivité, et donc mettre en place un revenu universel inconditionnel pour pallier à la disparition du travail,
– abandonner la tour de babel de la construction européenne, salmigondi complexifié à l’extrème et forcément inopérant,
– renoncer à l’idée de croissance indéfinie dans un monde fini

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Je suis très pessimiste pour l’avenir, compte tenu de la dégradation des valeurs humaine, de la soumission croissante de chacun aux impératifs industriels et financiers. Personnellement, je tends vers une marginalisation douce : coopérer le moins possible à cette société et ses mécanismes, favoriser par mon action au quotidien toutes les initiatives fondées sur des tentatives de changement de paradigmes et pour le reste laisser pourrir le fruit. Je continue sur le plan syndical d’essayer de limiter la casse au quotidien et de protéger mes collègues de travail. Je m’efforce de ne pas avoir à vivre en contradiction avec mes convictions profondes.
Je crains pour l’avenir qui sera donné à mes enfants. Je continue à croire en l’éducation et fais donc tout mon possible pour qu’ils y accèdent, mais je n’exclus pas de devoir un jour réunir ma famille pour revenir à un mode de subsistance plus autarcique et rudimentaire. Il me semble qu’à l’échelle de l’histoire, une révolution est en marche dont nous ne voyons pas encore clairement le mouvement et les convulsions. Je crains que, comme toutes les révolutions, elle ne soit sanglante. Quel Gandhi contemporain saura montrer un chemin plus intelligent et plus pacifique pour renverser les oligarchies insupportable qui nous contraignent un peu plus chaque jour ?

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Laurence, le 14 juin

Laurence, le 14 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

J’ai 52 ans, je m’apelle Laurence, mariée, 3 enfants. Je travaille depuis 7 ans dans la meme entreprise, pour gagner le SMIC + environ 2 mois de prime.
J’ai un mari qui était auto entrepreneur avec un parcours assez athypique. Dernier emploi : CARGLASS….viré comme un malpropre du jour au lendemain….chomage a 50 ans. Du coup il s’est créé son emploi en auto entrepreneur (statut très fortement en difficulté car l’idée vient de Sarkozy). L’année dernière il a fait un gros infarctus et là, la cata….

Quel est mon cadre de vie ?

Je suis locataire d’une maison qui me coute 1100€, c’est le seul »luxe » qui l’on s’octroie car il faut bien loger les enfants. Demande de logement social depuis 3 ans dans une commune de nantis…..rien
Du coup on ne s’en sort plus, aucune possibilité d’épargne depuis des années donc pas d’apport pour acheter….
Dans les années 60/70, on vivait bien en France…maintenant c’est fini ! La retraite, on aura rien….et nos enfants….????
Du coup l’ambiance en France est devenu pourrie, les gens sont frustrés, difficiles…

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Franchement je ne sais pas……….. a part un peu plus d’argent, un peu plus d’égalité : le fossé se creuse encore plus entre les nantis (ceux qui bossent dans les grosses boites, les patrons de petites boites, les riches, les très riches, etc) et ceux qui ont l’impression de trimer pour pas grand chose comme moi…..
Je souhaite un peu plus de partage des richesses et je pense qu’il y aurait moyens de faire

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Je pense notamment a une entreprise que je cotoie fréquement (LECLERC) qui fait enormément d’investissements pour défiscaliser par exemple. Je trouve que toutes ces boites devraient d’abord augmenter leurs salariés avant d’investir. Ils devrait y avoir une loi pour ça.
Il y aurait tellement a dire et a faire……
En tout les cas, je voudrais que les citoyens puissent davantage entrer en politique et a l’assemblée. Je voudrais qu’il y ait plus de referundums. J’en ai assez de ces politiques qui passent 1 an a defaire ce qu’on fait les autres avant….
oui plus de citoyenneté….je pense au mouvement 5 etoiles en Italie et je trouve ça super.

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Matthias, le 14 juin

Matthias, le 14 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Je suis un homme de 38 ans, habitant une petite ville de l’Indre depuis 2007 (j’habitais en région parisienne auparavant). Je me considère comme plutôt privilégié: je suis cadre d’entreprise, et propriétaire de ma maison.
Politiquement, je ne suis ni de gauche ni de droite. Je suis de sensibilité écologiste, et engagé. Je vais tous les jours au travail à vélo, entre autres choses.

Quel est mon cadre de vie ?

Mon cadre de vie est agréable, au cœur de la France. Il me suffit de faire quelques centaines de mètres pour être dans la campagne. J’habite une France calme (peut-être trop calme!), mais extrêmement vieillissante et subissant de plein fouet les effets directs ou indirects de la crise: fermetures d’usines, délocalisation de base militaire, fermetures de commerces…c’est bien dommage.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Le cadre de vie naturel est bon, mais il manque de dynamisme économique. Peu d’emplois, et la plupart de nature précaire. Voilà qui n’augure rien de bon pour l’avenir.
La France tient encore en partie grâce aux aides sociales. Je serais curieux de voir combien de »nouveaux pauvres » arriveraient dans les rues si elles étaient suspendues du jour au lendemain. Je ne critique pas l’aide sociale, elle est nécessaire et souvent la conséquence d’une action politique inadaptée, mais les vrais problèmes commenceront le jour où ce filet se rompt.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Mon avenir proche n’est probablement pas en France. Je pense très sérieusement à partir à l’étranger (Je parle anglais, allemand et espagnol), et je pense pas moins sérieusement que la France approche d’une période bien plus troublée.
Il y a quelques mois, j’ai effectué un voyage en Asie. J’ai été stupéfait de constater le décalage d’atmosphère entre l’aéroport de Roissy et celui de Hong Kong. Ici, décrépitude en marche et morosité. Là-bas, ultra-modernité et une confiance dans l’avenir. La France n’est plus réellement un pays moderne, on veut y croire et on y croit mais c’est faux, il suffit de voyager dans certains pays pour s’en rendre compte.
La France est encore dans l’Ancien-Régime, malgré les apparences. Une caste qui est à la fois juge et partie est toujours là, avec les mêmes visages qui reviennent sans arrêt, par roulement: la classe politique. Oui, les hommes politiques d’aujourd’hui sont la Noblesse d’hier. Plus de blasons, mais toujours les pleins pouvoirs (souvent cumulés!), une inefficacité, une quasi-impunité voire une amoralité (DSK, Fabius…et bien d’autres car on ne sait pas tout).
Si au moins ils agissaient pour le peuple…mais non, ils agissent pour eux-mêmes. Bien sûr, ils ne veulent pas scier la branche sur laquelle ils sont assis.
Mais bien sûr, ils ne sont pas seuls à être en cause: tout un système politico-économico-syndical est là, dans un seul but: que rien ne change.
Quelques mesurettes économiques sont imaginées de temps en temps (encore récemment) pour faire croire au peuple que les choses vont s’améliorer, mais ils savent pertinemment que la situation ne changera pas.
Bref, en un mot, la France est décadente.
La classe politique, mais aussi l’Etat et l’ensemble des collectivités locales sont pléthoriques. C’est là le premier problème de la France. Cela coute cher à entretenir, et comment faire vivre toute cette masse sans ponctionner des impôts effarants sur le dos du Travail? Impossible. Tant que l’administration sera aussi importante, aucune chance de voir la situation s’améliorer sur le plan du cout du travail et donc au niveau économique au sens large. Commençons par réduire la taille du secteur public ET réduisons de 50% le cout des charges salariales et patronales.
L’avenir est à l’efficacité. L’avenir est à celui qui sera compétitif. Nous sommes dans un monde globalisé, qu’on le veuille ou non. Pas d’adaptation? Nous perdrons encore et encore des emplois.
Mais je ne suis pas dupe: la France n’ayant jamais su se reformer en douceur, elle le fera donc par la force. Le jour où le mécontentement qui gronde sera canalisé par un évènement ou un homme du peuple qui mettra le peuple sur le devant de la scène.

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Godefroy, le 14 juin

Godefroy, le 14 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Godefroy , jeune étudiant en Droit de 19 ans, vit chez mes parents, aidé par une bourse.
Catholique pratiquant, j’aime mon pays. J’ai toujours vécu à Bordeaux pour l’instant.

Quel est mon cadre de vie ?

Mon cadre de vie a beaucoup évolué ces derniers temps, auparavent issu d’un milieu aisé, mon père a changé de situation professionnel, la crise l’a frappé de plein fouet, et l’argent rentre beaucoup moins, les vacances sont rares, et j’ai du travailler tôt pour maintenir mon train de vie. Je suis conscient que je reste quand même privilégié.
Dans mon entourage, je remarque une tension, une crispation, intéressé par l’actualité et la politique, je me rends compte que les gens ne veulent plus s’écouter, que le fossé se creuse. Depuis les récents débats de société, ce constat est agravé, j’écris ici parce que la superposition des crises, économiques, sociales et morale, me font peur, j’ai peur pour l’avenir. Je côtoie des situations très diverses, je sens que les gens n’en peuvent plus, ils sont éxédés, ils croient que les politiques sont déconnectés du pays réel, ils savent que ça peut changer, mais pensent que nos dirigeants ne le veulent pas, qu’ils n’en on pas l’envie, le besoin.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Au délà de ma situation personnelle, dont je suis conscient que beaucoup peuvent l’envier, je pense qu’il est urgent de défaire des dogmes.
Il appparait clairement que nos ouvriers, nos industries, notre agriculture, nos emplois ne sont pas protégés, qu’ils sont noyés dans une union européenne qui concrètement ne nous apportent plus rien depuis longtemps. les gens sont livrés aux plans sociaux, au chômage de masse, à la perte de leur identité, il est urgent de retrouver un Etat qui protège, qui soutient la population qui l’a élue.
De plus les gens sont préoccupés, je le voit autour de moi, par le délitement du lien social, de la montée de communautarisme et de l’effacement de la solidarité, ne serait il pas temps enfin, de créer une véritable politique d’assimilation, d’un espace commun, d’une culture française qui nous rassemble, français et fils d’immigrés, tout en étant ferme sur les valeurs de la république, face aux minorités revendicative?
Retrouver un vivre ensemble, en promouvant nos identités communes, est pour moi le meilleur gage de paix sociale.
Les gens des campagnes et des villes ne se sentent plus écoutés, pour beaucoup la démocratie représentative atteint ses limites, ne faudrait il pas chercher d’autres moyen de faire parler le peuple, par référendums réguliers, ou par la démocratie directe, les pétitions…
La décentralisation pourrait facilité ce type de démocratie, en rapprochant le pouvoir du citoyen, à Bordeaux les conseils de quartier sont appréciés et pour les projets urbains, la population est souvent consultée.
Malheureusement les promesses de démocratie directe se sont écroulé, malgré la saisine du CESE par la manif pour tous dernièrement, celui ci a refusé de répondre, jetant ainsi 700 milles pétitions à la poubelle.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

pour mes enfants, je ne sais pas, l’avenir me parait tellement incertain.
Pour la France, pays que j’aime, j’espère qu’elle retrouvera confiance en elle, qu’elle cesse de croire religieusement qu’elle est finit, et que son unique avenir est la dissolution dans un ensemble fédéral européen. J’espère qu’on évitera l’affrontement car les gens ne se parlent plus, ne se cotoient plus, j’ai peur d’une sorte de guerre civile qui va nous tomber dessus, partout autour de moi j’entends, »ça va pèter »
Pour l’Europe, je crois encore que l’UE comprendra qu’elle ne peut se construire sur le dos des peuples, en rejetant les référendums.
Je crois en une europe de la paix, de la civilisation et de la culture commune. Une europe de la coopération économique. Mais l’UE me parait plus comme fauteur de trouble, en Grèce, en Espagne, à Chypre, elle est technocratique, opaque, et par les traités de libre échange, ne semble pas protéger les peuples européens dans la bataille de la mondialisation. J’espère voir apparaitre une europe des nations, une europe qui protège, une europe qui respecte les peuples, leurs histoire leur culture, pas une europe au service des banques et des Etats Unis.

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Robert, le 13 juin

Robert, le 13 juin

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Je suis retraité depuis 1 an, et depuis mes fins de mois sont difficiles, il faut s’habituer à vivre 2 mois sur 3 avec seulement la retraite principale, la complémentaire venant combler les déficits éventuels…car pendant 2 mois les prélèvements pompent le plus gros (impôts, gaz, électricité, eau, crédits, assurances… etc…)
Je ne suis pas à plaindre car d’autres sont encore plus malheureux que moi.
Quand j’entends dire que les retraités vont devoir se serrer la ceinture ça me fait mal au cœur, je me demande où l’on va comme ça ?

Quel est mon cadre de vie ?

J’ai la chance de vivre au soleil dans le midi de la France, mais d’un autre côté c’est là que les prix à la consommation sont les plus chers, idem pour le prix des carburants.

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Je pense que l’on devrait nationaliser pour que les prix des carburants soient identiques pour tous dans toute la France. Je pense que les transports en commun devraient être gratuits pour tous en ce qui concerne les bus et les trains régionaux.
De toute façon, en ce qui concerne les trains régionaux certains s’en servent déjà gratuitement ce qui dégénère parfois au moment des contrôles, et qui le plus souvent débouche sur des grèves de cheminots , ce qui emmerde encore plus la majorité des usagers.
ça fait travailler les journalistes, mais bon, on tourne en rond et rien n’avance.

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Je pense que l’Europe n’est pas une solution pour résoudre mes problèmes, bien au contraire, je pense qu’elle les amplifie. Je ne participe donc pas aux élections européennes…Sauf aux référendums pour dire mon opposition à cette organisation.

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