#Odile: vers de nouvelles formes de représentation

Bonjour Monsieur Le-député-en-Marche

« On ne nous aime plus, nous les politiques !» : une de vos constatations en forme de cri d’alarme, point de départ d’un long débat que vous initiez par une marche et auquel permettez-moi d’apporter aujourd’hui ceci :

Tout un chacun désire être représenté, voir ses intérêts pris en compte, les vrais problèmes traités ; et pas seulement affectivement, médiatiquement, superficiellement, mais réellement. Or, nous observons ça et là une baisse de participation aux élections, nous observons une baisse de crédit mis par les citoyens en leurs Politiques. Certes la crise est là, et le Politique n’est pas plus un magicien pour ses concitoyens que le médecin ne l’est pour ses patients. Néanmoins avec quel sérieux les élus considèrent t-ils leur tache de représentation, représentants de ceux qui les ont mandatés, représentants des réels problèmes locaux et nationaux dont l’importance ne se définit pas exclusivement par le nombre de personnes concernées dans l’immédiat mais par l’impact qu’ils peuvent avoir? Avec quel courage et abnégation se mettent-ils au travail ? Avec quelle indépendance poursuivent-ils leur mission ? Notons et soulignons les très grandes différences entre les élus sur ces plans. Mais l’amour du pouvoir pour le pouvoir, de l’argent, etc. avec leurs conséquences (paresse, lâcheté, mensonges, profits indus, trafic d’influence,…) aussi anciens que l’homme lui-même, connaissent aujourd’hui une amplitude remarquée que les simagrées médiatiques ou les silences profonds ne suffisent à masquer.

Par ailleurs, notre époque est celle d’autres modes de représentation comme celui du lobbying institutionnalisé notamment à Bruxelles : quelles relations (constructives et honnêtes) le député par exemple, entretient-ils avec les lobbyistes, les eurodéputés et autres (Comité des Régions,…) oeuvrant à Bruxelles afin que soient mieux synchronisées certaines actions de représentations d’intérêts, locales et nationales?

Se dessine également aujourd’hui, une tendance à la démocratie directe, facilitée par Internet, comme en témoignent en autres, certaines revendications et de nouvelles possibilités offertes aux citoyens telle « l’Initiative Citoyenne Européenne »: comment l’élu et son électeur se situent-ils à coté (et avec) cette nouvelle tendance?

Voici donc quelques méditations que je dépose dans votre sac ouvert pour nous, Monsieur-le-député-en-Marche,…mais où se trouvent peut-être déjà les réponses…

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Alliet

29 juillet 2013, 08:57

Tout à fait d’accord avec vous ! J’ajouterais que je me soucie personnellement pour la masse grandissante des pauvres ( sans diplôme, chômeurs diplômés ou non, , drogués , vieux , émigrés,handicapés,…. ) qui ne représentent aucun intérêt d’aucune sorte pour les multinationales, les spéculateurs en bourse, les actionnaires, les fonds d’investissement ! Qui va s’en soucier et comment les politiques vont-ils préserver les droits de cette masse grandissante qui deviendra majoritaire dans le monde ?

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Jean-Marie BECK

30 juillet 2013, 05:05

Bonjour chère Odile,

Je ne sais pas s’il faut aller vers une nouvelle forme de représentation. Peut-être un peu, beaucoup , je ne sais. Ce que je sais, par contre, c’est que qoique l’on fasse, il faut le faire bien et dans l’intérêt de tous. Or quand je constate que des fonctionnaires du fisc n’hésitent pas à tricher pour obtenir des résultats, voire des primes, je me dis que quelque soit le système de représentation, il convient de réagir. Hélas depuis 8 ans je me bats contre des fonctionnaires, des magistrats et des responsables politiques qui ne font pas correctement leur travail. Il me semble que le parlement, donc les députés et sénateurs, sont là pour vérifier le travail du gouvernement et des fonctionnaires.
En refusant à un salarié le droit de déduire de ses revenus, les frais professionnels de double résidence uniquement parce qu’il est célibataire, les agents du fisc, les magistrats y compris du conseil d’Etat et certains responsables politiques de notre pays ne font que commettre le délit de discrimination sur le critère de la situation de famille comme défini par l’article 225-1 du code pénal et condamné par l’article 432-7 du même code.
Depuis 8 ans, on refuse de l’admettre! Un petit citoyen ne peut avoir raison face à ces pontifs du fisc! Même si la vérité est de son côté, on préfère la nier pour ne pas vexer ces haut-fonctionnaires! N’est-ce pas JAURES qui disait:  » Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire. »
J’espère toujours réussir à les convaincre parce tant qu’il y a dela vie, il y a de l’espoir. Cet espoir , je l’ai déposé dans le sac à dos du député en marche.

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Autérion

14 décembre 2013, 10:50

Bonjour Odile
Je partage votre point de vue. Pour ma part je milite pour l’établissement d’une vraie démocratie. Le gouvernement soi-disant représentatif dans lequel nous vivons en est le strict contraire. Nos représentants ne doivent pas être élus : ils doivent être tiré au sort. Un pays est à l’image de ceux qui écrivent sa constitution. Dans tous les pays du monde, ce sont ceux qui sont au pouvoir qui écrivent la constitution : il y a donc conflit d’intérêt car ils écrivent ce texte fondamental pour préserver leur intérêts. Si le peuple, par l’intermédiaire de ses représentant tirés au sort votait lui même les lois aux quelles il acceptent de se soumettre, cela changerai tout : les grands sujets transversaux comme la protection de l’environnement, la lute contre la finance folle et les paradis fiscaux, la retraite par répartition, la création monétaire, le partage des ressources pourraient enfin être abordés et débattus. Il ne faut pas avoir peur que les personnes tirées au sort soient incompétentes, bien au contraire. Le tirage au sort est pratiqué pour les jurys populaires et cela fonctionne très bien : à la fin d’un procès le juré n’aura certes pas l’expérience d’un professionnel de la justice mais il aura suffisamment d’éléments en main pour pour juger cette affaire en son âme et conscience. Il n’y a pas de raison que ce qui marche pour la justice ne marche pas pour la politique. Il existe un site internet qui explique en détail ce qu’est un vraie démocratie : Le-message.org

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