creer

Julien, le 7 mai 2013

Julien, le 7 mai 2013

Cahiers de l'espoir

Votre cadre de vie ? Vos conditions d’existence ?

Je suis infirmier en psychiatrie sur Albi, mais j’habite dans le fin fond du Tarn (le Masnau-Massuguies, à côté de St Pierre de Trivisy où vous vous êtes déjà rendu…). J’aime la campagne, la Terre, la Vrai Vie sans apparats. J’ai 29 ans et je suis adhérent Modem depuis peu. Je suis en couple, sans enfant pour le moment. J’ai envie de m’impliquer en politique, et ce, graçe à vous Mrs Lassalle/Folliot/Bayrou.

Leurs transformations ?

DESERTIFICATION galopante !!! Nous, les jeunes, on se meurt dans les campagnes où personne ne veut venir. Les institutions disparaissent et s’éloignent de nos lieux de vie, rendant la vie au vert de plus en plus difficile.

Compte tenu de votre réalité quotidienne quelle (s) proposition (s) pour votre avenir, celui de vos enfants pourriez vous proposer ? Quel(s) projets seriez vous prêts à soutenir fermement ? ?

Je souhaiterai participer à redorer l’attrait de nos si belles campagnes Françaises. Développement de projets touristiques, visite de fermes/bergeries/laiteries/ateliers artisanaux aux écoles et collèges. Montrer à la population que l’on peut vivre à la campagne tout en travaillant à la ville, ou bien participer à créer des points relais (ou points chauds) afin de créer des lieux de rencontres pour la population qui est en manque de partages, de discussions. Il faudrait recréer des services de proximité (points chauds avec café/vente de journaux/dépliants sur les acitivtés à faire le weekend/groupes de paroles et d’échanges…).

read more >
Danièle, le 31 mai 2013

Danièle, le 31 mai 2013

Cahiers de l'espoir

Qui suis-je ?

Danièle, 61 ans, auto-entrepreneur en prestations de services en secrétariat dans la région toulousaine.
J’ai été licenciée l’année dernière à 60 ans pour raison économique. N’ayant pas un nombre de trimestres suffisant pour pouvoir bénéficier d’une retraite à taux plein (loin s’en faut, car j’ai arrêté de travailler plusieurs années pour élever mes enfants et suivre mon mari dans ses mutations – je sais cela fait un peu dinosaure -), et après avoir en vain chercher un emploi (je n’avais guère d’illusions…), j’ai créé en janvier 2013, mon auto-entreprise de prestations de services en secrétariat. Je vais chez mes clients quelques heures de temps en temps au soutien des secrétaires en place ou j’effectue ce travail depuis mon domicile. Mon activité ne vient en rien concurrencer la leur et ne supplante en aucun cas un emploi salarié, même à mi-temps.

Quel est mon cadre de vie ?

Je vais résumer au mieux, le désarroi dans lequel nous nous trouvons, nous, minuscules entrepreneurs qui avons créé notre mini-entreprise, grâce aux dispositions simplissimes de création et de gestion que nous proposaient ce régime. Nous allons tout simplement disparaître pour la plupart, car les dispositions voulues par le gouvernement, en dépit des recommandations et du rapport rendu par IGF et IGAS en avril dernier, nous mènent à la cessation de nos entreprises.
Qui dérangeons-nous ? Nous sommes de vraies entreprises avec il est vrai pour la plupart un tout petit chiffre d’affaires, mais qui nous permet au moins de rester dans le monde du travail.
Je ne comprends pas pourquoi on nous rebat les oreilles avec les arguments fallacieux de concurrence déloyale, (la mission relève dans son rapport, qu’il n’y a pas redondance mais plutôt complémentarité avec les autres régimes, car intervenant sur des micro-marchés délaissés par les autres entreprises) de favoritisme !!! ( les taux de cotisations ont été relevés en janvier, et sont à la hauteur des autres régimes TI..), de travail dissimulé, de travail au noir… dont le rapport de l’IGF et de l’IGAS ne relève que de cas « résiduels », en notant aussi que les obligations de qualifications ou d’assurances obligatoires, sont les mêmes que pour les autres régimes.
De plus nous n’intervenons pas tous dans le secteur du bâtiment ou des soins à la personne !!!!

Faudrait-il faire évoluer ce cadre de vie ?

Il est vrai pour la plupart nous dégageons un tout petit chiffre d’affaires, mais qui nous permet au moins de rester dans le monde du travail et de ne pas vivre de subsides de l’état : chômeurs, travailleurs handicapés, bénéficiaires de différentes aides sociales, femmes ou hommes au foyers, jeunes à la recherche d’un premier emploi introuvable…liste non exhaustive de chemins de vie différents qui nous ont conduits à choisir en toute liberté ce régime, qui nous donne le droit de travailler dans la dignité.
En abrogeant toutes ces dispositions qui nous permettent d’exister : gestion simple de comptabilité, charges sur le chiffre d’affaires encaissé et non appels de charges forfaitaires qui tuent régulièrement les PME françaises, et en limitant dans le temps notre régime, l’état nous renvoie immanquablement à Pôle Emploi voire pire.
Les prétextes avancés sont fallacieux et démentis dans le rapport de l’IGF et l’IGAS.
En ces temps de disette salariale, en septembre prochain, notre pays aura à charge quelques centaines de milliers chômeurs, bénéficiaires du RSA et autres allocations, de plus… Est-ce raisonnable ?

Que projetez-vous pour votre avenir, pour l’avenir de vos enfants, pour l’avenir commun ?

Tout est perfectible dans ce monde et bien sûr le régime des auto-entrepreneurs ne fait pas exception.
Mais le limiter dans le temps, baisser les CA, assurances obligatoires, appels de charges forfaitaires…. c’est ne pas »TOUCHER » le régime, effectivement c’est l’ANEANTIR et nous avec, car nos micro-entreprises dont nous sommes fiers de les avoir créées avec nos si faibles moyens, mais à la force du poignet, ne pourrons, malgré notre volonté, survivre.
Je me rends compte que j’ai employé »nous ». Effectivement, ces temps-ci je me bats avec mes autres »collègues » auto-entrepreneurs et nous avons pris l’habitude dire nous, sûrement pour nous sentir moins seuls, nous qui sommes indépendants, si petits et si désireux de continuer à VIVRE dignement.

MERCI Monsieur Lassalle de nous permettre de nous exprimer sur ces pages. Vous allez, dans votre marche vers nous, et nous allons vers vous par nos écrits. Avec tout mon respect.

read more >